Premier!

laurent

Regardez cet enfant. Il a huit ans. Il a terminé ses études secondaires – affaire réglée en un an et demi dans une école de Bruges – et a collaboré à un programme de recherche scientifique en cardiologie – non pas comme patient, mais comme scientifique. 

Madame espère qu’il est heureux, non seulement par la satisfaction de son appétit intellectuel, mais aussi socialement. Elle a déjà eu des surdoués en classe, elle sait que leur vie n’est pas facile, ni intellectuelle, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ni surtout sociale et émotionnelle.

Hier Madame a revu Henri. En classe, elle lui permettait de lire, à condition qu’il soit toujours capable de répondre à ses questions. Il a vingt et un ans aujourd’hui, un master en astrophysique et un bachelor en médecine, études qu’il compte mener à terme.

Mais il s’est inscrit au Conservatoire de musique pour septembre prochain.

Pendant son temps libre, il joue de la batterie 🙂

source de la photo et article ici

18 commentaires sur « Premier! »

    1. oui sur la photo il a l’air très sûr de lui 🙂
      l’article ne dit rien sur sa vie ‘privée’, c’est un article assez polémique pour exiger qu’on fasse plus souvent « l’exception » pour les enfants surdoués à l’intérieur de l’enseignement classique… c’est vrai que généralement, les parents et l’école ont peur de faire sauter trop de classes à l’enfant surdoué… pas simple!

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  1. Mon fils est surdoué, on ne peut pas dire que sa vie professionnelle soit une réussite.
    J’ai refusé, et je le regrette de le mettre dans une école spécialisée, il s’est ennuyé toute sa scolarité.
    Aujourd’hui, il dessine, alors qu’il parle chinois, anglais, espagnol (appris avec sa nounou) allemand, un peu d’hébreu.

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    1. je vous comprends.
      Pour les deux élèves dont je me suis occupée personnellement, on a essayé de leur donner un cursus ‘fort’, maths fortes, latin… mais tous les deux ont failli rater leur scolarité en secondaire (difficultés à se concentrer, ne pas savoir comment étudier, s’intéresser de manière encyclopédique à mille autres choses…)
      Henri, à mon avis, s’il est accepté au Conservatoire, n’exercera pas d’autre métier que la musique, c’est ce qui le rend heureux et je le lui souhaite. L’autre ancien élève a réussi sa deuxième année de médecine, on verra 🙂

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  2. A-t-il encore une enfance ?
    La vie de surdoué n’est pas une vallée de roses.
    Si tu n’es pas soutenu affectivement par quelqu’un qui comprenne tes aspirations, tu peux facilement finir clochard.
    Clochard intelligent, certes…
    Sinon, une lignée de surdoué donne des résultats étranges.
    Sur quatre générations, il est fort heureux que les épouses aient évité à celui qui allait devenir leur mari de finir sur les bancs du boulevard…
    Mon dieu qu’elles furent patientes…
    Ne pas oublier qu’un gamin bachelier à 11 ans peut être ingénieur à 14 ans, docteur ès sciences à 17 ans.
    Hélas, personne, hors l’Université, ne lui confiera quelque projet que ce soit.
    Ils ne quitteront jamais l’école.
    Ils y seront entrés à 3 ans et la quitteront à 75 ans…
    Comme Stephen Hawking.

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    1. entièrement d’accord!
      c’est pourquoi je ne souscris pas à 100 % à ce que demandent les deux cosignataires de l’article en lien, ces enfants sont souvent très isolés, ne trouvent généralement pas d’amis de leur âge et ne sont pas émotionnellement prêts à avoir des liens d’amitié avec des jeunes plus âgés qu’eux; en classe ils se singularisent par leurs connaissances encyclopédiques et n’ont aucun centre d’intérêt commun avec les autres…
      par contre, je suis tout à fait pour un enseignement un peu plus souple qui leur donnerait des défis à leur mesure, tout en les gardant plus ou moins dans leur tranche d’âge.

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    1. oui, c’est ça, un problème de maturité (c’est ce que je veux dire par les « problèmes émotionnels » qu’ils ont pour s’entendre avec les plus âgés, dès qu’ils sautent deux classes)

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    1. c’est le cas pour les deux garçons que j’ai suivis, qui réussissent bien leurs études supérieures alors qu’il a fallu drôlement les « coacher » en fin de secondaire… mais deux cas, ça ne vaut rien en statistique 😉
      cette année j’essaie d’aider une jeune fille, je dis bien « j’essaie » parce qu’elle refuse toute aide et veut continuer à tout faire « à sa façon » qui la mène droit dans le mur… donc là, affaire à suivre…

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  3. Ca doit être un fardeau, oui, mais … « c’est la vie ». C’est un don ou une damnation, selon ce qu’il en fera, de cette différence. Nous en avons tous, et certaines sont plus discrètes, on peut décider de les cacher. On déteste les prières, on déteste l’idée de se marier, on déteste la gymnastique, les jeux ou la mer. On déteste vraiment. On peut le dire, et subir d’être traité de rabat-joie pas possible. On peut le cacher et subir de devoir le faire « avec tout le monde »….

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    1. beaucoup dépend de l’entourage, je pense… si dès l’âge de trois ans ta famille t’exhibe comme un petit prodige, ça ne doit pas être très sain (et le cap de l’adolescence est encore plus difficile)

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  4. Ca me rappelle l’histoire d’un des candidats du tournoi de Berlin, compétition pour sélectionner l’adversaire du champion du monde d’échecs.

    A l’issue du tournoi Shakhriyar Mamedyarov n’avait plus qu’une seule envie : jouer sur sa console de jeux vidéo !

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