Stupeur et tremblements

Laissons là pour une fois toutes les causes de stupeur et tremblements fournies par l’actualité et revenons à la généalogie.

En 1619, quand Nicolas Aerts et son épouse font baptiser leur fils, le curé qui note les noms est soit dur de la feuille, soit fort distrait, il inscrit le nom Orts.
Ou Ots, ce n’est pas vraiment clair.

Quand le fils à son tour fait baptiser un enfant mâle, le curé, aussi gâteux ou aussi taquin que son prédécesseur – on est toujours dans la même paroisse bruxelloise – note le nom de famille Lot.
Ou Lots.
On n’est plus à un détail près.

En 1676, même paroisse, même lignée, cette fois la descendance est inscrite sous le nom de ‘De Lo’.

Au début du 18e siècle, De Lo est devenu Dulot.

Puis Dello.

Bref, voilà des gens qui ont changé de nom à chaque génération 😉

***

Par bonheur pour l’Adrienne, le fil qui fait remonter la petite Ivonne – vingt-trois ans sur la photo et enceinte de son second enfant à l’été 1927 – à ses lointains ancêtres bruxellois est moins tortueux: juste parfois un H en trop ou un s en moins 😉

17 commentaires sur « Stupeur et tremblements »

  1. Ici, mêmes les ruisseaux peuvent encore changer de noms.
    Par exemple, un ruisseau qui prend sa source près d’ici s’appelle l’Arton ou l’Harton suivant les cartes consultées.

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  2. Coucou, lorsque nous remontons dans l’arbre généalogique familial, nous remarquons effectivement une lettre manquante ici, là un changement de lettre… et si l’on retrouve et consultons les documents, ils sont tellement illisibles que rien détonant, heu d’étonnant ! Merci Adrienne !
    Comme Walrus le cite, quant à l’écriture inclusive, ba-bah-ba !

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    1. oui, bien sûr, des changements comme l’ajout du préfixe ‘de’ sont très courants, ou des variantes orthographiques, mais le nom reste le même, tandis qu’ici!!! c’est le cas le plus fort jamais rencontré 😉

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    1. j’ai aussi pensé au téléphone arabe, alors que le curé n’a que ses registres à consulter pour voir comment les noms ont été orthographiés lors du mariage, ou de la naissance d’un enfant précédent, ou de celle du père etc etc
      (c’est pour ça que je parle de mauvaise volonté ;-))

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  3. Nous avons fait une découverte identique au décès de mon père. Je n’avais pas encore vu l’original de l’acte de naissance de sa mère. Si celà complique un peu les recherches généalogiques, ça peut devenir de vrais problèmes à notre époque où tout est informatisé et doit coller à l’accent près.

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    1. exactement! ça complique drôlement les recherches!
      (je connais un Lepez qui a dans ses ascendants une trentaine de variantes orthographiques et autres, entre le maximum De l’Espée et le minimum Lepez/Lépée)

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  4. Superbe photo !
    Oui l’orthographe des noms et prénoms c’est un « poème » lors des recherches en généalogie !
    Même les dates ‘ mon arrière grand père, abandonné, a sur ses deux actes de mariage des années de naissance différentes).
    Effectivement dans l’exemple que tu donnes, ils ont fait très fort !

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    1. jusqu’à la génération de mes grands-parents, beaucoup de gens avaient un surnom et étaient appelés / connus… par ce surnom, au point même que leur vrai nom n’était pas connu
      (il y avait quelques beaux exemples de ça dans le voisinage de mes grands-parents quand j’étais petite fille, ça m’a toujours beaucoup amusée :-))

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