F comme Figaro

Jozefien coupe les cheveux de ses voisins âgés, traduit l’Adrienne pour le petit journal de quartier.

Alors évidemment elle revoit son grand-père, peigne et ciseaux à la main, le menton tremblant, en train de couper les cheveux du petit frère, qui n’était pas capable de se tenir tranquille quelques minutes.

– C’est une véritable girouette, cet enfant! disait-il.

Mais ce n’était pas la faute du petit frère: c’était la faute d’un bruit du dehors ou dans le couloir ou d’une porte que quelqu’un ouvrait à l’étage.

– Je vais finir par lui couper dans l’oreille! disait-il à la mère, et son menton tremblait si fort que mini-Adrienne avait peur qu’il refasse un infarctus.

Mais bien sûr la mère donnait raison à son fils:

– C’est que ça dure trop longtemps! répondait-elle.

Elle savait bien pourquoi elle ne l’emmenait pas chez un vrai coiffeur 😉

27 commentaires sur « F comme Figaro »

    1. Les mains non 🙂
      Mon grand-père était un perfectionniste, pas un trou, pas une échelle dans la coupe de mon frère (il s’était même acheté des ciseaux de coiffeur ;-))

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  1. Tiens, je ne me rappelle pas qui réalisait la stupide « banane » que je vois sur les photos de mon tout jeune âge. Le premier coiffeur dont je me souvienne s’appelait Isidore (comme le « comte » de Lautréamont), mon père, lui, l’appelait « Le tailleur de pierre ». Je me demande si j’ai bien fait de le lui dire un jour lors d’une séance…

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      1. franchement, avec ou sans lunettes, tu as vu ce beau regard d’amour de la part des deux mamans?
        ça éclabousse la photo et même un peu moi qui la regarde 🙂

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      2. Ce n’est pas Isidore qui a réalisé la banane incriminée puisqu’il était coiffeur à Montignies-sur-Sambre alors qu’à l’époque de ces photos nous habitions la maison de l’arrière-grand-mère de mon épouse à Trazegnies. Ma maman (celle en robe claire) te faisait de la concurrence, c’était aussi un Adrienne.

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  2. Ma mère n’avait pas de ces attentions.
    « Court devant, ras derrière, pas un poil autour des oreilles, hein ! »
    Seule consigne laconique de ma mère au coiffeur.
    Coiffeur dont je parlerai un jour, il fichait la trouille à ses clients car c’était un amateur de films de cape et d’épée mais les gamins aimaient ça… 😉

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  3. C’est Marc qui coupait les cheveux de son père et ce dernier n’était pas patient!
    En ce qui concerne les cartoons, je ne connaissais pas celui dont tu as mis le lien (merci!). J’ai remarqué depuis pas mal de temps que les vieux dessins animés, outre qu’ils avaient une plus grande fluidité de mouvements que les récents, faisaient appel à de la musique classique (« Pierre et le loup », « L’apprenti sorcier », etc… ) ce qui semble inconcevable de nos jours.

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    1. je crois qu’ils sont nombreux, les gens qui se débrouillent sans coiffeur (et ces temps-ci on y est un peu forcés aussi :-))
      et oui j’aime bien ces petits films qui reprennent de grands thèmes du répertoire « classique »
      (aujourd’hui on trouverait ça sans doute trop « didactique »? je ne sais pas)

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  4. Chouette souvenir !
    On ne parlait pas encore d’enfant hyperactif ou de troubles du comportement pour un petit qui bougeait tout le temps…
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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