F comme futur proche

– Tu as passé une bonne semaine? demande Madame à Fleur.

C’est la quatrième fois que, de vendredi en vendredi, Fleur vient combler quelques lacunes dans ses connaissances du français.

Chaque fois Madame lui conseille de faire un planning pour ses révisions et d’y intercaler un peu de FLE.
A commencer par du vocabulaire et des conjugaisons.

Chaque fois Fleur répond qu’elle va le faire mais que d’abord elle doit encore s’occuper d’autres cours.

– Je comprends, dit Madame, mais essaie… Un quart d’heure ici ou là, c’est peut-être possible? Et c’est plus rentable que plusieurs heures d’affilée.
– Je vais essayer, dit Fleur, et Madame voit, entend, comprend qu’au bout de la semaine, elles en seront toujours au même point: dans le futur proche.

30 commentaires sur « F comme futur proche »

      1. voilà 🙂 je continue à croire très fort dans l’enseignement 🙂
        si petit Léon ne maîtrise pas les conjugaisons, c’est qu’on ne les lui a pas (assez/bien) apprises

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      2. Et / ou qu’on lui a laissé croire que c’est difficile et / ou ennuyeux, ou qu’on lui demande une connaissance sans la moindre faille… Je crois que ce qui manque le plus, c’est une bienveillance attentive, une reconnaissance active des efforts et des réussites, plutôt qu’une obsession de l’évaluation qui ne sert qu’à souligner les ”fôtes”. J’arrête, sinon je vais devenir pédant … 😉

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      3. on a fait une petite dictée, trois fois déjà, et j’ai beaucoup de mal à le convaincre que ce qui compte, c’est l’exercice (voir quelles sortes de fautes il fait, les comprendre pour s’améliorer et ne plus les faire) mais lui veut à tout prix que j’y mette des points 😉
        nos élèves – et les parents aussi – veulent des points, des classements…

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  1. Mignons, ces canetons ! Je me suis aussi demandé quels rapports Fleur entretient avec son prénom.
    Tu fais ta part, à elle de faire la sienne ou pas, là tu n’y peux rien.

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    1. oui, tu as raison, mais voilà… je viens d’avoir le petit Léon en pleurs, là à ma porte, avec sa maman, à huit heures dix, il a peur d’avoir tout oublié (et il pense sans doute que j’ai une baguette magique ;-))

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      1. Petit Léon semble porter des poids et des attentes bien lourds. Un gros câlin d’une grand-mère pour lui.

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      2. oui, ses parents ne s’en rendent sûrement pas compte mais ils mettent sur lui une pression énorme et lui transmettent leurs propres peurs de l’échec.
        un stress énorme pour un enfant déjà trop sensible et qui veut avant tout « leur faire plaisir »

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  2. La procrastination parfaite…
    On sait que « tout à l’heure » est l’euphémisme parfait pour repousser la chose à « jamais.
    C’est impeccable quand on ne veut pas froisser quelqu’un qui vous propose de faire quelque chose qui vous semble inutile.
    (je le sais : J’ai un fils qui pense que je ne m’en suis pas aperçu… 😉 )

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  3. J’ai beaucoup de compassion pour toutes les Fleur et les petits Léon qui peinent en classe, quelles qu’en soient les raisons !
    Pas évident que tout soit bien là et au bon moment pour réussir.
    Mais tu fais largement ta part pour les y aider, et c’est bien!

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    1. oui oh oui! le travail du prof, c’est d’amener des élèves du point où ils sont jusqu’au point où ils doivent arriver, chacun demande une approche personnalisée, chacun doit se sentir aimé, apprécié pour ce qu’il est… ahlala.. mais tu sais tout ça 🙂

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