H comme heures bleues

2018-12-31 (3)

Que ce soit le 31 décembre, le premier, deux ou trois janvier, toutes les photos baignent dans une lumière bleutée, à part quelques-unes du matin gris à Reykjavik.

Neige ou blocs de lave, mer, ciel ou rivière, en photo tout a l’air bleu.

Comme celle-ci, prise le 31 dans le parc national (naturel) Þingvellir. (1)

Les Islandais sont très fiers de ce lieu, non seulement pour ses nombreuses particularités géographiques – on se trouve sur une faille nettement visible entre les plaques tectoniques eurasienne et américaine, par exemple, qui se creuse paraît-il un peu plus chaque année – mais peut-être encore plus pour sa valeur historique.

Au 10e siècle déjà, cet endroit a été choisi pour le rassemblement annuel des chefs, probablement parce qu’il était le plus central. Lieu de rencontres et de débats: on avait quinze jours pour prendre des décisions politiques, trancher des questions juridiques, faire la fête, se trouver un partenaire.

Ce système a fonctionné pendant environ huit cents ans, jusqu’à la dissolution du parlement islandais par la couronne danoise.

Certains pensent que c’est aussi grâce à ces rencontres annuelles que la langue est restée une, sans variantes dialectales, avec le même accent partout sur le territoire.

(1) Le Þ se prononce comme le th anglais.

25 commentaires sur « H comme heures bleues »

      1. et pour ce billet toute ma science vient de la dame qui nous a servis de guide le premier jour (j’ai juste vérifié par après si elle n’exagérait pas un peu avec les chiffres et les dates ;-))

        J'aime

  1. Tu nous chantes « Je te dirai les mots bleus », là ? 😉

    Tu me donnes envie de relire « Le combat des chefs », le meilleur des albums d’Astérix avec « Astérix légionnaire », Astérix et Cléopâtre »… et tous les autres signés Goscinny en fait ! 😉

    J'aime

    1. n’oublie pas tes vêtements d’hiver et de pluie, si les Ecossais ou les Irlandais prétendent avoir parfois les quatre saisons sur une journée, les Islandais sont dans la surenchère, c’est quatre saisons en dix minutes (ou en une heure, c’est selon ton interlocuteur et son taux de sang marseillais ;-))

      J'aime

    1. les paysages sont grandioses, c’est vrai, malheureusement, la météo… aussi 🙂
      un jour on a eu un tel brouillard qu’on ne voyait pas l’Eyjafjallajökul qui se trouvait pourtant juste à côté 😉

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s