N comme noix

Comme tout le monde, à l’école primaire l’Adrienne avait appris où se situait « le grenier à blé » de l’Europe mais ces derniers jours on peut lire par-ci par-là que ce grenier à blé a bien d’autres choses à offrir.

Oui continuons à en parler au présent.

Les fabricants de biscuits et les brasseurs craignent un manque de miel, l’agro-alimentaire est en manque d’huile de tournesol, la liste s’allonge quotidiennement.

Un petit tour sur wikisaitout apprend ceci, que sans doute nombre d’entre vous savaient déjà:

En 2018, l’Ukraine :

  • C’était le cinquième producteur mondial de maïs (35,8 millions de tonnes), face aux États-Unis, à la Chine, au Brésil et à l’Argentine ;
  • C’était le huitième producteur de blé (24,6 millions de tonnes) ;
  • C’était le troisième producteur mondial de pomme de terre (22,5 millions de tonnes), dépassé seulement par la Chine et l’Inde ;
  • C’était le premier producteur mondial de tournesol (14,1 millions de tonnes) ;
  • C’était le septième producteur mondial de betterave à sucre (13,9 millions de tonnes), qui est utilisée pour produire sucre et éthanol ;
  • C’était le septième producteur mondial de orge (7,3 millions de tonnes) ;
  • C’était le septième producteur mondial de colza (2,7 millions de tonnes) ;
  • C’était le 13e producteur mondial de tomates (2,3 millions de tonnes) ;
  • Était le cinquième producteur mondial de chou (1,6 million de tonnes), face à la Chine, à l’Inde, à la Corée du Sud et à la Russie ;
  • C’était le 11e producteur de pomme (1,4 million de tonnes) ;
  • C’était le troisième producteur mondial de citrouille (1,3 million de tonnes), dépassé seulement par la Chine et l’Inde ;
  • C’était le sixième producteur mondial de concombre (985 000 tonnes) ;
  • C’était le cinquième producteur mondial de carotte (841 000 tonnes), face à la Chine, à l’Ouzbékistan, aux États-Unis et à la Russie ;
  • C’était le quatrième producteur mondial de pois séchés (775 000 tonnes), seulement dépassé par le Canada, la Russie et la Chine ;
  • C’était le septième producteur mondial de seigle (393 000 tonnes) ;
  • C’était le troisième producteur mondial de sarrasin (137 000 tonnes), seulement dépassé par la Chine et la Russie ;
  • C’était le sixième producteur mondial de noix (127 000 tonnes) ;
  • Produit 4,4 millions de tonnes de soja ;
  • Produit 883 000 tonnes de oignon ;
  • Produit 467 000 tonnes de raisin ;
  • Produit 418 000 tonnes de avoine ;
  • Produit 396 000 tonnes de pastèque ;
  • Produit 300 000 tonnes de cerise.

L’Adrienne a évidemment surtout été interpellée par ces tonnes de noix, parce que les noix, ça pousse sur des arbres, et qu’il est plus facile de réensemencer une terre pour qu’elle produise du blé, de l’orge, des tournesols… que de replanter des noyers et d’attendre vingt ans qu’ils offrent leur production.

On ne peut pas mieux dire que Prévert, quelle connerie, la guerre.

***

photo souvenir de l’été dernier et des excellentes fraises de Wépion

Pour ceux que ces questions agricoles intéressent, deux articles sur RFI ici (1e partie) et ici (2e partie), une analyse qui date de 2019.

24 commentaires sur « N comme noix »

  1. Normal que la guerre soit une connerie : c’est un produit purement humain !
    Pour les noix, ça va, mon épouse a une copine qui a un énorme noyer et qui n’aime pas les noix…

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  2. Evidemment d’accord avec Prévert et Walrus…
    J’ai appris incidemment ce matin que la France exportait le tiers de sa protection de miel et ce jusqu’en Australie.
    Alors qu’on importe du miel dont certains douteux (10% de miel, le reste en eau et en glucose-frutcose de maïs)
    A croire que l’abeille française est payée plus chère que l’abeille d’Europe de l’Est, où que les fleurs poussent moins vite…
    Bon, « en même temps »‘ comme dit Jupiter, notre peur de rémunérer le salarié nous conduisant à exporter les fruits et le blé pour importer les confitures, les sirops et les biscuits nous conduit à tant de bizarreries.
    Je me demande s’il est réellement plus rentable donner des sous à une usine bulgare, un transporteur roumain et le reste en fuel pour emmener les fruits et ramener les confitures…

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    1. en lisant cet article à propos du miel, je me suis aussi renseignée sur le miel belge et j’y ai appris qu’il était (évidemment) tributaire des conditions météo printanières, ce qui nous donne de grosses différences de production d’une année à l’autre.

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    1. c’est fou!
      bon, je viens de m’acheter un paquet de deux kilos de farine, vu que je « boulange » moi-même, deux kilos ça me fait quatre pains, environ pour un mois, donc 😉
      allons, c’est l’heure d’enfourner!

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  3. Qu’ajouter ? C’est un des enjeux de cette guerre, sans doute. Ce n’est pas la première fois que le pouvoir russe affame les Ukrainiens, quel désastre.
    Mesurons notre chance d’avoir des producteurs locaux et consommons leurs produits !

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      1. c’est vrai, j’en vois dans les prairies par chez nous aussi… c’est plutôt dans nos bois de hêtres que plus rien ne pousse 🙂
        mais ça me rappelle un truc que disait la famille française de ma belle-soeur (la première :-)) que le noyer rend stérile de sorte que les femmes n’osaient pas s’asseoir dessous

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