Y comme Ypsilon

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Vous qui passez régulièrement, vous savez que l’Adrienne a ses opinions sur un certain nombre de choses qui lui tiennent à cœur.

L’une d’elles est le choix des prénoms qu’on donne (ou parfois inflige) aux enfants.

Alors l’autre jour un article intitulé ‘Ypsilon‘ a retenu son attention.

La journaliste y témoigne des préjugés à l’encontre de certains prénoms, en particulier ceux qui – comme le sien (Vicky) – se terminent par un y.

Comment elle-même se formait une idée préconçue sur base d’un prénom tel que Kimberly.

Et comment à l’âge de 16 ans ça lui a fait se rendre compte de l’existence de la marginalité et des classes sociales.

A 16 ans, sa conclusion a été: tu es une fille avec un prénom qui se termine par y?
Tu es une working class girl.
Une Cindy, une Tiffany.
Une Kimberly, une Vicky.

Bref, après une ou deux expériences négatives, « Je ne voulais plus être mon prénom », écrit-elle.

Sa dernière phrase a quelque chose de poignant: « Als je je klein voelt, komt dat doorgaans omdat iemand anders je klein heeft gemaakt. » Si tu te sens petit (inférieur, minable, insignifiant) c’est généralement parce que quelqu’un te l’a fait sentir.

31 commentaires sur « Y comme Ypsilon »

  1. Fatoumata est un marqueur ethnique.
    Ali un marqueur religieux.
    Kevin est un marqueur social.
    C’est sûr que Louise est plus aisé à porter.
    Cela dit j’ai travaillé avec une Kimberley aux USA, ça passe mieux en Oregon qu’à La Couneuve…

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  2. Il y a aussi les parents qui ne peuvent pas s’empêcher de créer des variantes bizarres ; « Alice » devient « Alyss ». A Avioth, il y a de temps à autres des jeunes parents bio-écolo-vertueux qui viennent avec leurs enfants : j’ai entendu, parmi d’autres prénoms : Néo, Plume, Lazuli, Junior, Alyss…

    Tous ces enfants deviennent grands, et ça donne, dans les journaux (exemples imaginaires) :
    la ministre de la culture, Allison Baudoux, le ministre des transports, Dylan Pirotte, le ministre des finances, Kévin Dussart, la ministre de la santé, Alyss Parmentier.

    Evidemment, c’est encore moins bien qu’Amour Brousmiche (ancien commissaire de police à Charleroi) (https://www.etaamb.be/fr/arrete-royal_n2000000694.html)

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  3. Pas toujours détesté le « Y » en fin de prénom. Ma mère qui se prénommait Stanislawa (ses parents étaient d’origine polonaise) s’est fait successivement appeler « Stacha » puis « Sacha » et enfin : « Stany ».

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    1. certes non, s’il a été choisi par la personne qui le porte 🙂
      c’est ce qu’a fait ma plus jeune belle-soeur, il n’y avait que ma belle-mère pour continuer à l’appeler de son vrai nom de baptême (même sur les affiches électorales on la voit avec son prénom « choisi », qui n’est pas l’officiel)

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  4. Ah, les prénoms! Parfois je me demande ce que des enfants ont fait à leurs parents pour qu’ils les affublent de prénoms très difficiles à porter, ou imprononçables.

    Je n’aime pas non plus les prénoms se terminant en « y »…

    Kevin fait rire en Wallonie, mais pas en Flandre… Je connais pas mal de Kevin très intelligents, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi ce prénom suscite tellement de moqueries.

    Tu nous as parlé, je crois, de cette famille ou tous les enfants ont les mêmes quatre lettres que dans Axel, je ne trouve pas ça chouette du tout pour les enfants!

    Reste que c’est difficile de choisir un prénom, personne ne sait à l’avance comment ce prénom sera perçu des décennies plus tard.

    Biz,
    lulu

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    1. en effet!
      ici le propos de la journaliste concernait les préjugés sociaux.
      Tout ça bien sûr est très lié à la langue, à la région… comme tu le signales, un Kevin en Flandre n’a pas cette connotation ‘basse classe’
      Bises et bonne fin d’année!

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  5. Vicky c’est Victoria (ou Victoire non ), ce me semble plus un diminutif, comme mon oncle qui s’appelait Victor et que sa femme appelait Vicky.
    Ici aussi les prénoms, quand ils ne sont pas, ce qui est resté très courant, ceux de la mère, du père, du grand-père etc…notent parfois une classe sociale. S’appeler Lionel en honneur à Messi ne se fait pas chez les bourgeois par exemple ;-))

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    1. en effet, tu me rappelles trois frères que j’ai eus en classe et qui avaient chacun un prénom anglo-saxon dont les parents étaient fiers de dire qu’ils venaient de leur série télé préférée quand ils étaient ado 🙂

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  6. Mon vrai prénom est tout simple, mais il se termine par un y, ce qui m’oblige à toujours l’épeler.
    Alors j’en ai choisi un autre pour lequel la question de l’orthographe ne se pose pas, c’est plus facile !

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    1. ton commentaire m’y fait penser, il y a eu après la guerre beaucoup de prénoms en -y, mes parents avaient parmi leurs connaissances des Nelly, Daisy… et dans ma génération Peter Pan, des Wendy 🙂
      (c’est vrai, toujours devoir épeler est lassant et toujours le voir mal écrit frustrant)

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    1. merci, ça a l’air excellent et tout à fait dans le propos, mépriser le prénom d’un autre, « vanité » de vaniteux, en effet!
      il faudrait que la journaliste le lise, ça lui ferait du bien pour accepter son prénom 🙂

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      1. Oui, la dramaturgie était parfaitement menée. Et finalement très révélatrice de la charge qu’auront à porter les pauvres enfants du fait de la quête d’originalité (ou de revendication idéologique) de leurs parents…

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