Y comme Yvan

« Jadis, nous avions, même les plus modestes d’entre nous, des tirelires. […] Nous apprenions ainsi l’attente, la patience, la réflexion, la prise de conscience et le sens du rituel au moment de casser la tirelire, le discernement quant à l’achat visé et, de là, la capacité d’attention vouée à cet achat […]. La tirelire a disparu, et les vertus citées ci-dessus sont emportées dans le maelström de la consommation effrénée […]. »

Yvan Pommaux, Lire est le propre de l’homme, L’école des loisirs, 2011, p.87

22 commentaires sur « Y comme Yvan »

  1. Rien que le mot « consommer » est extrêmement révélateur.
    Nous « consommons », comme les bagnoles ou les fers à repasser !
    Je préfère le mot « acheteur » à celui de « consommateur » qui appelle la césure qui nous résume parfaitement dans l’esprit des centrales d’achat.
    C’est comme ça que les médecins qui avaient des « patients » ont maintenant des « clients »…
    Tout ça en dit long sur la façon d’ont l’humain est considéré : Avant tout comme une source de profit et un « centre de coût ».
    Toujours trop cher quand il produit et jamais assez riche quand il consomme…

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      1. Rien que « ressources » pour des êtres humains, c’est désolant.
        Nous sommes ravalés à ce pour quoi ils nous prennent : Des machines.
        Et des machines qui consomment trop de sous.
        Des machines à faible rendement… 😉

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  2. De la tirelire au compte bancaire, de l’argent liquide à la banque numérique, ça en fait des changements, c’est vrai, un rapport à l’argent moins concret. Mais est-ce pour autant qu’on n’apprend plus ces vertus-là ? Cela dépend sans doute des familles et de l’éducation reçue.

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  3. Vivent les décroissants au beurre !

    P.S. De toutes façons bientôt les gamins n’auront plus de pièces ou de billets à mettre dedans, la tirelire. Faut vivre avec son temps, Yvan, et ne regretter ni les cochons de faïence ni le minitel roses !

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    1. on veut même en faire une matière scolaire, apprendre aux petits Belges (en tout cas aux petits Flamands) comment devenir de bons épargnants (parce qu’il paraît qu’on est les champions de l’épargne mais qu’on s’y prend très mal par excès de prudence…)

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    1. c’est ce que j’ai pensé aussi 🙂
      la mienne s’ouvrait à l’aide de deux boulons (et de deux vis, par conséquent), d’ailleurs je l’ai toujours et la première pièce que mon grand-père paternel y a glissée s’y trouve toujours, je l’ai encore vérifié il y a à peine une semaine 😉

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