F comme fantaisie

lakévio115

Ma petite maîtresse – la bougresse –

m’aimait beaucoup – sans licou – au cou.

elle me soignait – du poignet –

me caressait – avec succès.

Quand il faisait mauvais – sans duvet –

et que nous ne pouvions pas sortir – sans pâtir –

elle venait me voir dans mon écurie – sans tilbury –

elle m’apportait du pain – et son calepin – 

de l’herbe fraîche – pour ma crèche – rêche, rêche.

des feuilles de salade – à m’en rendre malade –

des carottes – par pleines bottes –

elle restait avec moi – et son siamois –

longtemps, bien longtemps – son chat mécontent –

elle me parlait – de notre valet – laid, laid.

croyant que je ne la comprenais pas – ni ses appâts –

elle me contait – qu’il la montait!

ses petits chagrins – je suis un bourrin –

quelquefois elle pleurait – aujourd’hui j’en brairais!

***

photo et consignes chez Lakévio:

/…/ Ma petite maîtresse m’aimait beaucoup ; elle me soignait, me caressait. Quand il faisait mauvais et que nous ne pouvions pas sortir, elle venait me voir dans mon écurie ; elle m’apportait du pain, de l’herbe fraîche, des feuilles de salade, des carottes; elle restait avec moi longtemps, bien longtemps; elle me parlait, croyant que je ne la comprenais pas; elle me contait ses petits chagrins, quelquefois elle pleurait. /…/

Voici un court texte de quelques lignes. (Vous aurez reconnu Les Mémoires d’un Ane de notre chère Comtesse de Ségur). Le jeu sera d’en doubler le volume à l’aide d’adjectifs, d’adverbes et de propositions relatives ou subjonctives (qui, que, quoi, dont, où, lequel, duquel, avec laquelle, parce que, pour que, depuis que, pendant que, etc…) Rappelez-vous vos cours de grammaire ! Ben, quoi ? C’est la classe, ici !)

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32 commentaires sur « F comme fantaisie »

  1. Adrienne, j’aime beaucoup ton originalité. Si la forme est légère et agréablement tournée, le fond me désespère plutôt !Oh, le vilain valet dans tous les sens du terme !
    Mais c’est extrêmement bien joué. Bravo !

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  2. Ca démarre léger, léger…et puis, paf, la fin..La chute est rude…
    Dommage qu’il fut une époque où les enfants ou les ados ne pouvaient pas balancer leur porc, parce qu’on ne les aurait pas cru. Ces porcs-là, j’en ai connu, mais ai réussi à toujours échapper au pire. Et faut pas croire qu’on les trouvait surtout à la campagne ou dans le monde ouvrier. J’en ai connu aussi qui faisaient partie du « beau linge », de ceusses qu’on leur donnait du Môssieur long comme le bras quand on les croisait. Moi, j’aurais bien craché à la figure d’un et dont la femme se la pêtait. Celle-là, me demande si je ne lui en veux pas plus qu’à son mari. Dommage qu’à cette époque là, les blogs n’existaient pas. Comment que je te l’aurais balancé mon porc.

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  3. Ca démarre léger, léger…et puis, paf, la fin..La chute est rude…
    Dommage qu’il fut une époque où les enfants ou les ados ne pouvaient pas balancer leur porc, parce qu’on ne les aurait pas cru. Ces porcs-là, j’en ai connu, mais ai réussi à toujours échapper au pire. Et faut pas croire qu’on les trouvait surtout à la campagne ou dans le monde ouvrier. J’en ai connu aussi qui faisaient partie du « beau linge », de ceusses qu’on leur donnait du Môssieur long comme le bras quand on les croisait. Moi, j’aurais bien craché à la figure d’un et dont la femme se la pêtait. Celle-là, me demande si je ne lui en veux pas plus qu’à son mari. Dommage qu’à cette époque là, les blogs n’existaient pas. Comment que je te l’aurais balancé mon porc.

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