V comme veilig

Welkom bij Zwijsen! Educatieve uitgeverij met visie op onderwijs

Veilig, ça veut dire: en toute sécurité. C’est le nom de la méthode d’apprentissage de la lecture et de l’écriture aux petits de six ans: Veilig leren lezen en schrijven.

L’Adrienne ne comprend pas ce que vient faire ici cette notion déjà tellement galvaudée ces dernières années, la sé-cu-ri-té. Mais soit.

Comme elle le dit à l’instit, elle n’y connaît rien, elle n’a jamais enseigné à l’école primaire. Alors elle regarde des petites vidéos éducatives. Par exemple pour avoir une idée de la vitesse de lecture qu’elle peut attendre d’un enfant qui termine sa première année d’école primaire. Et comment l’améliorer.

Parce que l’enseignement à distance, c’est bien joli, et l’instit fait tout ce qu’il peut, envoie des messages quotidiens. Fait chaque jour deux petits films qu’il envoie aux papas et aux mamans. Mais si le papa et la maman ne parlent pas un mot de néerlandais?

C’est ainsi que de nombreux enfants de six ou sept ans ne font plus rien depuis deux mois.

Veilig.

Pour leur sécurité, ils sont confinés.

***

L’illustration vient du site internet de la méthode en question mais pour laquelle je ne veux pas faire de pub 😉

21 commentaires sur « V comme veilig »

  1. Notre petit Gaspard fait partie des enfants qui ne parlent pas néerlandais à la maison. Mais il n’a pas 6 ans. Il fait partie des enfants de maternelle qui pourraient retourner massivement à l’école la semaine prochaine si son ministre obtient ce qu’il veut.

    J'aime

    1. Il y a une grosse différence entre »ne pas parler néerlandais à la maison » et « ne pas parler un mot de néerlandais » pour ce qui est du suivi des tâches 😉

      J'aime

      1. et pour ce qui est du retour à l’école, je ne sais plus ce qu’il faut croire, entre toutes les infos contradictoires qu’on reçoit concernant les risques de contamination pour et par les enfants…

        J'aime

  2. Je vois que vous nagez encore dans les mêmes eaux que nous.
    Une copine m’a dit qu’à la rentrée de septembre, ce serait encore une belle galère.
    Je suis contente de ne plus avoir à ramer.

    J'aime

  3. On se heurte au même problème quelle que soit la matière enseignée.
    Essaie donc d’enseigner n’importe quoi à des enfants via une tablette ou un PC quand le niveau culturel des parents ne leur permet pas d’aider leurs enfants.

    J'aime

  4. En attendant, je lis interloquée que les petits Flamands travailleraient beaucoup plus que les petits francophones durant ce confinement et apprennent de nouvelles matières, tandis que les francophones rabâcheraient toujours la même chose. Rumeur ou réalité, je n’en sais rien. Tout cela me rappelle un livre de jeunesse que je faisais lire vers 13-14 ans, « L’école idéale de Bruno Hauter » (Bernice Grohskopf, 1975), une intrigue dans une école où les contacts se font uniquement par ordinateur – tiens, une lecture idéale ?
    « Veilig », ça vaut aussi pour Mme. Drôle de titre, y a-t-il des manières dangereuses d’apprendre ?

    J'aime

    1. Avant les vacances de Pâques il était interdit de donner de la nouvelle matière, uniquement des exercices de révision, après les vacances de Pâques a commencé le « pre-teaching », donc de la nouvelle matière.
      Dans mon école, ceux qui sont le plus en difficulté sont invités à venir travailler dans un local installé spécialement pour eux, mais évidemment comme le prof qui surveille ce petit groupe ne « fait pas cours », ça n’aide pas tellement.
      La plupart de mes collègues se filment et font cours sur l’écran. C’est un travail de dingue pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de décrochage.
      (« veilig », c’est par rapport à la dyslexie et la dysorthographie, la méthode prétend éviter ces problèmes…)

      J'aime

  5. Veilig … je n’aurais jamais imaginé l’associer à leren. Peut-être quand même à school, ayant enseigné dans une école industrielle où la question de sécurité était importante.
    Quant à l’enseignement à distance, ça ne s’improvise pas … c’est un métier en soi, bien différent de celui que j’ai exercé. Pourtant, quelques-unes de mes plus belles expériences à l’école, je les dois à l’utilisation des moyens de communication, comme lorsque mes élèves ont pu échanger en direct avec des indigène Wayyu en Colombie. Choc des cultures garanti, et émotion en prime.

    J'aime

    1. ah oui! pendant une paire d’années j’ai fait un projet avec un instit suisse, j’avais une classe d’élèves de 15 ans qui correspondaient avec des petits de 7 ou 8 ans, ils trouvaient ça attendrissant de lire leurs lettres et de recevoir leurs dessins 😉
      après il y a eu e-twinning

      J'aime

      1. Ah, e-twinning ! et puis Comenius, pour couronner le tout. Voyages, découvertes, rencontres … le tout financé sans mégotter par l’Union Européenne. Il m’en reste de fameuses traces … et un regret: j’aurais voulu utiliser ces services pour un jumelage avec une école flamande, dont j’avais rencontré l’enseignante en Suède, lors d’une réunion e-twinning. Mais nous étions dans le même pays, ce n’était pas possible. Nous l’avons quand même fait entre nous, nous attachant à démonter les clichés et a priori respectifs: riche expérience !

        J'aime

      2. en effet! moi comme prof de FLE j’aurais aimé travailler sur des projets avec des écoles wallonnes mais ces programmes ne tiennent pas compte de notre « spécificité » belgo-belge…

        J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s