P comme Poulidor

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Dans la famille de l’Adrienne, chacun – sauf elle – aime le sport et surtout ces vedettes qui font gagner des médailles diverses et résonner la Brabançonne. Le sport, c’est la guerre.

Le père, qui ne veut pas de télé chez lui sous prétexte d’en protéger ses enfants, a l’oreille collée à sa radio pour suivre les matches de foot. Les courses cyclistes. Spa-Francorchamps. Il n’y a que la natation qui ne l’intéresse pas: il n’a jamais appris à nager.

En visite chez les autres, il y a toujours une télé.

Le premier janvier, à la chapellerie, les hommes sont rivés à l’écran devant le saut à ski de Garmisch-Partenkirchen. A l’appartement de Westende, ce sont les tournois de tennis ou les Jeux Olympiques. Toutes les disciplines, même la natation 😉

Mais les discussions les plus vives, les émotions les plus fortes, c’est le cyclisme qui les concentre. Là, même les femmes – sauf l’Adrienne – se jettent dans la mêlée. Le samedi soir, c’est séance télé chez les grands-parents.

– Eddy Merckx, dit grand-mère Adrienne, il pourrait de temps en temps laisser gagner quelqu’un d’autre.

***

Ecrit pour le devoir du Goût – que je remercie:

Avant-Hier, j’ai entendu un peu parler  de Bourganeuf et beaucoup de « Poupou » Alors je vais vous dire deux mots de Bourganeuf dont je ne sais pas grand’chose.
D’ailleurs lectrices chéries, je n’ai jamais mis les pieds à Bourganeuf.
J’aimerais néanmoins que vous me racontiez quelque chose qui parle de vélo.
J’espère que ce tableau de Miki de Goodaboom vous inspirera.

54 commentaires sur « P comme Poulidor »

  1. Merci pour la deuxième phrase de ce billet. Éduquée ou plutôt dressée à la compétition, au culte du vainqueur et à la pitié pour le perdant … les traces sont toujours là.
    Que votre semaine soit douce !

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    1. merci, je l’ai écoutée ce matin!
      (pour moi ce « vas-y poupou » montre la sympathie que tout le monde avait pour lui, en France, mais évidemment, si c’est sur le parking du supermarché alors qu’il pousse le caddie… ;-))

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  2. Ton billet m’évoque cette époque où la télé n’existait pas et où on retransmettait les échanges des matches de tennis de Washer et Brichant à la radio. C’était quand même un peu monotone…

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    1. au moins le tennis ça se passe dans un silence appréciable (je détestais surtout les matches de foot à cause du bruit constant, des cris survoltés, des envolées lyriques des commentateurs à tout moment)

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  3. Je me souviens de mes parents qui suivaient fidèlement et assidûment le Tour de France. C’était plus pour voir les paysages de France que pour la course en elle-même 😉

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    1. la réponse aussi a été envoyée: il gagne parce qu’il est le plus fort, a dit l’un – tu en connais beaucoup, des gagnants qui s’effacent en vue de l’arrivée et proposent au second de gagner à leur place? a dit l’autre – c’est du sport de compétition, a dit un troisième, c’est précisément le but de gagner! – et un quatrième a secoué la tête avec commisération…
      Bref, ma grand-mère et moi on s’est retirées pour faire la vaisselle et on a fermé la porte derrière nous 😉

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  4. Chez nous, il n’y avait que des femmes, donc le sport….
    Je me suis intéressée plus tard à la formule 1, mais tout de même il y avait le tour de France qui passait par chez nous. Il est un brin nostalgique et plein de tendresse ce récit…

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  5. J’ai été épargnée des virus du sport… et m’en suis trouvée très satisfaite ! Même si dans mon entourage, il y avait des mordus de cyclisme et de foot, j’ai pu passer indemne.
    Mais Poupou était si sympathique que j’étais un peu triste de le voir à un cheveu de la victoire au Tour. Je ne suivais pas la course, mais j’entendais les résultats le soir à la radio ou à la TV

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    1. j’ai lu des articles autour de ça ces derniers jours, et généralement on y disait que cet élan de sympathie pour Poupou était dû aux victoires d’Anquetil, catalogué rival, gagnant, mais bénéficiant de peu de sympathie populaire…
      Mais allez comprendre le fan, n’est-ce pas 😉

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  6. J’imagine facilement l’ambiance… le cannibale en effet ne laissait gagner personne et suscite encore de la nostalgie dans les rangs…
    Les courses cyclistes trouvent encore le moyen de bouleverser les programmes de l’ aprem…

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  7. On ne peut pas laisser gagner un autre lorsqu’on est champion !
    Ce serait de la haute trahison ! On passerait au poteau d’exécution des sponsors et autres financiers chargés d’exploiter l’industrie de « la course cycliste »…

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  8. Je ne regarde pas le sport à la télé. Je fais une exception toutefois pour le Tour de France et les matchs de rugby.
    Le Tour pour admirer les paysages et le rugby parce qu’ici le rugby est une religion. Et je soutiens mon CAB quand il joue. 😉

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  9. Je n’ai pas de souvenirs très précis des tours de France de l’époque de R. Poulidor mais je crois que les tours d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec eux. Maintenant les coureurs ont l’oreillette, ils courent en équipe, bref je crois que c’est effectivement une guerre ! J’aime le vélo mais le tour de France ne me passionne pas 😉

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  10. Je n’ai jamais réussi à m’intéresser au « sport » dans les médias. J’avais fait un effort par solidarité conjugale pour essayer de regarder le foot ou le rugby avec Marc mais je n’ai pas tenu très longtemps. 😉

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    1. j’ai essayé aussi, avec mon mari, mais j’ai abandonné (jamais réussi à comprendre les « finesses » du règlement, pas capable de voir les beautés d’un tir ni toutes ces sortes de choses… en fait je regardais sans voir)

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  11. Anquetil et Merckx ont fini par me sortir par les trous de nez, à trop gagner, on y perd en sympathie, quoique, dès le début, ils n’étaient pas trop ma tasse de thé. Poulidor, je pense que sa notoriété est due justement d’avoir été l’éternel second et d’avoir été un gars de la France profonde qui ressemblait au petit peuple..Je pense que les gens s’identifiaient à lui. J’ai toujours eu un peu pitié pour celui qui se retrouve éjecté lors des présidentielles, me deviennent sympathiques après avoir été au pouvoir, tiens, comme Fillon, comme Sarko, comme Hollande qui, pourtant n’était pas trop ma tasse de thé. Je pense que si Sarko ou Hollande se représentaient, je voterai pour eux, indifféremment, rien que vous voir éjecté celui en place, qui, un jour, va savoir me deviendra peut-être aussi sympathique. Les perdants nous sont souvent plus sympathiques, quoique j’aimais bien Chichi au pouvoir. Va donc y comprendre quelque chose ! Ca doit être l’esprit tordu les français..

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