K comme Kundera

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 face à l’insoutenable légèreté de l’être, la lourdeur du sac à dos, avec cet ordi qu’on tient à emporter partout où on va…

Dans le train, lire enfin ce roman de Kundera dont tant de gens disent du bien.

Avoir besoin d’une heure pour arriver à la page 88.

Laisser tomber la lecture. Ne pas réussir à se passionner pour Tomas, pour Tereza, pour le récit recommencé des rêves récurrents de Tereza.

Pourtant, c’est vrai, y trouver de temps en temps de jolies phrases:

« Si la Révolution française devait éternellement se répéter, l’historiographie française serait moins fière de Robespierre. »

Milan Kundera, L’inbsoutenable légèreté de l’être, Folio, 1990, page 13.

***

L’incipit, page 13:

« L’éternel retour est une idée mystérieuse et, avec elle, Nietzsche a mis bien des philosophes dans l’embarras: penser qu’un jour tout se répétera comme nous l’avons déjà vécu et que même cette répétition se répétera encore indéfiniment! Que veut dire ce mythe loufoque? »

37 commentaires sur « K comme Kundera »

  1. Pas si loufoque que cela. Ne nous arrive-t-il pas parfois de rêver à revivre sa vie autrement ? Mais si nous sommes qui nous sommes dès le départ… tout se passera inévitablement de la même manière . Mieux vaut alors ne pas recommencer et ne pas avoir de regrets…

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  2. Il revient plusieurs fois sur cette idée, pour l’expliquer ou l’illustrer (l’exemple cité dans mon billet, avec Robespierre, en est aussi une illustration):
    « Disons donc que l’idée de l’éternel retour désigne une perspective où les choses ne nous semblent pas telles que nous les connaissons: elles nous apparaissent sans la circonstance atténuante de leur fugacité. » (p.14)
    et au chapitre 2:
    « Si chaque seconde de notre vie doit se répéter un nombre infini de fois, nous sommes cloués à l’éternité comme Jésus-Christ à la croix.. »
    Merci pour ce commentaire et bonne journée!

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  3. En dehors du titre du livre, la seule chose que je connais de Kundera, c’est son prénom. Pas lourd! J’ai toujours trouvé ce titre accrocheur et inquiétant mais pas encore assez sans doute puisque je ne me suis jamais décidé à le lire.

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  4. … et peut-être, plus classique, « Le brave soldat Chveik » de Jaroslav Hasek mais il y a mieux encore de cet auteur : une vieillerie intitulée « L’école de l’humour » publiée chez Marabout en 1969.

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  5. Un auteur pour happy few 😉 et un brin de nostalgie : ces livres font partie de ceux dont j’ai dû me séparer. Aurais-je autant de plaisir en les relisant ? Ai-je envie de relire Hasek ou appartient-il à mon passé comme son compatriote Karel Capek ?
    L’insoutenable … m’est tombé des mains et n’a laissé aucune trace dans mon souvenir.
    PS : je viens de vérifier, la médiathèque peut venir à mon secours.

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  6. c’est que justement, Joe Krapov est un « happy few » 🙂
    je ne crois pas non plus que je vais terminer l’insoutenable… l’année scolaire s’annonce, je commence à manquer de temps… et de toute façon, j’ai déjà lu les pages de la fin 😉

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  7. Je vous recommande chaudement
    La guerre des salamandres de Karel Capek
    Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal
    L’éducation des jeunes filles en Bohême
    … Et les vieux films de milos forman !!
    Et si vraiment vous tenez à lire kundera, le livre du rire et de l’ oubli est un bijou…
    Au plaisir de vous lire !
    Eva

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  8. J’avais lu « L’insoutenable légèreté de l’être » il y a au moins vingt ans, et j’avais plutôt aimé, je crois, mais je n’en ai aucun souvenir.
    Je recommande par contre le très bon film qui en a été tiré en 1988, réalisé par Philip Kaufman, avec, entre autres, Daniel Day-Lewis et Juliette Binoche. On peut le trouver facilement à la Médiathèque.
    Je recommande moi aussi « La guerre des salamandres » de Karel Čapek : délirant, baroque, féroce !

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  9. Ce que j’avais aimé dans ce roman, c’est l’alternance entre l’histoire romancée et la réflexion philosophique. Mais j’entends bien que ce n’est pas une lecture très facile.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. c’est que tu fais partie des « happy few » toi aussi 😉
    je ne trouve pas la lecture ardue, mais je me désintéresse trop de l’histoire… il est d’ailleurs symptomatique que les commentateurs qui l’ont lu disent ne pas se souvenir de l’intrigue 😉
    là je suis dans la deuxième partie (sur un total de 7) et aux chapitres 13 à 17 il s’agit sans cesse de ce rêve que fait Tereza…

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  11. J’ai essayé de le lire jusqu’au bout… il y a longtemps
    et je ne me souviens de rien
    je pense que je n’ai pas aimé!
    mais j’étais snob autrefois et c’était le livre qu’il fallait avoir lu! ;-))

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  12. c’est vrai, et c’est justement parce que c’est « un livre culte » que je ne l’ai pas lu à l’époque et que je le lis aujourd’hui (je me dis que c’est bête de passer peut-être à côté de quelque chose de vraiment bon, simplement parce qu’on est quelqu’un de têtu)

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  13. Si je peux moi aussi ajouter mon grain de sel…: abstraction faite de la subjectivité de chacun (on aime ou on aime pas et on ne doit pas forcément se justifier), je trouverais dommage de condamner de manière aussi expéditive un auteur tel que Milan Kundera en le classant parmi les écrivains pour snobs qu’il faut avoir lus: c’est à son corps défendant que l’Insoutenable légèreté de l’être est devenu un « best-seller » et il en a été le premier surpris. Ce phénomène a suffi pour que, par réaction, une frange non moins snob du lectorat le considère comme infréquentable, alors que son oeuvre ne se résume pas à l’Insoutenable… Quelqu’un a recommandé Le livre du rire et de l’oubli: excellent choix pour entrer dans l’univers de Kundera, qui reste pour moi, qui ait tout lu de lui et pas seulement son best-seller (peut-être suis-je snob sans m’en rendre compte?), un des auteurs majeurs de la littérature contemporaine: il arrive (avec un bonheur peut-être inégal) à allier réflexion philosophique et intrigue romanesque d’une manière intéressante (et souvent drôle).
    Je recommande aussi vivement ses trois essais parus à la NRF, et surtout « L’Art du roman ».
    Je m’en tiendrai là, pour ne pas en faire trop, je crois que ça ne sert à rien.

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  14. je ne le condamne pas de manière expéditive, si j’ai donné cette impression, je me suis mal exprimée… je ne réussis pas à m’intéresser à l’intrigue, malgré les nombreuses belles pensées du texte, et bien sûr que je vais persévérer dans ma lecture 🙂 et pourquoi pas lire un autre de ses ouvrages.
    Il est évident, comme vous le signalez, que le snobisme autour de son livre (que ce soit dans un sens ou dans l’autre) n’est pas la responsabilité de l’auteur.
    Je suis heureuse de votre commentaire, ça faisait si longtemps que vous ne vous étiez plus manifesté que je m’étais déjà demandé, à plusieurs reprises, si vous passiez encore par ici 🙂
    Donc oui, un grand merci pour votre commentaire!

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  15. Chère Adrienne, mon commentaire venait à la suite de tous les autres et se voulait une réaction à l’impression générale qui s’en dégageait…
    Et je passe très régulièrement par ici, je fais même un rapide rattrapage en rentrant de vacances…! Mais je ne lis généralement pas les commentaires, sauf si le sujet m’intéresse plus particulièrement.
    Je vous encourage donc à continuer, c’est toujours un plaisir de vous lire!

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  16. Il tombe des mains d’un nombre incalculable de gens, ce roman, c’est étonnant… son intérêt ne réside pas dans l’intrigue, mais dans les réflexions autour de l’histoire de Tomas et Térésa. J’ai trouvé fascinante cette rencontre improbable, la manière dont elle était présentée…
    Les réflexions sur les cimetières, à propos de Sabina et Frantz, m’avaient énormément marquées, aussi. Je vois le monde de la même manière que Kundera, d’une certaine façon, c’est pour cette raison que cet auteur me plait autant.
    Et puis je crois que j’ai un problème avec les intrigues, moi, elles ne m’intéressent pas plus que ça, et s’il n’y a rien de consistant autour, je m’ennuie… je ne dois pas être faite pour les romans…^^

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  17. c’est pour ça que je le compare à Proust, de belles réflexions pour peu d’avancement 🙂
    je suis à ces chapitres qui reparlent encore et encore du rêve récurrent de Tereza et je m’énerve parce que je dis à l’auteur: mais ouiii ça va j’ai compriiiis, avance un peu dans ton histoire 😉

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  18. « Avance un peu dans ton histoire »… pitié Adrienne, pas cette phrase, je l’entends à chaque fois que je raconte quelque chose… ^^
    « Le cousin Pons », aussi, est pas mal dans son genre. Je crois qu’il marche pendant les 20 ou 30 premières pages sans qu’on sache où il va – inutile de dire que j’avais adoré, hein… 😉

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  19. si on te demande d’avancer dans l’histoire que tu racontes, tu peux aussi l’interpréter comme un signe que ton auditoire est scotché et impatient de tout entendre 🙂
    pas lu le cousin Pons mais dans le Rouge et le Noir, Stendhal commence aussi par une longue « mise en appétit » sur le décor et la politique locale (avec ce mur de soutènement ;-)) ça ne l’empêche pas d’être un SUPER livre 🙂 et j’espère que l’ancienne élève qui me l’a emprunté n’oubliera pas de me le rendre (de préférence en bon état)

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