R comme réjouissant

La vidéo date de 2019 mais elle est si réjouissante – et si juste – qu’il fallait vous la montrer.

Tout est tellement vrai!

Oui, on surveille son orthographe… mais encore plus celle des autres. « Apprends d’abord à écrire! » répond-on à celui qui a émis un avis peut-être très pertinent, mais qui comporte une erreur ‘disgracieuse’.

Oui, on confond la langue – sa richesse, ses beautés, ses merveilles – avec son orthographe, qui n’est qu’un outil, une convention. Et qui aurait par conséquent pu être très différente si les choix faits dans le passé avaient été différents. Par exemple s’ils avaient été basés sur d’autres critères que le souci de faire « classe » et d’exclure le péquenot.

Et oui, on aurait tellement mieux à faire, dans les écoles de la francophonie ainsi que dans les apprentissages du français comme langue étrangère, tellement mieux à faire qu’à s’occuper de toutes les incohérences que certains appellent subtilités.

Voilà.

Soyez heureux si comme l’Adrienne vous êtes « tombés dans la (bonne) marmite ».

Et tant pis pour tous les autres?

27 commentaires sur « R comme réjouissant »

  1. Oui des fautes j’en fais… de transcription
    Oui je suis dyslexique et ce n’est pas toujours évident de s’auto corriger car même en relecture les fautes passent à la trappe
    Et je me dis que ceux et celles qui font des remarques et bien je les laisse pour ce qu’ils sont car dans la mesure où le texte se lit 🙂 il n’y a pas péril en la demeure … car oui tout le monde fait des fautes et ne peuvent pas les corriger tant leur esprit malsain est occupé à surveiller les autres , ce sont des personnes atteintes de SPG et elles sont plus à plaindre qu’à blâmer !
    Bonne journée Adrienne

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  2. Très réjouissante, juste et bien faite cette vidéo !
    Ces mille difficultés, et oui hélas, faites pour exclure de l’élite….et dès qu’on parle de simplifier, de hauts cris de protestation.
    Merci, gracias!

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  3. Cette affaire de dyslexique (Heure-Bleue l’est) sert hélas trop souvent d’excuse.
    Je ne parle pas là de gens qui écrivent dans une langue qui n’est pas leur langue maternelle et n’ont donc pas commencé l’apprentissage de cette langue au berceau et l’écrit à la maternelle.
    Je parle là de ceux qui sont entrés à l’école à trois ans et l’ont quittée à 16, 18 ou 25 ans et qui écrivent comme des pieds en disant « l’orthographe est stupide et incohérente ».
    Pas plus que la prononciation du « i » en anglais…
    Contrairement à une idée largement répandue, il y a des règles.
    Et comme les exceptions, on les apprend en primaire, pas à la fac.
    Bien sûr, il y a des pièges, comme dans toutes les langues, mais en faisant un minimum d’effort, on les évite.
    Que les dyslexiques et les dysorthographiques se plantent en écrivant est une chose.
    Que l’on massacre un écrit et en déduire que c’est la faute de l’orthographe est à mon sens du même ordre que rendre les rivières responsables des noyades…
    Bon, tu n’es pas d’accord mais nous ne sommes pas toujours d’accord. 😉

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  4. Ces deux messieurs viennent de passer dans ma région pour leur conférence spectacle. Une amie enseignante y était et en est ressortie enchantée et plus que convaincue. Elle adore son métier mais rêve de tout changer dans le système éducatif et je la comprends totalement!

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    1. oui, même moi qui à huit ans dégustais l’orthographe de mots comme ‘chrysanthème’ (je ne sais pas d’où ça me venait mais véritablement j’adorais ces complications :-)) donc même moi qui ai fait un point d’honneur à être championne de l’orthographe, je suis convaincue par leurs arguments 🙂

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  5. Ca vaut la conférence chantée sur le baiser de Pierre Perret. D’ailleurs, ça se croise :

    « les vieux schnocks de l’académie devaient encore être endormis ».

    N.B. Le correcteur orthographique de WordPress conteste la validité du c avant le k dans « schnock »

    Le serpan se mor la ke !

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  6. Le « souci de faire « classe » et d’exclure le péquenot » ! Si des raisons politiques se sont bien glissées dans l’histoire du français écrit, il y en a bien d’autres. Je ne partage pas cette vision de l’orthographe, je partage plutôt la conclusion de Nina Catach à son article « Notions actuelles d’histoire de l’orthographe » (Persée) :
    « En diachronie, il nous est de toute évidence impossible de considérer aujourd’hui que l’orthographe française a été simplement le produit de la méchanceté des uns par l’absurdité des autres. » Je ne veux pas dire par là que l’orthographe ne doive pas continuer à évoluer, bien sûr. Ni qu’il me soit indifférent qu’un texte contienne des erreurs grammaticales ou orthographiques ; cela ne m’empêche pas de le trouver intéressant, s’il l’est ;-).
    Un lien, pour info : https://www.persee.fr/docAsPDF/lfr_0023-8368_1973_num_20_1_5649.pdf

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  7. Je fais partie des gens qui ont souffert, au sens propre de souffrir, à savoir à coups de règle, et coups de poing dans le ventre, à me couper la respiration, de la part de mon père.
    Alors, effectivement c’est compliqué.

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  8. Ayant baigné depuis toute petite dans l’enseignement de la grammaire et de l’orthographe françaises je trouve celles-ci agréables à l’œil quand elle sont respectées. Il faut dire que je suis une dévoreuse de livres aussi… Mais loin de moi l’idée de jeter la pierre à qui que ce soit. 😉

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    1. je crois que ce n’est pas mal d’y réfléchir en toute objectivité, sans a priori « romantique » sur la langue, surtout et aussi quand on est quelqu’un qui n’a eu aucun mal à l’apprendre et qu’on ne peut donc pas nous jeter à la figure un certain « déficit d’excellence » 😉
      (d’ailleurs c’est pareil en néerlandais, même ceux qui apprennent « het groene boekje » par coeur https://onzetaal.nl/taaladvies/spellingverandering-in-2005-groene-boekje ne réussissent pas à faire un zéro faute à la – fameuse chez nous – Groot Dictee der Nederlandse Taal https://nl.wikipedia.org/wiki/Groot_Dictee_der_Nederlandse_Taal )

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  9. Je suis aussi « tombé dans la bonne marmite », et ai même parfois éprouvé quelque plaisir à relever certains défis. Les choses se sont considérablement compliquées lorsqu’il s’est agi d’enseigner le français, langue maternelle dans mon cas (mais pas pour tous mes élèves… ), à des ados qui ne savaient souvent même pas qu’il y avait une marmite. Je tentais de les rassurer en leur expliquant ce que nous content les joyeux drilles de la vidéo, en essayant d’en faire un jeu de défis, en lisant d’un œil bienveillant leur prose et parfois leurs poèmes farcis de « fôte ». Et je n’ai cessé du pester contre l’injustice de ce carcan social.
    Il y a quelques années, j’en ai fait un billet sur mon blog: https://asimon.eu/blog/non_classe/en-francais-dans-le-texte/

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    1. voilà, c’est exactement comme pour « l’esclavage des nègres » dans le texte de Montesquieu (ça ferait d’ailleurs un joli pastiche!) : même s’il n’y a qu’un seul argument, celui qu’ici j’appelle « la marmite », il devrait suffire à faire sérieusement réfléchir sur le pourquoi des pièges et des incohérences…

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