22 rencontres (4.10)

Quand Madame a dû venir s’installer en ville, elle a tout fait pour que la maison soit en ordre et aux normes, toit, portes et fenêtres, électricité, elle a peint, tapissé, planté dans son jardinet.

Elle a cru qu’après tout ça elle serait tranquille pour un bon bout de temps.

Hélas ça ne s’est jamais arrêté, comme vous le savez si vous passez régulièrement par ici 😉

Bref, c’était au tour du chauffage au gaz à être renouvelé et comme d’habitude, il y a eu quelques dégâts collatéraux, une fuite d’eau par ici, une autre par là, jusqu’au moment où la firme a envoyé un gars « d’ici » au lieu du duo comique west-flamand qui avait fait l’installation tout en racontant des blagues racistes.

Bien sympa, le jeune homme, et tout en travaillant à la clé anglaise de-ci, de-là, il racontait sa vie.

Son âge, sa situation de famille, ce que faisaient ses parents, dans quelle maison se trouvait son berceau, son employeur précédent chez qui il s’est cassé le dos.

Puis, inévitablement, l’école.

Celle de Madame, bien sûr 🙂

Où il n’a tenu le coup qu’un an: il n’a pas supporté qu’on lui interdise de passer ses récrés à embrasser sa copine 😉

Il avait douze ans, elle deux de plus.

31 commentaires sur « 22 rencontres (4.10) »

  1. Quand on ne va pas longtemps à l’école, on se casse le dos.
    Quand on y va longtemps, on se casse la tête…
    « il n’a pas supporté qu’on lui interdise de passer ses récrés à embrasser sa copine  »
    S’il était né en 1950, il n’aurait pas eu ce genre de souci : La ségrégation était féroce dès la sortie de l’école maternelle.
    Heureux que ton chauffage soit enfin au point. 😉

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      1. La plus grande de mes petites filles, qui a 15 ans (la veinarde…) nous dit régulièrement qu’au lycée, c’ets l’enfer !
        Que les garçons ne pensent qu’avec leur b… et que les filles en jouent.
        (elle m’a avoué aussi qu’elle en a marre des bruns et qu’un blondinet la tenterait assez, comme quoi…)
        C’est effectivement meilleur pour les études et les élèves qu’ont sépare les unes des autres pendant les heures qu’ils passent à l’école.
        Histoire de détiourner leur attention des mystères de l’anatomie du « camp d’en face »… 😉

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    1. je ne peux pas le regarder à cause de mon bloqueur de pub mais « les enfants qui s’aiment » auxquels je fais allusion ci-dessus est un poème de Jacques Prévert (que je lisais en classe, bien sûr ;-))

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      1. J’avais d’abord pensé mettre juste le texte de Prévert en commentaire. Puis j’ai trouvé cette interprétation, et me suis dit qu’Yves Simon était un plus, après son « Diabolo menthe » … La prochaine fois, je m’en tiendrai au texte 😉

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  2. Il y a toujours à faire dans une maison. Nous en savons quelque chose aussi… Et je ne parle pas du jardin mais de murs de retenue de terre qui fissurent. Le coût des travaux est élevé…
    Je vois que tu as fait une rencontre touchante et efficace!

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    1. oui bien sûr il y a toujours de l’entretien à faire mais il y a aussi eu pas mal d’imprévus, surtout à cause des travaux dans la rue et de l’obligation de séparer les eaux usées des eaux de pluie et des trucs comme ça…

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