N comme navire

 bricabook168.jpg

 © Diane

merci Leiloona!

http://www.bricabook.fr/2015/03/atelier-decriture-une-photo-quelques-mots-168e/

A l’avant comme à l’arrière, de grosses stalactites de glace pendent aux amarres et aux filins.

C’est à pied que les pêcheurs flamands se sont rendus à Dunkerque ou à Gravelines pour y monter à bord de goélettes françaises en partance pour six mois de pêche au cabillaud dans les mers islandaises.

Dix-huit hommes à bord d’un bateau de bois, souvent sans sextant ni baromètre. La météo à venir, on la devine en observant le ciel, la mer et les oiseaux.

Dix-huit hommes dont deux enfants, petits mousses dans un monde de violence, celle des hommes et celle de la nature. Parfois de terribles tempêtes durent plus de soixante heures, parfois une goélette est écrasée entre deux icebergs, parfois des vagues plus hautes que des maisons engloutissent le bateau et les hommes.

Sur mille marins qui partent en mars, cent trente ne reviennent jamais.

27 commentaires sur « N comme navire »

  1. Je rejoins l’avis de Nathchoco, ce texte a des allures de début de roman. Très joli ! Le sujet est certes déjà pris mais seule l’imagination de l’auteur peut le rendre différent des autres.

    J’aime

  2. belle participation émouvante- ho combien de marins , combien de capitaines-
    la pêche était très difficile à l’époque !! pauvres enfants-
    une pensée pour les veuves et fiancées éplorées-
    bonne semaine-

    J’aime

  3. mdqltpasse vite, ça me fait penser au « passe-vite » breveté que ma grand-mère sortait à la saison des tomates 😉
    merci à tous pour vos gentils commentaires!
    bonne soirée, bonne semaine!

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s