C comme challenge

lakévio110

Vous l’aurez sans doute aussi remarqué, on dit de moins en moins ‘défi’ et de plus en plus ‘challenge’ 🙂

Celui que par chez nous on propose pour le mois d’avril, c’est comme l’an dernier à la même époque « dertig dagen zonder klagen« : essayer de vivre tout un mois sans se plaindre.

Dans l’hebdo féminin que lit ma mère, on incite ces dames à un challenge maison propre et bien rangée: « en 21 jours, nous allons faire souffler un vent de fraîcheur dans votre habitat« .

D’où le choix de l’illustration qui a servi de consigne un jour chez lakévio 😉

33 commentaires sur « C comme challenge »

  1. « Défi » n’est pas tout à fait mort. Il y a quelques jours, on pouvait lire dans Le Soir:
    Un « mois sans se plaindre », c’est le défi du mois d’avril .
    J’ai aussi trouvé sur la Toile:
    Trente jours pour arrêter de broyer du noir et commencer à voir la vie en rose, c’est le défi qui va booster notre mois d’avril.
    😉

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  2. Que ça me fait plaisir que tu en parles car, plus d’une fois, je suis restée médusée en entendant à la vrai française un quidam juxtaposer les deux mots comme s’ils avaient un sens différent, genre: « oui, vous savez, c’est pour moi un défi, un challenge ». Je me gratte encore le crâne:-))

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    1. oui, comme si ‘challenge’ était un plus gros défi que le défi, surtout dans le secteur commercial, évidemment, mais aussi dans ce qui touche au corps (en sport ou autres ‘body challenge’) et au régime alimentaire…

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      1. Je pense que ce n’est pas un problème d’équilibre et toutes les langues se mélangent comme elles peuvent au gré des échanges culturels, commerciaux ou guerriers.
        En revanche, ce qui me gêne c’est d’esquinter les mots en français et pire, le verbiage « novlangue » qui fait que j’a été surpris de ma promo dans les musées.
        Ouaip Madame ! Je suis passé du statut (déjà peu enviable) d’invalide, à celui remarquable de « visiteur en situation de handicap moteur ».
        Pour le coup je ne suis plus capable de monter les escaliers mais la novlangue indique que « je ne suis plus en capacité de les gravir » ce qui est lamentable 😉
        Et je ne parle pas là de la course aux néologismes « psychologisants » des media qui se prennent pour Lacan (dont je soupçonnais qu’une certaine pauvreté de vocabulaire l’amenait à créer un néologisme par chapitre).

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  3. Moi aussi ça m’agace.
    Dimanche, j’ai entendu un journaliste sportif employer le verbe « performer ». Ça m’a troué le tympan.

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  4. Cumulons les deux ! Un mois sans se plaindre de devoir faire le ménage, réépingler les papillons dans la boîte, ranger les tasses vides qui traînent alors qu’on en a ras le bol !

    Si encore on prononçait « chat l’ange » comme jadis on parlait du challenge Yves Du Manoir.

    Après tout, si je lis bien : « Le verbe anglais est emprunté à l’ancien français chalenge « chicane, attaque, défi » (xiie s. ds T.-L.), du lat. class. calumnia terme juridique. « accusation fausse, chicane » puis « réclamation, accusation, litige » en lat. médiéval.

    http://www.cnrtl.fr/definition/CHALLENGE

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  5. J’avoue ne pas supporter ce mot, Challenge, il me semble sortir tout droit d’une école de commerce et je n’affectionne pas particulièrement ce genre d’écoles !!!
    Alors que « se lancer de petits défis » me plait totalement, c’est doux, c’est sautillant, c’est printanier. Le tableau qui illustre ton billet est un ENCHANTEMENT, merci Adrienne, à tout bientôt. brigitte

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  6. Ou alors, le défi : rendons nos maisons propres et en ordre … Comme c’est difficile, on risque de se plaindre, du coup… C’est doublement difficile. Je suis d’accord avec G. Balland o:) je n’aime pas les défis, sauf quand ils ont un D majuscule. Et encore moins challenge… Parfois, je dois dire à mon fils de traduire certains mots ou expressions qu’il emploie depuis qu’il est dans le monde du travail et qu’il doit planifier des projets pour moderniser les administrations ……………………… Alors, il traduit o;)

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  7. Ce que j’ai remarqué surtout, c’est que je prends les « tics » de langage des textes proposés par les sites que je fréquente, et même ceux des commentaires. Si bien que je m’interroge souvent sur l’emploi du mot juste qui traduirait bien ma pensée. Et ça, c’est un défi ? ou un challenge ??

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    1. oui et ça semble tellement inévitable dans certains domaines que je me demande comment font les Islandais (ils disent qu’ils ont un mot islandais pour tout cet anglais des nouvelles technologies etc… )

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  8. Je préfèrerais nettement tenter le défi trente jours sans se plaindre plutôt que celui de « poutzer » ma maison !
    Mais je doute de réussir l’un ou l’autre :p

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