M comme Maître

Dans sa biographie de Pieter Bruegel l’Ancien, Leen Huet consacre une bonne vingtaine de pages à l’intéressant personnage de son maître, Pieter Coecke van Aelst – van Aelst, donc originaire d’Alost, en Flandre orientale – son maître et aussi son beau-père puisque Bruegel a épousé sa fille Mayken.

C’est un précédent billet consacré à cet ouvrage qui avait fait suggérer à Nicole 86 d’aller à Cassel, au Musée de Flandre.
C’est en effet dans ce musée qu’on peut voir l’œuvre ci-dessus, attribuée à Pieter Coecke van Aelst (1502-1550): une Sainte Trinité, huile sur bois.

Un personnage intéressant et un homme doué dans différents domaines artistiques – peinture, gravure, sculpture, architecture, tapisserie, vitraux – et aussi auteur et traducteur.

En plus du néerlandais et du français, il connaissait l’italien et a appris le turc lors de son séjour à Istanbul.
C’est l’époque de Süleyman Ier et ce voyage est une véritable gageure, vu que l’empire ottoman est à peu près constamment en guerre avec un ou plusieurs monarques occidentaux et s’étend jusqu’aux portes de Vienne.

De ce voyage il rapporte une série de dessins qui lui ont permis de réaliser des gravures sous le titre Mœurs et façons des Turcs. Elles sont d’une telle qualité et précision qu’elles ont pu servir de référence de l’état des lieux au 16e siècle pour des travaux d’archéologues contemporains.

Quand il revient de Constantinople, on est en 1534. Dix ans plus tard il quitte Anvers pour Bruxelles et c’est là que Pieter Bruegel rejoint son atelier.

Mais ça, c’est une autre histoire 🙂

26 commentaires sur « M comme Maître »

  1. Au Moyen-Âge, les maîtres dans leur art avaient intérêt à être polyglottes, ils traversaient l’Europe au gré des invitations des puissants et de leur curiosité pour les travaux des autres.
    Des sciences aux arts, les plus grands l’ont fait.
    Et sans visa ni passeport, s’il vous plaît… 😉

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      1. Je reviendrai lire les liens en fin de semaine. 😉
        Une idée de billet : demander à vos interlocuteurs le « petit musée » qu’il aurait envie de faire connaître.

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  2. Formidable époque tout de même, rien ne devait être aussi simple que maintenant et pourtant certains – beaucoup même – avaient une immense culture et exploitaient tous leurs talents, je suis admirative. Merci pour ce voyage haut en couleurs dame Adrienne, que ta soirée soit douce. brigitte

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  3. J’aime quand tu te transformes en guide culturel. 😉
    C’est passionnant d’apprendre la vie et l’oeuvre d’un artiste que l’on ne connaissait pas cinq minutes avant.
    Je retiens l’idée de Nicole sur les petits musées. J’en connais quelques uns qui gagnent à être connus.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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