B comme beaux jours

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Deux éléments conjugués ont fait que les lectures avec l’association quart monde ont pu reprendre: l’assouplissement des mesures le 9 mai dernier et le temps estival, puisque les lectures doivent avoir lieu en plein air. Avec dix personnes maximum.

Au deuxième rendez-vous du petit groupe, c’est Nadine qui avait choisi le texte, une nouvelle de Tchekhov, Le Pari.

Comme il s’agissait de lecture, le choix du poème pour clore l’avant-midi était celui-ci:

Onvervreemdbaar

Dit wordt ons niet ontnomen: lezen
en ademloos het blad omslaan,
ver van de dagelijksheid vandaan.
Die lezen mogen eenzaam wezen.

Zij waren het van kind af aan.

Hen wenkt een wereld waar de groten,
de tijdelozen, voortbestaan.
Tot wie wij kleinen mogen gaan;
de enigen die ons nooit verstoten.

Ida Gerhardt, in Verzamelde gedichten, Amsterdam, Athenaeum-Polak & Van Gennep, 1980

Inaliénable

Ceci ne nous sera pas ôté: lire
et tourner la page en retenant son souffle,
loin du quotidien.
Le lecteur peut être solitaire.

Il l’est depuis l’enfance.

Un monde lui fait signe où les grands,
les immortels, survivent.
Que nous, petits, pouvons atteindre;
les seuls qui ne nous rejettent jamais.

(traduction de l’Adrienne)

26 commentaires sur « B comme beaux jours »

  1. Lecture, poésie et néerlandais, trois ingrédients pour débuter une bonne journée. Même si, la poésie en néerlandais, il m’a fallu plusieurs lectures pour l’apprécier 😉

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  2. Un poème qui fait écho à ce que nous vivons, un beau texte à partager sans trop se dévoiler. Inaliénable et pourtant combien d’humains n’ont pas accès à la lecture, combien n’ont pas accès à la lecture plaisir. La lecture isole tellement quand l’entourage méprise et se moque, elle permet juste de survivre quand il ne reste rien d’autre.
    Une journée importante, prenez soin de vous.

    Aimé par 1 personne

  3. Oui, les livres, c’est bien, mais quand même, Tchekhov alors que je ne suis toujours pas venu à bout des Karamazov…

    Et pour ton vaccin, pendant le temps de surveillance, pousse sur le point d’injection, ça évite les bleus

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      1. @ Walrus: peut-être parce qu’il avait mal injecté.
        Sourire.
        Nous, on ne l’a pas fait et on n’a pas eu de bleu.

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      2. Je n’ai pas eu de bleu non plus à aucune des deux injections, mais mon épouse en avait eu un à la première et l’avait dit au deuxième piqueur.

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  4. « Que nous, petits, pouvons atteindre;
    les seuls qui ne nous rejettent jamais. »

    Fais attention quand même à ce que le capitaine Haddock ne se débarrasse pas de son sparadrap en le collant( sur ton manteau rouge !

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    1. Ida Gerhardt est née en 1905, la liseuse n’est pas vraiment de son époque 🙂
      mais oui, le scrolling est aussi un façon de « tourner » une page, puisqu’on passe à la suivante…
      (dévorons, c’est bon pour le moral)

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