G comme gentillesse

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Cette fois, se dit l’Adrienne en marchant d’un bon pas vers l’appartement de sa mère, elle ne pourra pas se plaindre que je ne lui raconte jamais rien… j’ai de quoi alimenter la conversation.

Deux heures plus tard, l’Adrienne marche de nouveau d’un bon pas en rentrant chez elle. Elle sait tout sur la voisine d’en haut, d’en bas, d’à côté. Sur l’ophtalmo, le dermato. Sur qui a dit quoi et ce qu’il faut en penser, jusqu’à la troisième génération.

Mais sa mère ne sait rien sur la boule au ventre que l’Adrienne avait la veille, en se rendant à son ultime cours de FLE. Elle ne sait rien des émotions bien douces que lui ont données ses élèves. Elle ne sait rien de rien.

Alors vous comprenez combien vous êtes précieux, vous tous ici qui prenez le temps de lire et de comprendre et de trouver les mots gentils à mettre en commentaire.

Merci à vous tous.

G comme (votre) Gentillesse et G comme (ma) Gratitude.

40 commentaires sur « G comme gentillesse »

  1. Nous, on doit vous remercier pour tous vos messages.

    Quant à votre maman, par ici, on vous consolerait en vous disant qu’elle est trop vieille pour changer.
    Mais comme elle n’est pas vieille, il ne faut surtout pas pas lui répéter.
    😉

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  2. C’est bon de pouvoir dire « j’ai presque envie de pleurer » et de savoir qu’on soupire aussi, qu’on a presque envie aussi, en choeur. Pas vrai? Les dernières fois sont les premières de longs souvenirs, mais elles font mal. La douleur de l’arrachement/accouchement.
    Et Madame mère se promène dans son monde, où elle est bien et garde le contrôle en observant et relatant tout. C’est ainsi qu’on ne perd pas pied 😀

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  3. Quand je n’ai pas pu venir pendant plusieurs jours, tes billets m’ont beaucoup manqué (quand on est limité en temps d’écran, on fait le tri des blogueurs qu’on visite et commente). Aussi, je suis toujours touchée que tu prennes le temps de répondre de quelques mots à un commentaire.
    Pour ta maman, je comprends si bien, mais nous avions une grosse différence d’âge et les confidences étaient rares, certaines que j’aurais préféré ne pas entendre. Il faut savoir faire abstraction de ces silences, peut-être a-t-elle pensé, après ton départ, qu’elle avait omis de te questionner ?
    Il y a des caps à passer, certains difficiles, mais d’autres portes vont s’ouvrir et je te souhaite le meilleur.

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    1. merci Sophie!
      elle se rend compte que c’est elle qui parle tout le temps, elle me le dit et me le reproche, elle ne se rend pas compte qu’elle m’interrompt dès que je commence à raconter quelque chose 😉
      (et oui, il y a des choses qu’on préférerait ne pas entendre, c’est certain!)
      merci pour tes souhaits, il y a quelque chose de vertigineux à se trouver devant des semaines à remplir, mais je ne m’inquiète pas, elles se rempliront 😉

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  4. Finalement, as-tu pu dire à ta mère ce que tu avais prévu de lui dire ?
    Tu avais pourtant (presque) tout prévu.
    Les mères écoutent quand les enfants sont petits, du coup elles ont plus de choses à dire que de choses à écouter quand les enfants sont grands. 😉

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    1. non j’ai fait une tentative, elle m’a coupé la parole et après je n’ai plus eu l’occasion de placer un mot 😉
      elle n’a jamais été ce genre de mère qui t’écoute raconter ta journée d’écolier 😉

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  5. Votre mère n’a pas découvert les richesses qu’apportent l’écoute…
    Une richesse que vous vous possédez. Et quand en plus il y a partage, dialogue le coeur est rempli.
    Votre façon de dire sans jugement mais si clairement est touchant.

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    1. merci, ce que vous dites me rassure, j’ai toujours peur de me montrer méchante ou amère, ce que je ne veux absolument pas être!
      (comme disait ma grand-mère Adrienne, qui en a sûrement plus souffert que moi, « il faut la prendre comme elle est » 🙂 et c’est évidemment valable pour nous tous, je ne prétends pas à la perfection ;-))

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  6. Chère Adrienne,
    Malgré ce changement dans ta vie j’espère que que tu continueras à écrire dans ton blog car je l’aime beaucoup. Bien que je ne te connaisse que virtuellement j’éprouve une vraie amitié pour toi et je me permets de te faire la bise,
    Mo

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    1. merci, c’est vraiment gentil! et oui, j’ai déjà rencontré ‘en vrai’ certains de mes blogamis, la plupart du temps ces rencontres deviennent de vraies grandes amitiés, donc qui sait 😉
      je continuerai d’écrire, mais souvent je me demande si je trouverai encore assez de matière (assez de variation, surtout ;-)) quand je n’aurai plus l’école et mes élèves…
      on verra!
      bonne fin de journée!

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      1. je vais refaire ce que j’ai fait autrefois, à l’époque où c’était le mercredi soir, « babbelonië » – quand c’est passé au mardi avant-midi, j’ai dû arrêter de le faire.
        je n’y pensais pas mais avec les adultes qui viennent s’entraîner à parler le néerlandais, ce sera un peu comme être avec mes élèves 🙂

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  7. Difficiles ces relations avec des mères qui ne savent pas écouter leurs enfants, et qui s’inventent une vie, pour occulter les difficultés qu’ont subi ceux-ci.
    Un psy m’avait dit qu’il ne me fallait rien attendre de ma mère, j’y ai tellement réussi que, durant pas mal d’années, je n’avais plus rien envie de lui dire.
    La sentant vieillir, je tente de rétablir le contact…

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    1. c’est difficile de « ne rien attendre d’elle », on espère toujours, tout en sachant que cet espoir est vain 😉
      ne pas couper le contact, non, on s’en voudrait trop 🙂
      merci Fabie! ça fait toujours du bien de savoir qu’on n’est pas seule dans ce cas

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  8. Alors il faudrait peut-être un tag « Vive le Genre humain » 😉

    Ou un tag « G comme Gens Géniaux que je connais » et dont tu fais partie pour ce qui me concerne.

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  9. Mince alors, quelle déception, même si tu en as l’habitude avec elle. Je mesure la chance que j’ai eue d’avoir une maman à l’écoute. A présent, elle ne parle presque plus, mais écoute encore, réagit rarement – les échanges se font surtout par gestes et regards.
    Bravo à tes élèves qui ont adouci ce dernier cours, je m’en réjouis pour toi. Nous en reparlerons peut-être un jour de ces « dernières fois » à l’école, qui ne sont pas forcément toutes agréables.
    Que la suite de ce mois de juin te soit douce et légère.
    Quant à l’oisiveté… relire son éloge par Hermann Hesse ?

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