F comme foin

« J’ai toujours pensé que la beauté du monde était destinée à nous faire oublier la brièveté tragique de nos vies. […] Par exemple en nous livrant en brefs éclairs ces promesses d’éternité qui jaillissent d’un miroitement de feuilles de trembles dans le soleil, d’un tapis de coquelicots ondulant dans le velours des blés, d’une épaule de forêt appuyée contre le bleu du ciel, ou de la danse des flocons de neige papillonnant dans la nuit. […]

[Le] parfum de foin coupé m’a toujours bouleversé, et j’ai fait en sorte de ne jamais m’en éloigner, car c’est pour moi le vrai parfum du bonheur. »

Voilà, s’écrie joyeusement l’Adrienne, Christian Signol et moi, nous avons un point commun 🙂

Christian Signol, Les vrais bonheurs, Albin Michel, 2005, p.11 à 17

Info et illustration ci-dessus sur le site de l’éditeur ici.

18 commentaires sur « F comme foin »

  1. L’herbe coupée, oh oui, les foins bien sûr, oui, oui.

    Plutôt que « nous faire oublier la brièveté tragique de nos vies », je dirais que la beauté nous aide à vivre chaque jour, à surmonter les tracas quotidiens, à les oublier, un moment du moins…

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  2. Oui, la beauté nous aide à vivre, même s’il faut parfois la chercher sous une couche rebutante plus ou moins épaisse.
    Quant au foin, ce traître, c’est le contraire : beau à regarder, odeur suave, et … allergie féroce.

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