B comme balançoire

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A l’époque où l’Adrienne avait quelques poules pondeuses, elle a toujours veillé à ce qu’elles soient les plus heureuses possibles.

Mais là, aux Pilifs, elles disposent même d’une balançoire.

Et d’un bloc pour leur permettre d’y accéder et surtout d’en redescendre sans se fouler une patte 🙂

Quel endroit merveilleux – et pas seulement pour les poules! – quel bonheur de l’avoir enfin vu!

Merci!

B comme Botanique

Dans le petit hôtel ‘simple mais convenable’ qui aurait fait la joie de Daninos, vendredi matin la machine à café était en panne. Bon, se dit l’Adrienne, j’irai boire un cappuccino en ville.

Dans le coin, tout était encore fermé. Bon, se dit l’Adrienne, j’irai jusqu’au Muntpunt (place de la Monnaie), j’en profiterai pour lire les journaux. 

Mais ça n’ouvrait qu’à dix heures. Bon, se dit l’Adrienne, j’ai rendez-vous à Schaarbeek à midi pile, je vais me rapprocher tout doucement, je boirai un cappuccino au bar du Jardin Botanique.

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Mais au Jardin Botanique, les bâtiments sont en travaux  et le bar est fermé jusqu’au premier septembre. Bon, se dit l’Adrienne, j’irai jusqu’au Boentje.

C’est comme ça que l’Adrienne a fait des kilomètres à pied pour arriver quand même avec une heure d’avance au rendez-vous 🙂

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photos prises le vendredi 30 août au Jardin Botanique – si quelqu’un sait comment s’appelle cet arbre aux fleurs roses, je serais contente de le savoir 🙂

B comme belle-famille, belle famille

Il arrive parfois qu’une belle-maman te donne plus d’amour que ta vraie mère. Qu’elle te serre sur son cœur. Fort, fort. Qu’elle te dise des choses gentilles. Qu’elle te pose de vraies questions. Et qu’elle écoute tes réponses.

 

Il arrive parfois qu’un beau-papa te montre plus d’affection que ton vrai père. Qu’il te soutienne quand il pense que tu as raison. Qu’il prenne ta défense quand quelqu’un cherche à t’humilier. Qu’il fasse quelque chose uniquement pour te faire plaisir.

 

Que ceux qui arrivent à ce degré-là d’amour en soient remerciés.

***

écrit pour la photo de Samedi Défi 570 – merci à Walrus!

B comme Bruxelles tropicale

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Samedi dernier, il faisait encore 33°C alors qu’il était l’heure d’aller manger un bout avant la soirée à l’opéra.

L’Adrienne plaint de tout cœur la serveuse que les clients de la table d’à côté envoient constamment chercher encore quelque chose, au lieu de tout demander en une fois. La pauvre monte et descend les escaliers au gré de leurs caprices et reste bien gentille.

Le restau n’est pas climatisé et l’Adrienne, qui normalement n’aime pas du tout ça, a cette fois été bien contente de pouvoir se réfugier deux fois dans les 20° de sa chambre d’hôtel. Ou d’en profiter dans les magasins – lieux qu’elle fuit ordinairement – mais où elle a longuement traîné à la recherche de cadeaux pour un petit garçon qui n’a pas deux ans.

La serveuse propose les suggestions du jour adaptées aux températures tropicales, des salades diverses, des assiettes froides, mais beaucoup de gens préfèrent quand même les steaks, les frites, la sauce béarnaise. A la cuisine aussi, les travailleurs doivent souffrir.

Bizarrement, la chaleur n’empêche pas non plus les touristes de se balader en dégustant des gaufres avec de la sauce au chocolat. Pourquoi, par plus de 35° à l’ombre, la gaufre est encore gagnante face aux glaces – comme le prouvent les chiffres de ce week-end de festival à Werchter, c’est tout à fait incompréhensible.

« En toch winnen de wafels van de ijsjes » dit le titre de l’article, malgré la canicules, les gaufres sortent gagnantes, pas les glaces.

***

photo ci-dessus: a room with a view, le soleil se lève derrière la Grand-Place, cinq heures du matin.

B comme belle au bois

Je ne songeais pas à Rose ;
Rose au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

J’étais froid comme les marbres ;
Je marchais à pas distraits ;
Je parlais des fleurs, des arbres
Son œil semblait dire: « Après ? »

La rosée offrait ses perles,
Le taillis ses parasols ;
J’allais ; j’écoutais les merles,
Et Rose les rossignols.

Moi, seize ans, et l’air morose ;
Elle, vingt ; ses yeux brillaient.
Les rossignols chantaient Rose
Et les merles me sifflaient.

Rose, droite sur ses hanches,
Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches
Je ne vis pas son bras blanc.

Une eau courait, fraîche et creuse,
Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.

Rose défit sa chaussure,
Et mit, d’un air ingénu,
Son petit pied dans l’eau pure
Je ne vis pas son pied nu.

Je ne savais que lui dire ;
Je la suivais dans le bois,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois.

Je ne vis qu’elle était belle
Qu’en sortant des grands bois sourds.
« Soit ; n’y pensons plus ! » dit-elle.
Depuis, j’y pense toujours. 

Victor Hugo – Vieille chanson du jeune temps, in Les Contemplations

Peinture de Peder Monsted et consignes chez Lakévio, que je remercie: Romance. Fraîche ou rance. Frais ombrages, amers ou doux secrets. On se découvre, on se frôle, les baisers se donnent ou se volent. En route pour l’été. Ou pour l’éternité… A vous de composer.

PS : Phrase à inclure dans votre récit : « Une absence totale d’humour rend la vie impossible. » (tirée de Chambre d’hôtel de Gabrielle Sidonie Colette.)

Le poème de Victor Hugo se suffit à lui-même: tout y est, même l’absence de cette pointe d’humour qui rend la vie plus légère… 🙂

B comme brèves de comptoir parisien

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– Les Parisiens, dit K*, ils n’aiment pas les touristes.
– Ah? qu’est-ce qui te le fait conclure? demande Madame.
– On saluait, on disait bonjour, et jamais on ne nous répondait.
– Tu es sûr que c’étaient des Parisiens, pas des touristes comme toi?
– Oui, oui, dit-il, tout à fait sûr!

Chacun a son lieu ou monument préféré: Versailles, Montmartre, la tour Eiffel… On ne fait pas de jaloux 🙂
Ils ont trouvé que Notre-Dame n’avait pas l’air trop mal en point – « Il ne manque que le toit, en fait », a dit H* – mais que c’était bizarre de la voir sans sa flèche.

Il faisait froid, il pleuvait, tout y était très cher – « Je me suis acheté quelques boissons et je l’ai senti dans mon porte-monnaie », dit T* – il fallait marcher des kilomètres chaque jour – « Trente kilomètres », dit F* à une Madame incrédule, « ce jour-là on en a fait trente, je vous jure! » – mais malgré tout ça, la conclusion est unanime:

– Quatre jours, c’est beaucoup trop court!

B comme bibliothèque

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Lucette Desvignes se posait la question hier, accroche-t-on encore des poissons de papier dans le dos des gens, le premier avril? Essaie-t-on encore de leur faire croire une farce?

Il est vrai qu’on ne voit plus de poissons dans les cours d’école mais un tas d’instances, les journaux, la radio et de plus en plus d’entreprises s’amusent à essayer de berner de manière plus ou moins humoristique.

Comme nos bibliothèques en région flamande, qui annonçaient pour le premier avril que désormais les livres ne seraient plus classés selon l’alphabet mais d’après leur couleur.

Un petit aperçu des meilleures idées ici.

Même la police d’Anvers y est allée de son scoop en montrant sa toute nouvelle brigade féline 😉

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