Premières rencontres

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Grâce à la collaboration entre divers musées mais aussi grâce à de nombreux particuliers – comme le propriétaire du tableau ci-dessus, Les jours gigantesques (1928), acquis chez Christie’s en 2012 pour £ 7 209 250 (ou $ 11 332 941) – on peut admirer une centaine d’œuvres de Magritte et de Dali, montrant bien l’influence du Belge sur le Catalan. Même si ce n’est pas là le propos de l’expo 😉

« La découverte du feu » peint en 1934-35, se retrouve dans les girafes en feu dès 1937, 

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la Vénus de Milo des « Menottes de cuivre » (1931) se retrouve chez Dali en 1936 (Vénus de Milo aux tiroirs)

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L’île des morts, d’Arnold Böcklin, inspire l’Annonciation à Magritte (en 1930) et est repris par Dali en 1934, Cour ouest de l’île des morts

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l’idée de la porte ouverte ou fermée, dans la « Réponse imprévue » chez Magritte en 1933 est reprise par Dali en 1934 dans « L’expulsion du meuble-aliment« . Etc.

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Bref, on peut lire ici d’autres exemples de ces emprunts, comme

[…] dans le film « Un chien andalou » de Luis Buñuel qui ouvre le parcours. Tourné au printemps 1929 l’année de leur rencontre parisienne, les emprunts du catalan au belge sont clairs dans la scène d’ouverture de cette femme surprise dans sa lecture directement inspirée du tableau « La lectrice soumise » ou le motif de la main pleine de fourmis emprunté au « Soupçon mystérieux » qui aura une grande félicité dans l’œuvre de Dali. En parallèle à ce chef d’œuvre cinématographique, le tableau image magrittien, cet « objet peint » d’un œil voyeur qui nous regarde et se dérobe en même temps, au milieu d’un jeu de textures décoratives et géométriques qui aura également une influence sur l’espagnol.

Site de l’expo et toute l’info ici où on peut lire en introduction:

« Salvador Dalí et René Magritte se croisent à Paris au printemps 1929, en compagnie des grands noms de l’avant-garde artistique. Puis, en août de la même année, à l’invitation de Dalí, Magritte séjourne à Cadaqués, le port d’attache du peintre espagnol. Cet été surréaliste – qui compte aussi la présence d’Éluard, Miró et Buñuel – se révélera décisif.

Dalí et Magritte s’attachent à défier le réel, à questionner notre regard et à bousculer nos certitudes. Le Catalan et le Belge témoignent d’une fascinante proximité, malgré des créations et des personnalités bien différentes qui les amèneront finalement à s’éloigner.

L’exposition révèle leurs liens personnels mais aussi philosophiques et esthétiques à travers plus de 100 peintures, sculptures, photographies, dessins, films et pièces d’archives. »

24 commentaires sur « Premières rencontres »

  1. Deux peintres qui me sont d’étranges étrangers …. je crois que je ne me serais même pas déplacée !

    Que cette année vous soit favorable pour vous et touts ceux qui vous sont chers.
    Beaucoup de musique et de belles rencontres !

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  2. J’aimerais tant avoir vu cette expo, mais déjà tu en montres un peu, merci beaucoup!
    Dali, il faut « l’étudier » en effet, la signification ne saute pas aux yeux:-))
    Bon premier de l’An.
    On rit en buvant un café?

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  3. De l’art pour débuter l’année en fanfare ! Merci, Adrienne. Une exposition où j’ai découvert beaucoup plus que ce que j’en attendais, très réussie, très stimulante, qui fait ouvrir les yeux (et vite les fermer sur la fameuse scène de l’œil coupé chez Bunuel, brrrr). Très bonne journée !

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    1. oui, j’avais été voir à Paris (à Beaubourg) La trahison des images, une autre grande expo consacrée à Magritte, bien faite, elle aussi, mais ici la conception est si différente qu’il n’y a réellement pas « doublon » 🙂
      (ah oui terrrrrrible l’œil, même si on nous dit qu’il s’agit d’un œil de bœuf)

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  4. Je connais (un tout petit peu et certainement trop superficiellement) les deux artistes et il ne m’est jamais venu à l’esprit de faire dialoguer leurs oeuvres.
    C’est bon pour l’esprit de commencer l’année par l’élargissement du regard. J’y reviendrais pour visiter les liens.
    Merci

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  5. Une expo qui doit valoir le coup… d’œil !!! Ces artistes sont joueurs, c’est bien. J’avoue être une inconditionnelle du grand Magritte, Dali m’attire moins… mais cela n’engage que moi. Le propos de l’expo est vraiment sympa. Merci dame Adrienne ne nous faire plonger ainsi dans l’Art et l’imaginaire dès le premier jour de l’an neuf, lumineuse année à toi et aux tiens. brigitte

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    1. ils ont un peu la même démarche, une peinture hyperréaliste qui ne montre en fait pas la réalité, mais pour le reste… je préfère Magritte, plus profond dans sa réflexion, et plus intemporel
      Merci et meilleurs vœux à toi aussi!

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    1. merci, Mo, bonne année à vous deux!
      (le monde des connaissances est si vaste, il y a tant à découvrir pour chacun de nous selon ses intérêts, et plus on avance, plus on se rend compte qu’on ne connaît qu’une infime fraction :-))

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