D comme Daily Science

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Il était plus que temps que l’Adrienne et sa Tantine trouvent un moment pour prendre un cappuccino ensemble et se remettent au courant des nouvelles fraîches.

La Tantine a quatre enfants et son second fils est un grand sportif: il y a longtemps que le marathon ne lui suffit plus, il en est aux triathlons et autres excès du même genre.

– C’est sa drogue, dit-elle. On ne peut même plus dire que c’est un hobby, c’est beaucoup plus que ça.

Malheureusement, il s’est rendu compte qu’en plein effort, son muscle cardiaque fait parfois des siennes. 

Les spécialistes consultés ne lui interdisent pas le sport. Ils lui conseillent de s’y mettre… ‘mollo’. ‘Mollo’?

Vous avez dit mollo? 

A un Ironman?

3,8 km de natation, 178 km de vélo et un marathon (42,2 km), ça lui prend une dizaine d’heures et vous voulez qu’il y aille mollo?

Bref, l’Adrienne et sa Tantine s’inquiètent et espèrent qu’il pensera à sa femme et ses deux filles, qui ont plus besoin de lui que son vélo ou ses baskets.

info, article et source de la photo chez Daily Science.

32 commentaires sur « D comme Daily Science »

  1. Comme toute addiction, cet enferment abime la famille de celui qui en souffre et ceci d’autant plus qu’il s’agit-là d’une addiction qui est valorisée par les médias. Que fuient-ils si vite ?

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  2. Mon frère est comme ça. À 48 ans, il ne peut plus courir, tant il est abimé de partout alors il soulève de la fonte. Couché , hein, parce que debout c’est plus possible.

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      1. en effet 🙂
        la première chose que le médecin a testée chez mon cousin, c’était l’aspect génétique… quel soulagement pour ma tante que le problème ne lui avait pas été transmis « par sa faute »

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  3. Un voisin dont le frère est dans le même cas, après avoir mille fois essayé de le « soigner », m’a dit l’autre jour « finalement chacun choisit comment il veut mourir ». Mais dans le cas d’addictions, on ne choisit pas, c’est connu. Hélas.

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    1. on ne choisit pas, c’est vrai, et en plus on se persuade qu’on est pétant de santé grâce à tout ce sport… mon cousin ne reçoit que des commentaires élogieux, aussi sur son physique « je staat zo scherp », pour lui il n’y a pas de plus beau compliment…

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    1. oui, je me souviens, je l’ai lu chez vous… c’est le genre de mort brutale qui empêche le proche de faire son deuil, ne serait-ce que parce qu’il reste avec des « et si… » plein la tête

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  4. Je sais que je ne suis pas dans l’air du temps : mais faire du sport et surtout dépasser ses limites (et les limites données à l’homme par sa machinerie interne) m’étonnera toujours et même, bon j’exagère un peu, m’énerve plus ou moins.

    Il n’est bon pour personne de « tirer trop sur la corde »…

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  5. J’ai entendu parler quelqu’un de la famille d’un Ironman qui a dû aussi interrompre sa performance après des mois de préparation… Le goût des sports extrêmes ne peut sans doute être compris que par ceux qui le partagent.

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