7 un jeu?

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Tous les hommes désirent naturellement savoir si une femme porte des bas ou des collants, dit Anna Gavalda. En amour comme en affaires, tous espèrent rencontrer l’occasion unique, la chance de leur vie.

Mais la femme à la fenêtre a d’autres préoccupations: elle est au cœur de la vraie vie. Elle n’a jamais été la reine du bal. Elle n’a jamais pensé non plus à la révolte.

Depuis toujours le monde est partagé entre maîtres et esclaves.

Comment pourrait-elle s’échapper de sa vitrine?

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jeu proposé par Joe Krapov dont j’ai pris 7 titres pour écrire mon texte:

A son image – Balles perdues – Capitaine – Ca raconte Sarah – Carnaval noir – Chien-Loup – Cirque mort – Dans les angles morts – Dix-sept ans – Einstein, le sexe et moi – En nous beaucoup d’hommes respirent – Entre deux mondes – Evasion – Fais de moi la colère – Helena – Isidore et les autres – (2) La chance de leur vie – La disparition de Stéphanie Mailer – (3) La femme à la fenêtre – L’Ame des horloges – La papeterie Tsubaki – (5) La reine du bal(6) La révolte – La rose de Saragosse – La somme de nos folies – La tresse – (4) La vraie vie – Le cœur perdu des automates – Le guetteur – Le prince à la petite tasse – Les dix vœux d’Alfred – Les frères Lehman – Les prénoms épicènes – L’été des quatre rois – L’étoile russe – Leurs enfants après eux – L’hiver du mécontentement – L’or du diable – Loup et les hommes – Ma dévotion – (7) Maîtres et esclaves – Millésime 54 – Miss Sarajevo – Modèle vivant – Mourir n’est pas de mise – My absolute darling – Nulle autre voix – Oublier mon père – Quand Dieu boxait en amateur – Rien d’autre sur Terre – Sales gosses – Station : la Chute – Tenir jusqu’à l’aube – (1) Tous les hommes désirent naturellement savoir – Trancher – Une ombre au tableau – Un funambule – Un manoir en Cornouailles – Un monde à portée de main.

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source de la photo ici, un article de 2013 sur la traite des femmes pour la prostitution espagnole – 12 000 victimes qui rapportent aux criminels environ 5 millions d’euro.

Par jour.

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7 choses

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Pour apprendre à connaître un peu mieux le pays, la lecture d’oeuvres littéraires a été bien plus utile que celle des guides touristiques.

Ainsi par exemple, Auður Ava Ólafsdóttir et son Rigning í Nóvember, Pluie en novembre, titre apparemment jugé peu racoleur car toutes les traductions ont préféré gommer la pluie et la remplacer par des papillons (versions néerlandaise, anglaise, allemande), une embellie (version française) ou ‘la femme est une île’ (versions italienne, espagnole et portugaise).

J’ai beaucoup aimé cette histoire où une jeune narratrice raconte avec humour son voyage autour de l’Islande, suite à son divorce, avec comme compagnon un enfant de quatre ans, le fils d’une amie hospitalisée, et elle qui ne se croyait pas faite pour être mère devient de jour en jour meilleure dans ce rôle.

La confrontation avec la réalité islandaise est des plus intéressantes: il y a tant de points communs entre ce que la narratrice vit, voit, raconte et ce qu’on a pu voir de l’Islande, fut-ce en seulement cinq ou six jours.

Petite tentative de liste:

1.la météo de novembre, dans le livre, est jugée « ridicule » tout comme la température et les conditions météo ont été jugées « ridicules » par notre guide de jeudi: il fait « ridiculement » chaud, ça veut dire dix degrés Celsius, le paysage est « ridiculement » détrempé au lieu d’être figé dans la glace et recouvert de neige.

2.on suit la route numéro 1 pour chacune de nos excursions (j’ai du mal à l’appeler autoroute, même si elle a généralement deux bandes de circulation dans les deux sens). Elle s’appelle numéro 1 mais il n’y a pas de numéro 2 et elle fait le tour de l’île. Qu’on aille au nord ou au sud, si on continue de rouler, on revient à son point de départ.

3.sur les 330 000 Islandais, plus d’un tiers vit dans la capitale, il n’y a pas d’autre ‘grande ville’ mais tout le long de la route numéro 1 on trouve ici et là une ferme, des maisons de vacances (en bois), un village, un camping rempli de caravanes, une station-service avec cafétéria et supermarché. Comme la narratrice, nous y avons fait halte pour y boire un café ou aller aux toilettes.

4.grâce à la géothermie, il y a des piscines chaudes à ciel ouvert un peu partout. Les Islandais s’y retrouvent comme d’autres au bar, à faire la causette et à s’observer. D’abord douche sans maillot puis baignade avec maillot (voir mon billet d’hier :-))

5.chacun semble avoir sa maison de vacances et la narratrice aussi, un joli cabanon qu’elle a gagné à une loterie et qu’elle va installer dans un endroit improbable, à l’ombre d’une montagne. On en a vu beaucoup dans de drôles d’endroits, avec mention spéciale pour la maisonnette placée toute seule sur une pente d’où tombent régulièrement de gros éboulis de blocs de lave. Roulette russe à l’islandaise 😉

6.on mange du skyr, du poisson pané, de l’agneau fumé, des pommes de terre. C’est vrai. Et on y mange très bien, les cuissons sont parfaites. Et beaucoup de choses (très) sucrées. La saison d’été est trop courte pour produire des céréales donc on a des herbages et on élève des vaches et des moutons. De nombreux fermiers louent des chambres aux touristes. Ce qui doit être importé coûte les yeux de la tête, une façon comme une autre de protéger le fermier autochtone et d’endiguer l’exode rural.

7.ce qu’on appellerait chez nous ‘catastrophe naturelle’ est monnaie si courante en Islande qu’on rigole bien d’entendre parler d’ouragan ici et là sur la planète: nous avons constamment des vents de cette force-là, dit le guide, même qu’un jour un camion s’est envolé, on n’en fait pas tout un plat. La seule fois où une ‘catastrophe naturelle’ a fait tout un plat dans les médias du monde entier, c’est parce que notre trafic aérien en a été arrêté. Mais la terre y tremble plus ou moins quotidiennement, des volcans sont en activité, des inondations, éboulis, avalanches coupent les routes ou font disparaître des maisons, une église: « pas grave, dit le personnage du livre, de toute façon elle était vieille et il en fallait une neuve ».

*** 

source et info (couverture d’origine) ici, version française chez Zulma et néerlandaise (celle que j’ai lue) chez De Bezige Bij.

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7 questions

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Est-ce qu’on doit connaître par cœur le nom de ceux qui ont écrit les textes? et l’époque? Est-ce qu’on doit venir en costume? Est-ce qu’on peut choisir sur quel texte on sera interrogé? Est-ce que je peux passer vers dix heures, c’est plus facile pour mon bus. Est-ce que je peux passer vers deux heures et demie, comme ça j’ai le temps de manger à l’aise. Est-ce qu’il faut connaître tout le vocabulaire? Sur combien de points sera la grammaire?

Aujourd’hui, les élèves de Madame ont leur examen de français langue étrangère.

L’écrit et l’oral.

L’avant-veille, ils avaient un tas de questions dont certaines sont tout à fait inédites 🙂

7

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Aalscholvers! se dit l’Adrienne en passant devant un arbre mort où de grands oiseaux de mer se tiennent tous dans le même sens, avec l’air de ne pas y toucher, alors que probablement ils gardent l’œil sur la surface de l’eau, au cas où un poisson se ferait voir.

Aalscholvers… ?

C’est à des moments comme celui-là que l’Adrienne se dit que c’est une drôle de chose, le bilinguisme: on ne sait jamais dans quelle langue le mot, la phrase, la pensée arriveront en tête. 

Photo prise à Ostende le 31 octobre.

Septième ciel

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Vous le savez, l’Adrienne vous l’a souvent dit, comme elle est heureuse de chaque commentaire reçu. Heureuse et reconnaissante.

Chaque matin, en faisant le ménage sur son blog – car elle le ramone quotidiennement, comme le petit Prince les volcans de sa planète, même celui qui est éteint, on ne sait jamais –  elle trouve les commentaires les plus dithyrambiques dans les spams. A bloquer et à jeter, comme les pousses de baobabs 🙂 

Petit florilège pour vous emmener au septième ciel de la blogosphère WordPress… la syntaxe et l’orthographe sont gardées dans leur état d’origine, à votre appréciation 🙂  

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7 chiffres

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Quand Madame reçoit une petite carte pour annoncer la naissance d’un bébé chez un(e) ancien(ne) élève, elle y trouve 7 chiffres.

En plus de la date de naissance, il y a la taille et le poids du bébé ainsi que l’heure de sa naissance, à la minute près (11.37 h. pour le dernier-né, ce 31 août).

En plus de l’adresse des heureux parents, il y a le numéro de portable de papa, celui de maman, et leur numéro de compte en banque. 

C’est dans ce monde-là que l’on naît aujourd’hui et qu’il faudra se débrouiller 🙂

***

source de l’illustration et lecture du chapitre XIII ici.

07-39

18-08-03 (4)

La première photo que Maurice Antony a prise le matin du 5 juillet 1939 est celle de cet atelier où des femmes et des jeunes filles, assises sur de longues banquettes de bois, passent des heures à peler les crevettes rapportées de la pêche nocturne.

Natif d’Ypres, Maurice Antony a photographié sa ville jusqu’à sa destruction complète à la guerre de 14-18. Après la guerre, ses photos ont représenté une documentation de grande valeur pour la reconstruction, vu que les habitants avaient fait le choix de la rebâtir en gardant le plus possible ce caractère moyenâgeux qu’elle avait su conserver jusque-là.

Après la guerre de 14-18, il s’installe à Ostende et à partir de ce moment-là, il fixe son regard de photographe sur la vie de sa nouvelle cité: la mer, les familles de pêcheurs, les bateaux… ce qui donne aujourd’hui une riche collection de documents très éclairants sur la vie des (petites) gens d’Ostende pendant les années 20 et 30.

Comme ces éplucheuses de crevettes à la veille de la seconde guerre mondiale et de nouvelles destructions.

A voir encore (gratuitement) sur la digue d’Ostende jusqu’au 21 août, Nieuwe Koninklijke Gaanderijen.