G comme généalogie

C’est un peu par hasard et surtout grâce à l’aide d’un généalogiste chevronné que l’Adrienne a pu remonter la branche portant le patronyme de son grand-père maternel, tenez-vous bien, jusqu’à la quinzième génération 😉

Et ce qui lui fait le plus plaisir, ce qui la fait vraiment beaucoup rire, c’est de constater que ces plus anciens de la lignée de Bon-Papa étaient tous des cultivateurs-tisserands nés et morts au village de S***.

Entre 1565 et 1794, tous nés et morts à S***.

S***, c’est là où l’Adrienne et l’Homme avaient acheté la maison de leurs rêves, en pleine nature.

Or, comment a réagi Bon-Papa, le jour où ils le lui ont annoncé?

Ie S***? Woer dan z’uur kloefen verkiers andoen?

Ce qui veut dire: à S***? Là où ils mettent leurs sabots à l’envers?

Visiblement, il ne savait pas que sa famille était originaire de là-bas 😉

28 commentaires sur « G comme généalogie »

  1. Aller vous installer là était une belle coïncidence qui vous a permis de découvrir la réputation de l’endroit.
    Mon petit frère était fier d’être un « via du sart » (nom d’une personne née à Lodelinsart).

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    1. j’entendais hier un extrait d’interview de Jacques Brel qui disait qu’on avait tous besoin d’être de « quelque part » et que pour lui ce « quelque part » était l’odeur des confitures dans la cuisine de sa grand-mère, et il concluait: « on a besoin de savoir qu’on a été enfant »
      (je n’avais malheureusement pas de quoi prendre note, je cite de mémoire)

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  2. Oui, on bougeait peu « dans le temps ». Et pour ce qui est de l’enfance, Saint-Exupéry a écrit « Je suis de mon enfance comme d’un pays ». (Bon, remarque que Georges, lui, chantait les imbéciles heureux qui sont nés quelque part…)

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    1. oui je sais et c’est sans doute pour ça qu’il a voulu être enterré à Sète 😉
      les hommes bougeaient moins que les femmes, je vois qu’on épousait souvent une jeune fille d’un village des environs 😉

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  3. C’est vrai qu’à partir du moment où l’on a réussi « à remonter » suffisamment loin, la stabilité dans la commune d’origine facilite grandement les recherches 🙂
    Marrant que vous ayez choisi sans le savoir cette commune où ont habité certains de tes ancêtres, j’imagine que cela a dû te replonger avec nostalgie dans cette maison que tu as aimée…

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  4. Ah, la généalogie ! Je m’y suis (re)mise lors du confinement et j’ai beaucoup avancé…Faut dire que j’ai eu des ancêtres qui ne bougeaient pas beaucoup, voire pas du tout..;ce qui me facilite la tâche. J’ai remonté la plupart des branches jusque vers 1600 et certains beaucoup plus loin encore…c’est passionnant, on parcourt l’Histoire avec un grand H et on découvre des choses sur soi, aussi. Car, comme le montre bien ta « chute » amusante, la mémoire de Bon-Papa ne suffit pas…:-)

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    1. absolument! et on voit combien le « être de quelque part » est tout relatif, comme le disait bien Brel dans cette interview que je cite plus haut, où il ajoutait « peu importe que la cuisine de ma grand-mère se soit trouvée en Flandre ou n’importe où ailleurs » (je ne cite pas textuellement, c’est de mémoire ;-))

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  5. Je discutais de choses et d’autres avec mon boss au cours d’un voyage.
    Nous avions été abasourdis par la même chose : Les gens qui savent que leurs petits enfants mourront dans la maison où étaient nés leurs arrière-grands-parents.
    Et dans tous les pays où le boulot nous avait envoyés, nous en avions rencontré.

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  6. Mon père était fan de généalogie. A son décès, j’avais récupéré tous les documents qu’il avait accumulés, pensant poursuivre ses recherches. Et puis je me suis dit que cela ne m’apporterait pas grand chose de savoir de qui j’étais l’arrière-arrière-arrière-rejeton, et j’ai tout confié à un neveu qui se disait intéressé mais qui, à ma connaissance, n’en a rien fait de plus que moi. Je n’ai qu’un regret : que mon père ait passé plus de temps pour son ascendance que pour sa descendance 😦 …

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    1. Nous avons tous des ancêtres.
      La différence essentielle avec les aristocrates, c’est que nous ne les connaissons pas.
      Des guerres passées, on se rappelle les généraux, les chefs d’Etat.
      Assez peu des fantassins qui y ont péri…
      Nous sommes les fantassins de la société. 😉

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  7. Durant ces siècles-là, on voyageait peu, à part les plus nantis. Aujourd’hui c’est l’inverse ; la dispersion des familles est grande, frères et sœurs habitent dans des régions voire des pays différents. En tout cas, c’est une chouette découverte pour toi qui as aussi vécu un temps à S***.

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    1. on ne voyageait pas mais certains migraient ou faisaient du travail saisonnier loin de chez eux et parfois restaient « là-bas »
      dans ma famille, vu notre situation géographique, on a aussi beaucoup fait de petits sauts de part et d’autre de la frontière linguistique
      (et oui ça continue de me faire sourire :-))

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  8. Si je voulais faire ce genre de recherches, je n’irais sans doute pas bien loin, avec les grands parents maternels qui sont venus de Pologne près de la frontière autrichienne (je crois) et les grands parents paternels venus de Pologne du côté de la frontière russe (ça j’en suis sûre).

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    1. ah oui ça doit être très très difficile, et je suppose que les guerres ont aussi détruit pas mal de registres… sans parler de l’obstacle de la langue! déchiffrer du français, latin ou néerlandais des siècles passés est déjà compliqué, alors du cyrillique!

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  9. L’Adrienne ne cesse de nous surprendre. Il y a quelques jours, il me semble qu’elle ironisait sur les « racines » ou les « gens de souche », je ne sais plus exactement, et maintenant, on apprend qu’elle avait retrouvé la terre d’ancêtres remontant au XVIème siècle…

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    1. Absolument, faire de la généalogie me semble idéal pour guérir de l’esprit de clocher!
      De plus, ce qui m’intéresse, c’est ce que ça m’apprend sur la vie des gens, même si ce n’est qu’à travers quelques lieux et dates…

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