U comme urbi et orbi

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C’est toujours la même histoire, avec Suzy, elle veut chaque année un « Noël d’exception », du nouveau, de l’inédit. Depuis qu’elle s’est entichée de ce poète qui a écrit « peut-être que nos mots sont la seule terre où on peut s’établir », elle a encore plus la bougeotte qu’avant. Et moi qui ne rêve que de repos dans mon canapé…

Bref, après le chalet autrichien aux fenêtres bordées de houx et la cabane finlandaise d’où on ne sortait pas sans des tonnes de fourrure sur le dos, elle a décidé d’aller plus au sud. Tant pis pour le dicton et sa superstition du Noël au balcon, Pâques aux tisons!

C’est comme ça qu’on s’est retrouvés dans ce piano-bar de Marseille à boire du chocolat chaud pendant que sur la scène un clown et un enfant essayaient piteusement de faire rire les quelques touristes échoués là comme nous, quand tout à coup, sans qu’on lui ait rien demandé, le type de la table d’à côté s’est tourné vers nous en disant: « Je suis comportementaliste animalier. Voici ma carte. » et il nous a tendu un de ces bristols d’apparat avec lettres en or et en relief.

« Où a-t-il pris que nous ayons besoin d’un comportementaliste animalier? », ai-je aboyé à Suzy mais elle ne m’a évidemment pas compris et s’est contentée de me gratter entre les deux oreilles en me promettant un os dès qu’on serait rentrés.

***

La photo du sapin de Noël a été prise à Malaga il y a quelques années déjà.

La proposition 164 d’écriture créative est un mélange de plusieurs petits jeux littéraires: une phrase et des mots divers à insérer obligatoirement dans le texte, et quelques indices qui devront faire partie intégrante de l’histoire.

Personnages: un clown et un enfant
le lieu: 
Marseille
l’objet: 
un piano

Une époque: Noël
un prénom: 
Suzy
un métier:  
Comportementaliste animalier
la phrase à insérer dans le texte (où vous voulez): « peut-être que nos mots sont la seule terre où on peut s’établir » (citation de Jean-Louis Giovannoni, poète)

Mots à insérer: houx, dicton, chocolat, superstition, bordé(es), fourrure, apparat

16 commentaires sur « U comme urbi et orbi »

    1. Ce ne serait pas de refus, maintenant le cabot aboie dès qu’on se fait la bise même quand ce n’est pas pour se dire au revoir. Je te dis pas le concert lors de l’échange de cadeaux hier soir. Notre fils a trouvé la parade : nous nous sommes remerciés en nous serrant les mains. Est-ce normal docteur ?

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