G comme Galindo

C’est parfois par d’étranges chemins qu’on apprend des choses.

D’abord, si on s’appelle Adrienne, c’est en se trompant. Vous trouvez un livre italien signé Gioconda Belli: pas un moment vous ne soupçonnez qu’il puisse s’agir d’une traduction ni qu’avec un nom pareil l’auteur soit hispanophone.

Bref.

La pergamena della seduzione, titre original El pergamino de la seducciòn, raconte le destin de Jeanne de Castille, une de ces (trop nombreuses) femmes que les hommes de leur entourage ont traitées de ‘folles’ pour pouvoir plus aisément s’en débarrasser.

Bref.

Dans le roman apparaît le personnage (historique) de Beatriz Galindo et c’est là qu’on se dit une fois de plus qu’il faut revoir les préjugés sur la place des femmes au moyen âge.

Exclues de l’université jusqu’à la fin du 19e siècle, interdites d’apprentissage du latin, certaines ont apparemment pu faire l’exception, comme Beatriz Galindo, à l’époque charnière entre Moyen Age et Renaissance, professeur à l’université de Salamanca et si experte en latin qu’on l’appelait La Latina 🙂

16 commentaires sur « G comme Galindo »

  1. Pour ce qui est du maintien des femmes à l’écart de la connaissance et du pouvoir, si je me réfère à l’Histoire des sciences, ce serait plutôt à l’aube du XIXème siècle qu’on a voulu les maintenir à la cuisine, à l’église et auprès des enfants (les fameux « 3 K »).
    Sinon, des femmes brillantes et connues pour leur apport à la connaissance autant que pour leur beauté, on en connaît depuis l’Antiquité (même si Xanthippe semble l’archétype de l’emmerdeuse…)

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    1. je parle de leur exclusion de l’université mais c’est vrai que quelques privilégiées ont pu se permettre de se cultiver sans avoir recours à elle, comme madame du Châtelet traductrice de Newton…

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      1. Certaines, dans l’Antiquité sont à l’origine d’avancées significatives dans les maths et la philo.
        (Des nanas comme Arêté de Cyrène, Aspasie, Hypathie et bien d’autres. Apparemment avant que les religions monothéistes ne s’abattent sur le monde, on considérait certes les femmes comme d’agréables passe-temps mais pas que… Si je me rappelle bien, les premières féministes à user d’une arme imparable ont été mises en scène par Aristophane. 😉 )

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      2. Alors l’histoire les a bien escamotées, je n’ai entendu parler que de Thalès ou de Pythagore, que de noms d’hommes, mais je n’ai sans doute pas poussé l’étude des maths assez loin 😉

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  2. Puisqu’on parle de Jeanne de Castille, je déclare avec Aragon :
    « La femme est l’avenir de l’homme »
    Et avec Renaud Séchan : « L’homme n’est l’avenir de rien ».

    😉

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  3. Gioconda Belli, mais oui, tu as oublié chère Adrienne, mais tu la connais, sous un poème de mon blog l’an dernier tu vais même écrit ceci…(note que moi j’oublie tant et tant de noms, de choses, de tout!!
    « joli 🙂
    et joli nom et prénoms italiens, pour une Sud-Américaine 🙂
    (mais ce n’est pas exceptionnel, vu le nombre d’émigrés italiens) »
    https://espacesinstants.blogspot.com/2019/03/ceut-ete-si-beau-hubiera-sido-tan.html

    2 Besos!

    Aimé par 1 personne

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