A comme aquarelle

devoir de Lakevio du Goût_55 .jpg

Marcos a soigneusement rincé et essuyé son pinceau et l’a posé à côté de son aquarelle.
Vient le moment où il faut cesser de fignoler, d’ajuster, de retoucher, sous peine de tout gâcher.
Il a pris la photo.
Il était assez content du résultat et il espérait que Gerda aussi serait satisfaite.
Ne se trouverait ni trop pâle ni trop grosse ni trop dieu-sait-quoi-encore.

Juste belle dans la lumière blanche, grise et bleue.

Comme il la voyait, lui.

***

Écrit pour le 55e devoir de Lakevio du Goût, que je remercie:

J’en ai vu, des femmes et des hommes comme ça, sur des marches. Je ne sais pas ce qu’ils faisaient là. Peut-être le savez-vous. Alors à lundi

49 commentaires sur « A comme aquarelle »

  1. Parfois on s’assied sur des marches, oui, juste pour se reposer un moment, regarder les gens passer, se vider la tête, pester sur les pigeons…
    Bonne journée señora Adrienne

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      1. C’est une femme à côté de qui je m’assiérais avec plaisir, de là à savoir si le tableau lui plaît…On se plaît si rarement en photo ou …aquarelle.

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  2. L’a-t-il « croquée » à l’insu de son plein gré ? L’histoire ne nous le dit pas.
    Je ne veux pas faire tâche, mais s’assoir avec un trench beige sur des marches extérieures… c’est le pressing assuré ! Pauvre Gerda, à quoi, ou à qui pensait-elle ? Douce journée dame Adrienne, à bientôt. brigitte

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  3. Bravo Adrienne, tu dois être une des seules (la seule ?) à avoir remarqué le pinceau. Je l’ai vu, mais trop tard, mon texte était fait et puis je ne sais pas ce qu’il m’aurait inspiré.
    Gerda a de la chance d’être aimée d’un tel homme.

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  4. C’est un tableau très réaliste. Je n’avais pas vu non plus le pinceau. Il y en a des millions des femmes comme ça…Comme AlainX, je ne la trouve pas particulièrement jolie. A mon avis, c’est à cause de sa coiffure…Manque plus que la barrette pour lui tenir les cheveux. Elle devrait aller chez le coiffeur qui lui changerait son look. A quoi tient parfois la beauté. Mais, zut, les coiffeurs n’ont plus le droit d’exercer, même ceux à domicile…

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  5. Je me répète, je me répète comme à chaque fois voir tous les détails, ce fameux pinceau qui lance l’histoire et en peu de mots la scène… votre façon de raconter me fascine.

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  6. En voyant le pinceau à aquarelle, j’ai pensé aussi à broder sur le thème… Mais le diable m’a poussée à évoquer notre vedette de mai 68 !

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  7. Cette femme et ses marches me font penser à un tableau dans les mêmes teintes, d’Edward Hopper. Sur lequel au reste, comme souvent sur les toiles d’Hopper, on pourrait écrire une histoire.

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