P comme Plassans

C’est le 2 avril qu’il est né mais par un hasard de calendrier l’Adrienne n’arrivera que le 3 dans la ville où il a passé son enfance, de ses trois à ses dix-huit ans.

Elle ne pensait pas en faire un voyage littéraire, le but était d’abord qu’il soit musical, puisqu’on y organise un joli festival de Pâques, mais voilà, la ville compte d’illustres enfants dans d’autres domaines que la musique et principalement ces deux-là, amis de toute une vie, depuis les bancs de l’école, le peintre Paul Cezanne et l’écrivain Émile Zola.

***

source de l’illustration ici, dessin de la ville de Plassans réalisé par Émile Zola en préparation de son roman La conquête de Plassans (paru en 1874).

Pour tout savoir sur les similitudes entre Plassans et Aix-en-Provence, voir l’excellent article ici.

Une brochure du service du tourisme d’Aix, Sur les pas d’Émile Zola, ici.

Et Sur les pas de Cezanne, ici.

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Billet écrit le 13 janvier 2023, jour du 125e anniversaire de la publication de l’article J’accuse (Lettre ouverte au président de la République, le 13 janvier 1898 in L’Aurore)

23 commentaires sur « P comme Plassans »

  1. Que voilà un billet riche en références.
    J’ai fréquenté Emile Zola dans ma lointaine jeunesse mais je ne pense pas avoir lu « La Conquête de Plassans ».
    Le dernier livre de lui que j’ai lu, c’était « La Bête humaine » quand notre fille était en rhéto.
    Passez un bon mercredi.

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    1. En fait, c’était « La terre » que notre fille avait dû lire en rhéto, avec son célèbre Jesus-Christ qui était très venteux.
      Désolée pour cette nouvelle erreur.

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  2. Merci, Adrienne, pour ce croquis qui en dit tant sur le génie d’Emile Zola, un travailleur méthodique, acharné, comme les grands artisans d’art de son temps. Comme Cézanne aussi que certains qualifient de « besogneux ».

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  3. Bon voyage en Provence !
    J’ai entendu parler il n’y a pas longtemps de Zola et Cézanne à la radio, mais dans quelle émission ?…
    Et je me rappelle avoir vu une émission des Cahiers de Julie consacrée à « La Cuisine de Cézanne » où on visitait la bastide.

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  4. Ah Zola… Je suis loin d’avoir tout lu… C’est comme Balzac ou Proust…
    J’ai pourtant tout ça sur ma liseuse mais je trouve toujours autre chose à lire avant de me remettre aux classiques… 😉

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    1. là pour le voyage c’est sûr que je vais lire les romans qui ont lieu à Plassans/Aix 🙂
      je suis loin d’avoir lu tout Zola, il m’a toujours un peu rebutée par son côté sombre et pessimiste (sauf dans Au bonheur des dames ;-))

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  5. Super ! J’aime cette ville où il y a tant à voir et à ressentir. J’ignore quelle expo succédera à celle sur Yves Klein à l’Hôtel de Caumont, mais je te signale que l’accès au Café Caumont est libre, un bel endroit pour se restaurer.

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  6. Un billet qui m’a appris des tas de choses, je ne savais rien de l’amitié qui liait Zola et Cézanne.

    Une drôlement bonne idée, ce festival en Provence!
    Dans le programme, beaucoup de belles promesses, notamment le Stabat Mater de Pergolesi que j’aime beaucoup.

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      1. Oooh, j’aurais aimé!
        Mais je ne suis pas encore en vacances à ces dates.
        Malgré le point ci-dessus, je suis allé voir les réservations et il n’y a plus de places disponibles en ligne pour Pergolesi! 😉
        Mais tu me raconteras, n’est-ce pas?
        Bises!

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  7. Quel lumineux bonheur de vous lire, chère Adrienne … j’y passerai des heures grâce aux liens précieux que vous joignez … merci beaucoup pour cette richesse encore offerte (hier), n’ayant pas eu le temps de commenter, me re-plongeant dans ces lectures du Grand Zola toujours présent parmi … nous !

    Le plan d’Aix s’identifie à celui de Plassans … remarquant cette phrase qui nous ramène au thème évoqué la veille : « … le peuple n’existe pas, la noblesse est indécrottable … »
    de la réalité au fictif, voilà de quoi intéresser nos chers collégiens et tous les autres !

    Extrait d’une correspondance composée par Cézanne -collégien- à son ami Émile, citant l’une des vertus théologales : la « Charité », dans un dizain en alexandrins, rimes suivies, diérèses, une grâce à lire !

    Mon premier, fin matois à la mine trompeuse,
    Destructeur redouté de la classe rongeuse,
    Plein de ruse, a toujours sur les meilleurs fricots
    Avec force impudeur prélevé des impôts
    Mon second, au collège, avec de la saucisse.
    De nos ventres à jeun faisait tout le délice ;
    Mon troisième est donné dans l’indigestion,
    Et, pour bien digérer, l’anglaise nation,
    Après un bon souper, chaque soir s’en régale ;
    Mon entier est nommé vertu théologale.

    Lorsque je relis pareil(s) auteur(s), je m’émerveille, bercée par la magnificence des vers qui coulent délicatement ; ils font du bien à l’esprit ! Gratitude infinie, chère Adrienne !

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