Premiers pas

DSCI7278 (3)

Elles causaient, elles causaient dur, les mères, tenant à deux mains la poussette de leurs petits bouts d’hommes dont certains se tenaient debout en chancelant et d’autres dormaient avec leur doudou sous le menton.

Elles causaient, elles causaient en tenant la poussette, même celle qui était vide et dont l’occupant était parti loin, très loin, à l’autre bout du parc, à la poursuite de son premier ballon rond alors qu’il avait encore un gros p*mp*rs qui gênait la gambade.

Chaque fois qu’un gamin s’éloigne trop de sa mère, c’est l’Adrienne qui se sent investie d’un devoir de surveillance. Laquelle de ces dames qui causent, qui causent, est sa mère? Aucune n’a les yeux sur lui.

Il court sur ses petites jambes, tombe, se relève, donne un petit coup sur le ballon, disparaît derrière les arbres, court vers le ruisseau, là-bas, et aucune mère ne le voit.

23 commentaires sur « Premiers pas »

  1. Le sens de la responsabilité, depuis si longtemps, depuis que Petit Frère est né …
    Pour vous, un brin de muguet amical.

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  2. dans sa belle-famille aussi, à toutes les fêtes c’est l’Adrienne qui avait l’oeil sur la plus jeune génération, histoire qu’ils ne s’éborgnent pas avec un bâton ou quelque chose du genre, pendant que les parents étaient (longuement) à table 😉

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  3. Quand j’emmenais mon petit voisin au parc, non seulement, je craignais pour lui (en grandissant, il voulait me lâcher la main dans la rue et sait-on ce qui se passe dans la tête des enfants), mais aussi pour tous les enfants qui se bousculaient pour accéder aux toboggans et autres jeux d’escalade.
    Je rentrais vannée !!

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  4. « Il court sur ses petites jambes, tombe, se relève, donne un petit coup sur le ballon, disparaît derrière les arbres, court vers le ruisseau »
    C’est peut-être fait exprès, va savoir… Ça s’est déjà vu, à Lyon il y a quelques années.
    Tu lui as peut-être sauvé la mise, à ce gamin. 😉

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  5. Hum… j’ai aussi tendance à craindre les conséquences quand les petits aventureux s’encourent. Je n’aimais pas trop accompagner les enfants à la piscine. J’en ai un jour rattrapé une par la peau du cou, elle avait filé sur le parking… Et un enfant de six ans ne se voit pas quand on manoeuvre.
    Ceci dit, la prof de l’École des Arts qui a fait chef de bus samedi, quand nous sommes allés au Lam et à la Piscine a juré qu’on ne l’y reprendrait plus ;-p faut dire qu’on était 63, avec deux personnes handicapées et leurs accompagnants.

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