F comme fleuve

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 http://www.bricabook.fr/2015/06/atelier-decriture-179e/

Il a ce pouvoir, le fleuve, de refléter nos sentiments. 

D’être « l’onde si lasse » de celui qui le regarde alors qu’il souffre d’un chagrin d’amour.

De refléter nos pensées.

La Seine, ainsi que moi, laissait son flot vermeil 
Suivre nonchalamment sa pente, et le soleil 
Faisait évaporer à la fois sur les grèves 
L’eau du fleuve en brouillards et ma pensée en rêves !

De nous refléter.

Des fois au printemps elle s’arrête
et vous regarde comme un miroir
et elle pleure si vous pleurez
ou sourit pour vous consoler
et toujours elle éclate de rire
quand arrive le soleil d’été

***

écrit pour Leiloona
que je remercie
ainsi que Guillaume Apollinaire, Victor Hugo et Jacques Prévert

Cool

26 commentaires sur « F comme fleuve »

  1. Saviez-vous que mon nouveau livre ÉTRANGES NOUVELLES publié chez « Mon petit éditeur » vient de sortir ? C’est un recueil de 24 nouvelles drôles ou inquiétantes, frisant même avec le fantastique. Pour certaines, c’est à vous d’écrire la conclusion…

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  2. c’est pourquoi j’évite de parler de cadenas, je ne parle que de la Seine 😉
    (mais Leiloona a voulu mettre cette photo précisément comme « souvenir » des cadenas qui seraient enlevé…)
    Personnellement, j’ai toujours trouvé ça débile, mes élèves trouvent ça super et tout à fait en rapport avec l’image qu’ils ont de Paris, ville de l’amour 🙂 ahlala

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  3. Ah, les fleuves ! A Lyon, nous en avons deux. 🙂 Je crois que j’aurais du mal à vivre dans une ville sans eau qui coule…
    Et pour ma part, cadenasser l’amour me fait frémir d’horreur ! Ce n’est pas du tout ma vision du romantisme…

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  4. De Jacques Prévert aussi, j’aime bien celui-ci :
    Chanson de la Seine
    La Seine a de la chance
    Elle n’a pas de souci
    Elle se la coule douce
    Le jour comme la nuit
    Et elle sort de sa source
    Tout doucement, sans bruit, sans sortir de son lit
    Et sans se faire de mousse
    Elle s’en va vers la mer
    En passant par Paris.
    La Seine a de la chance
    Elle n’a pas de souci
    Et quand elle se promène
    Tout au long de ses quais
    Avec sa belle robe verte
    et ses lumières dorées
    Notre-Dame jalouse, immobile et sévère
    De haut de toutes ses pierres
    La regarde de travers
    Mais la Seine s’en balance
    Elle n’a pas de souci
    Elle se la coule douce
    Le jour comme la nuit
    Et s’en va vers le Havre, et s’en va vers la mer
    En passant comme un rêve
    Au milieu des mystères
    Des misères de Paris.

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  5. oui, il m’est arrivé de le lire en classe, mais il y a trop de jeux de mots à expliquer, trop d’explications nuisent au plaisir, malheureusement…
    j’envisage de faire étudier d’abord quelques expressions (se la couler douce etc) et de donner le poème après 😉

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