O comme Olivia

La pandémie et ses conséquences renforcent chacun dans ses convictions: qu’on peut très bien travailler dans le secteur bancaire sans costume cravate; que l’air est plus pur sans tous ces véhicules à moteur; que ceux qui sont indispensables à la nation ne sont pas ceux qui gagnent le plus d’argent; que les animaux dans les zoos vivent un abominable confinement perpétuel.

Il faut donc rendre l’ornithorynque à son terrier australien; revoir nos modes de vie et de travail; soulever son petit chapeau aux soignants, aux éboueurs, aux caissières, à tous ces autres indispensables.

Qui trouvent ces mots gentils bien sympathiques mais préféreraient du beurre dans les épinards.

***

écrit pour Olivia Billington avec les mots imposés suivants: moteur – mots – terrier – ornithorynque – chapeau – cravate.

Merci Olivia!

source de l’illustration ici.

47 commentaires sur « O comme Olivia »

  1. Tu crois qu’on n’est pas au courant que les salaires devraient être inversés, petits pour les ministres et grand pour tous ces indispensables que sont les soignants, nettoyeurs etc…

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  2. Il est vrai qu’au lieu d’applaudir le soir, on devrait payer les cotisations et des impôts plutôt que se plaindre des « charges sociales » et du fisc « suceur de sang » qui nous « écrase de taxes ».

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    1. rien qu’à voir les traces que laissent tous ces masques et protections sur la peau du visage, ça me fend le cœur
      (j’ai une ancienne élève – médecin à la clinique – qui a la peau du nez et des joues toutes couturées)

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  3. Drôle d’expression que « mettre du beurre dans les épinards » pour dire « avoir un peu plus de flouz », parce qu’une fois qu’il y est, il va fondre, et donc moins de « flouz », et finalement je ne croit pas que c’est la meilleure façon d’apprécier le bon goût du beurre, ou d’améliorer celui des épinards! Pardon Adrienne pour m’étendre ainsi ici 😉 Et on n’est pas prêt de voir un ornithorynque s’ils vivent en Australie, quand on pense qu’il faudra réduire nos voyages en avion pour le bien de la planète. Dis, est-ce que ça se mange? comme le pangolin ?! Très belle fin de semaine<3 Les vacances scolaires de printemps commencent ce soir ici. Chez toi aussi ?

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    1. faudra donc que je raye cette expression gastronomique de mon vocabulaire 😉
      ici les vacances de Pâques cette année c’était une semaine avant et une semaine après Pâques, donc en principe elles se terminent ce week-end (mais ça a été vidéo-conférences pendant toutes les vacances ;-))

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      1. Je plaisante, si l’expression existe, il faut mettre du beurre 😉 je lisais ce matin ce que l’ancien directeur de l’école élémentaire d’ici, devenu inspecteur d’académie en Pyrénées disait interviewé à propos d’une réouverture des classes dès le 11mai : « La moyenne des effectifs est très inférieures à 20 élèves par classes » affirme-t-il. Oui mais c’est une moyenne, impliquant des disparités bien plus difficiles à gérer.
        Il ajoute que les classes à plus de 30 se trouvent dans les lycées où je cite « les jeunes sont davantage capables de respecter les gestes barrière »…. Il dit encore réfléchir au port du masque pour les personnels…  »

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      2. je ne vois pas comment on pourrait faire s’asseoir les élèves en classe tout en laissant 1,5 m de distance entre eux, dans mon local (comme dans tous les autres) ils étaient toujours au coude à coude… à respirer le même air qui était déjà entré et sorti de tous nos poumons à peu près 30 fois par minute 😉

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  4. Je me demande quelles convictions sont renforcées chez les adeptes du capital libéralisme. (C’est fou en écrivant ça, j’ai l’impression de renouer avec le temps des querelles idéologiques de l’époque stalinienne. En courant contraire.)

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  5. Bon tu as placé l’animal !!!
    Je n’ai pas fait ce texte cat cet animal a ouffé mon inspiration !
    J’ai hate de voir le texte de celle qui nous la donné MDR !!
    Et les autres aussi

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    1. oui les fois où je ne participe pas, c’est aussi à cause d’un mot qui oblige tout le monde à dire la même chose 😉
      mais là il pouvait me servir puisque j’avais l’intention de parler des zoos 😉

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  6. Mettre une chapeau pour cacher les cheveux dont les coiffeurs ne peuvent plus s’occuper, saluer en espérant que dudit chapeau sortent des liasses pour tous ceux qui en ont/auront tant besoin.
    Súper bueno su texto señora Adrienne.

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  7. Tu es trop forte dame Adrienne, combiner ainsi cette morose actualité à ta belle imagination est un signe de bonne santé mentale et physique, cela me donne de l’espoir en l’humanité. Jolie journée de printemps à toi et aux tiens. brigitte

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  8. Sommes-nous renforcés dans nos convictions ? Pour certaines, en faveur de la « décroissance heureuse », pas de doute. Mais ce confinement en ébranle d’autres et me laisse fort dubitative à bien des égards.
    Bonne journée ensoleillée, Adrienne.

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    1. je ne sais pas, faudrait que tu me donnes un exemple d’une chose dont tu étais sûre avant mais plus maintenant 😉
      autour de moi je ne vois et n’entends que des gens qui trouvent confirmation de ce qu’ils pensaient déjà

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  9. A Paris, j’adore le Jardin des Plantes, leur but est de conservé des animaux en risque d’extinction et de les rendre à leur habitat naturel.
    Beaucoup moins d’animaux que lorsque j’étais enfant.
    C’est la crème que j’aime avec les épinards.

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  10. Si la pandémie révèle bien quelques failles, il y a peu de chances qu’elle modifie quoi que ce soit au-delà du niveau individuel de quelques-uns. Et pour combien de temps ? Il nous faut nous résoudre, mais c’était déjà vrai avant, à vivre le moins mal possible dans un monde lancé à toute vitesse vers sa fin.
    Pessimiste ? À peine !

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  11. Je ne suis pas convaincue que la fin de la pandémie changera beaucoup de mentalités… Ni qu’elle changera les salaires des gens dont les premiers de cordée découvrent subitement qu’ils sont indispensables. Je suis pessimiste et j’ai souvent raison hélas…

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    1. j’évite d’être pessimiste mais dans ce cas-ci je crains fort que tout ne retombe plus ou moins dans ses anciens plis… ils sont nombreux aussi ceux qui y aspirent, au retour du consumérisme et toutes ces sortes de choses… hélas, comme tu dis.

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  12. Bon courage et bonne continuation à toi, Adrienne !

    Ici à Avioth, les jours se suivent et se ressemblent. On ne se tape pas (trop) sur la gueule, il y a de la place ! Et le soir, au salon, bien tranquille, je regarde un bon film (j’en ai plus de 100 sur mon disque dur). Hier soir : « Réparer les vivants »…

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    1. être « confiné » à Avioth, depuis le temps que j’envisage d’y aller 🙂
      (c’est un livre que je dois encore lire! mais peut-être le film est-il à la hauteur du livre?)

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  13. Pour ce qui est des débats de société, je reproduis ci-dessous de larges extraits d’un texte que j’ai écrit par rapport à l’instrumentalisation de la pandémie…

    « Le confinement, s’il permet d’éviter de nombreuses morts, engendre une forte récession. Si le ralentissement de la croissance n’est pas mauvais en soi, par rapport aux thèmes légitimes des ressources naturelles et du changement climatique, il entraînera inévitablement une crise économique sans précédent depuis 2008, voire 1929, avec le chômage de masse, la misère, la précarité.

    Ce serait une catastrophe économique et sociale, avec son cortège de détresse psychologique, de violence, de radicalisation politique.

    * * *

    La pandémie est instrumentalisée par de nombreux militants écolos de la décroissance, pour justifier le « retour à la terre », un modèle de société pré-industriel, avec le « retour » des hommes vers le monde rural, l’agriculture de subsistance avec traction animale, le végétarisme, voire le véganisme.

    La pandémie est vue par de nombreux esprits militants, écologistes radicaux, « décroissants », « spiritualistes », souvent liés aux pseudo-sciences, à la pensée magique, aux religions orientales, aux « savoirs traditionnels », à l’idéalisation des peuples « indigènes » vus comme sages « par nature », comme l’occasion de construire un « monde nouveau ».

    La pandémie est aussi vue, par les mêmes, comme un événement bienvenu, comme une véritable expiation des péchés du monde développé : les voyages en avion, les sports d’hiver, l’usage de l’automobile, la consommation de viande (ceux qui consomment de la viande sont qualifiés de « carnivores » et stigmatisés).

    Le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources sont évidemment des défis majeurs, que seule une réelle volonté politique (l’application des Accords de Paris sur le climat), la recherche, scientifiquement fondée, de nouvelles sources d’énergie, de nouvelles ressources, et une croissance écologiquement responsable, mais en aucun cas « punitive », peuvent résoudre.

    Mais la pandémie ne doit pas être instrumentalisée.
    Elle N’EST PAS due au réchauffement climatique.
    Elle N’EST PAS due aux voyages en voiture, aux sports d’hiver.
    Elle N’EST PAS due aux banques, aux multinationales ou à Monsanto.
    Elle N’EST PAS due aux OGM, au glyphosate, ou aux pesticides.

    Seuls le confinement, les tests, les mesures de protection physique et hygiénique, et les ressources de la médecine scientifique (appelée « médecine officielle » par les tenants des pseudo-sciences et de la pensée magique), pourront vaincre une pandémie qui risque de provoquer des millions de morts et une crise économique sans précédent depuis des décennies.

    * * *

    Pendant ces semaines de confinement et de travail exemplaire des services hospitaliers, il faut préserver une certaine qualité de vie.

    Pas par des phrases creuses « qui ne mangent pas de pain », du genre « Aimez-vous les uns les autres », « Respectez notre ‘Terre-Mère' », et autres « Priez ! ».

    – Maintenez des contacts chaleureux avec ceux que vous aimez, parlez avec eux de vos vies en ces temps difficiles, mais aussi de culture, de sciences, de philosophie, de littérature, de cinéma.

    – Informez-vous sur le déroulement de la pandémie, auprès de sources fiables, et pas par les rumeurs complotistes et les fake news des réseaux sociaux.

    – Mais ne passez cependant pas trop de temps sur ces informations, et consacrez du temps et de l’énergie à ce qui fait de nous des êtres humains conscients, curieux, cultivés : la littérature, les récits de voyage, les essais, les films d’auteur, les documentaires, la musique…

    – Gardez à l’esprit, en ces temps où des vies, par milliers, sont fauchées par la maladie, que la vie est précieuse, et que chacun n’a qu’une vie. Ne la gaspillez pas, ne perdez pas de temps à des fariboles. Si vous le pouvez, créez, écrivez, peignez, faites de la musique, photographiez. Si vous le pouvez aussi, promenez-vous dans la nature, si la campagne, la forêt sont proches de votre domicile, en prenant bien sûr les précautions sanitaires indispensables.

    – Sur le plan politique, mais cela n’engage évidemment que moi, la pandémie aura montré la nécessité et l’utilité absolue d’un Etat efficace, de services publics correctement financés, d’une médecine hospitalière dotée des ressources nécessaires.

    – Enfin, point apparemment de détail mais en réalité crucial, il faut absolument mettre fin au commerce d’animaux sauvages (chauves-souris, pandolins, civettes) sur les marchés asiatiques. Ces animaux, véritables réserves de virus dangereux, ne doivent pas se retrouver sur les marchés alimentaires, les précédents du SRAS, de la grippe aviaire, de la grippe H5N1, l’ont montré. Ce sont de véritables « bombes virologiques ». »

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