G comme Grenouilles

La Chine aurait-elle changé? La critique de Mao serait-elle devenue possible?

Plus j’avançais dans le livre, plus je me posais la question.

Bien sûr, la critique est voilée: la tante du narrateur est fidèle jusqu’à l’extrême aux édits du Grand Timonier. Personne ne poursuit sa tâche avec autant d’assiduité, traquant les femmes enceintes par tous les moyens, licites et illicites. Les obligeant à l’avortement même quand elles en sont au septième ou huitième mois de la grossesse. Provoquant ainsi la mort de plusieurs d’entre elles. Pour la bonne cause, dit-elle.

Mais c’est précisément dans la folie de ces excès qu’on peut entrevoir la critique. D’autant plus qu’à la fin de sa vie, la tante est taraudée de remords.

Par ailleurs, nulle part il n’est question de cet autre problème lié aux lois sur le planning familial et le principe de l’enfant unique: le déficit énorme dans le chiffre des naissances de petites filles…

Alors critique, oui, mais dans des limites apparemment permises.

Livre intéressant, pour sa construction ingénieuse et pour l’impressionnante page d’histoire de la Chine rurale. Il a exercé sur moi une sorte de fascination… mais c’est aussi le premier livre traduit du chinois que j’aie lu jusqu’à présent… je ne peux donc pas comparer Cool

Grenouilles.jpg

 http://www.seuil.com/livre-9782021024005.htm
Prix Nobel de littérature

14 commentaires sur « G comme Grenouilles »

  1. il était sur le présentoir des livres fraîchement acquis par la bibliothèque, Patrick, et il est si rare d’y trouver un livre en français que je l’ai pris 😉
    pour son titre aussi, alors qu’il n’a rien à voir avec de vraies grenouilles 😉
    fascinating, isn’t it?
    bonne journée!

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  2. merci Walrus, mais je resterai fidèle à la littérature en français, qui est déjà bien assez vaste 😉
    je ne fais qu’une exception, de temps en temps (j’ai lu « Certaines n’avaient jamais vu la mer », de Julie Otsuka, excellent, mais je ne sais pas si je trouverai le temps de faire un billet)
    merci et bonne journée (bon voyage?)

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  3. Je crois que je vais retrouver peu à peu l’envie de lire en récupérant un peu plus de temps libre. Un billet comme le tien contribue à m’en donner l’envie. Bonne journée de congé Adrienne! Je vais aller creuser un peu pour la mare dans le jardin.

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  4. hé oui, Tania, il y a de ces mystères 😉
    comme je l’explique à Patrick, s’il n’avait pas été là, sur ce présentoir, à un moment où je n’avais pas le temps de chercher (et en plus avec une plaisante couverture, j’avoue ;-))…
    merci et bonne journée à toi aussi!

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  5. Le déficit des filles et aussi le lourd fardeau pour les petits d’être au centre des attentions de 6 adultes et de porter tous leurs espoirs.
    Faudrait que j’offre ce livre à ma mère.
    Mes parents sont allés en Chine, ils en sont revenus sinophiles( apparemment cet adjectif n’existe pas, mais tu comprends ce que je veux dire).

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  6. très juste, Berthoise
    j’imagine cette « sinifolie », je l’ai observée chez une amie dont le fils (sinologue) vit en Chine… mais cet amour s’est tout de même émoussé, la réalité l’a rattrapé 😉
    (le fils galère drôlement, en Chine…)
    merci et bonne nuit 🙂

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