F comme Fauvel

Fauvel

Dès qu’il s’agit de littérature française, l’Adrienne se croit en devoir de connaître. La voilà donc bien marrie l’autre soir, quand la prof d’histoire de la musique parle du Roman de Fauvel, oeuvre majeure du début du 14e siècle dont l’Adrienne n’avait à ce jour jamais entendu parler.

Epoque de Philippe le Bel. Une oeuvre satirique dans la veine du Roman de Renart mais qui, en plus, est un monument musical: le manuscrit comporte 132 morceaux de musique dans les genres les plus divers, « œuvres monodiques (empruntées aux répertoires sacré et profane) [qui] montrent toute la multitude des formes musicales de l’époque: conductus, séquence, prose, rondeau, lai, virelai, séquences et répons [et des] pièces polyphoniques (à 2 ou 3 voix) [qui] ont toutes la forme du motet.  » (wikipédia)

Voilà donc une grave lacune qu’il fallait combler.

Lacune qui prouve aussi à quel point l’éducation musicale devrait faire partie de tout cursus, et pas seulement être offert aux enfants dont les parents décident de les envoyer à l’école de musique à l’âge de huit ans.

***

On peut voir 40 illustrations du manuscrit ici

Pour ceux qui aiment la musique ancienne, voici l’oeuvre interprétée par le Clemencic Consort:

source de l’image en haut de page: wikipédia

38 commentaires sur « F comme Fauvel »

    1. c’est pour ça que je vais à ce cours, chaque lundi soir, et pas pour donner cours moi-même, comme la fois sur la langue d’oïl et la langue d’oc, Eleonore d’Aquitaine et Bernard de Ventadour 🙂

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      1. Comment ? C’est Dutronc qui chante
        « Il est cinq heures Paris s’éveille.
        Viens, il me reste trois sous
        On va aller s’les boire
        Chez la mère Françoise ? 😉

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      1. ma scolarité est loin ! mais non Fauvel n’était au programme. Et ça m’étonnerait beaucoup qu’il le soit maintenant alors que je m’aperçois en parlant à des jeunes, des différences (ou lacunes) entre les époques. Je pense quelquefois que je les amuse, moi ils m’effarent.

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      2. je pense que c’est dû aux programmes imposés chaque année aux profs de lettres, c’est forcément très fragmentaire si une année c’est « l’épistolaire » et une autre année « littérature et société » etc etc 😉

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  1. Tout est normal docteur ! Si c’est de la littérature satirique ça ne peut pas trouver place sérieusement dans l’histoire de la littérature française. Grosso modo c’est un seul par siècle : Rabelais, La Fontaine, Voltaire, Jarry ?

    Et Proust au XXe ? 😉

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    1. merci à toi, Tania!
      dans l’interprétation du Clemencic Consort, on peut clairement comprendre l’explication de l’acronyme, ça m’a frappée que ce soit si explicitement raconté au début du « roman »
      bonne soirée!

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  2. Je suis tenttée de dire que je connaissais. Disons plutôt que j’en avais entendu parler. Parce que ma curiosité s’était vite tarie. À tort, je le reconnais humblement aujourd’hui.

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  3. Ne tirons pas sur le pianiste, il y a tant de choses à découvrir, et le temps est si court. L’important c’est de garder l’esprit ouvert et de savoir profiter du plaisir de la découverte 😉

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    1. je déplore que « le pianiste » ne s’occupe plus que d’enseigner de l’utilitaire, que tout ce qui est artistique soit laissé aux passe-temps (et c’est là que l’on manque de plus en plus de temps, s’il faut tout faire « après l’école », la musique, le dessin, les sports…)

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      1. Là tu marques un point; mais le déficit culturel ne date pas d’aujourd’hui: à part au cours de français où j’ai découvert la littérature, le théâtre et la poésie, c’est malgré l’école que j’ai appris quelques langues, que j’ai aimé la musique et l’opéra, que je me suis intéressé à l’histoire …
        Puis j’ai enseigné le français pendant plus de 30 ans, en essayant de ne pas trop reproduire le vieux schéma scolaire stérile . Et mes collègues s’étonnaient de me voir lire , qui plus est en anglais ou en néerlandais …

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      2. non il ne date pas d’hier mais il est en régression constante
        pour ce qui est des langues, cette année les universités flamandes ont tiré à la sonnette d’alarme: la baisse des inscriptions en langues est spectaculaire! Trop de jeunes, poussés par les parents, les médias, que sais-je, préfèrent s’engager dans des études d’économie ou devenir ingénieurs…

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