R comme refrains

En quittant Ostende dans le brouillard, mercredi dernier, on aperçoit une inscription qu’on n’avait pas remarquée avant. Elle est en patois ostendais, « zeg nie toet ziens« , ne dis pas au revoir.

– Kèskecèksa? se demande l’Adrienne en route vers la gare.

Un premier indice de réponse se trouve dans sa situation, entre l’Oosteroever, le quartier des pêcheurs, du port de pêche et de la criée aux poissons, et le « vistrap » où les épouses vendent la pêche de la nuit précédente.

Ostende a eu au siècle dernier deux dames, femmes, filles, sœurs de pêcheurs qui ont joui d’une belle notoriété locale comme chanteuses de « Oostendse levensliederen« , la chanson réaliste aux thèmes liés à la mer et à Ostende.

D’où cette petite phrase extraite de l’une d’elles.

Juste derrière, si vous agrandissez la photo, vous pouvez voir les notes des premières mesures du Plat pays de Jacques Brel, qui commence par les mots « Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague… »

Si quelqu’un veut une traduction, il n’a qu’à demander 😉

C’est une déclaration d’amour à son homme qu’elle appelle « son capitaine de la marine » même s’il n’en a ni les galons, ni le képi à dorures.

Le plat pays dans la version de Pierre Rapsat:

32 commentaires sur « R comme refrains »

  1. J’avais compris la première citation sans me rendre compte que c’était du patois. C’est après vous avoir lue, que j’ai mieux regardé et vu les mots vraiment écrits.
    😉

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  2. « son capitaine de la marine », je souris, moi, j’appelle mon homme « mon grand chef indien », pourquoi ? je n’en ai aucune idée, les mots sont venus il y a 48 ans… Douce journée dame Adrienne, je te dis à bientôt. brigitte

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  3. Ah je comprenais plutôt l’inscription comme un encouragement à rester à Ostende ou à y revenir. Merci pour la chanson – lire les paroles aide bien ;-). Quant aux notes de Brel, je ne vois rien sur la photo (qui ne s’agrandit pas quand on clique dessus) même avec l’écran en zoom. Bonne journée, Adrienne.

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    1. on ne se dit pas au revoir, on ne se quitte pas vraiment 🙂
      désolée pour la photo, je t’en envoie une en privé, dès que je l’aurai retrouvée, elle date de quelques années mais laquelle hé hé hé 😉
      merci, bonne journée!

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      1. Parfois elle met les bouts sans dire « au revoir » ! 😉

        C’est drôle comme l’appellation « chanson réaliste ne prédispose pas à entendre le même genre de rythmique « fête de la bière » que chez Annie Cordy !

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      2. oui je n’aime pas la traduction de « levenslied » par chanson réaliste, levenslied veut dire littéralement « chanson de vie », une traduction qui ne convient pas plus que l’autre 😉

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  4. Merci pour cette histoire de « ne dis pas au revoir », qui bien sûr m’était inconnue.
    Ah, un capitaine de la marine, ce n’est pas donné à tout le monde. J’aurais dû essayer, mais maintenant, c’est trop tard 😉

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