G comme Girls!

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– Combien, ces danseuses? demande la vieille dame d’un air hautain.

Le prix énoncé ne semble pas l’émouvoir. Il s’agit pourtant d’une somme qui permettrait largement d’acquérir et de meubler quatre ou cinq maisons comme celle de l’Adrienne, une pour chaque Girl, en quelque sorte.

L’oeuvre n’est pas datée de manière précise, on estime qu’elle a été réalisée vers 1930. Par un spécialiste du genre, un artiste d’origine roumaine dont l’Adrienne n’avait jamais entendu parler, Demetre (Dumitru, en roumain) Chiparus (1886-1947).

On pourrait objecter que toutes ses danseuses – celles de la photo mais aussi les autres – se ressemblent. Qu’il est répétitif.

Mais il n’empêche que ces statuettes dégagent beaucoup de charme. Et que si elles ne coûtaient pas quatre ou cinq maisons, on les verrait bien sur le meuble de grand-mère Adrienne. Vu qu’il date de la même époque.

Ou sur le manteau de cheminée. Made in 1922 🙂

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photo prise à la Brafa le 2 février 2019, Les Girls, Demetre Chiparus.

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G comme Gaston

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Un autre bon endroit pour découvrir un pays, c’est d’entrer dans une librairie.

Comme l’Islande se considère « pays de livres » et de culture livresque, on n’est pas étonnée de trouver d’accueillants magasins consacrés au livre. Ils disposent d’un coin où on peut lire tranquillement comme si on était dans une bibliothèque, boire un café, manger sur le pouce ou même, si on ne veut rien dépenser du tout, se servir un verre d’eau aromatisée au citron et à la menthe fraîche.

C’est là qu’en faisant un tour des rayons, on découvre l’ami Gaston en traduction islandaise: il s’appelle Viggó, comme en danois et en norvégien. Cet album correspond à ‘Gaffes à gogo‘, comme on peut le voir ici en bas de page.

Revenir de l’islandais au français est très aléatoire, pour le mot ‘dútl’, par exemple, on trouve des Allemands, des cochons et des bidouillages 😉

G comme gagnants, gagnante

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Au fil des corrections, Madame envoie des petits messages du genre « Bravo, tu es le gagnant/la gagnante du test d’écoute! ».

Ou de la compréhension écrite. Ou de la question sur la phrase interrogative. Et cetera.

Mais en lisant certaines phrases, elle se demande si la plus grande gagnante, ce n’est pas elle 🙂

Jugez donc de la sagesse de cette moisson de décembre 2018 et décidez du gagnant:

Est-ce Leo: « Il faut savoir pardonner »,

Casper: « Je n’ai pas besoin d’avoir un portable »,

Lara: « Il n’est pas nécessaire de connaître l’avenir »

ou ceux qui inconsciemment consolent Madame d’avoir dû quitter son vert paradis et sa belle demeure: « Pour être heureux, on n’a pas du tout besoin d’une grande maison » ou de devoir vivre sans ses chats: « On peut très bien se passer d’animaux domestiques ».

G comme gars et filles

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Mercredi matin, l’Adrienne téléphone en urgence à sa gentille coiffeuse, pourrait-elle lui accorder quelques minutes l’après-midi du même jour? Oui, on la caserait vers deux heures et demie. Parfait.

En entrant dans le salon avec les rituelles minutes d’avance, l’Adrienne remarque tout de suite que l’ambiance n’est pas comme à l’ordinaire. On est entre filles. L’Homme accompagne son fils qui dispute un match de foot et Gentille Coiffeuse en a profité pour inviter deux copines. L’une est coiffeuse également et elles se font les unes aux autres leur coloration. Tout en disant beaucoup, beaucoup de mal de leur mec. 

Ça soulage, conclut Gentille Coiffeuse.

Et puis, ajoute-t-elle, je suis sûre que nos mecs font en ce moment exactement la même chose à propos de nous.

L’Adrienne vous laisse conclure.

Elle s’est dépêchée de les laisser toutes les trois à leur journée entre copines 🙂

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une des photos de ma « collection » de photos numérisées par la police du New South Wales (Australie) provenant des archives des années 1910 à 1930.

G comme géographie domestique

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Où se retire-t-on pour avoir un moment à soi? la chambre, le bureau, le fauteuil, la terrasse, le jardin?

La réponse se trouve dans une enquête très sérieuse réalisée en Grande-Bretagne: selon celle-ci, un tiers des hommes se réfugient dans la salle de bains, contre seulement un cinquième des femmes.

Pour ceux que ça intéresse, c’est ic: The Independent

Ça m’a bien fait rire parce que ça m’a rappelé mon grand-père, qu’on avait interdiction absolue de déranger, le matin après le petit déjeuner, quand il se retirait aux toilettes avec son journal.

Chose que lui seul avait le droit de faire, parce que – disait ma mère – c’est très mauvais de rester assis longtemps sur les toilettes.

Lui seul et aussi le petit frère, qui avait des intestins se mettant en branle dès qu’il était question d’aider à la vaisselle. Il revenait toujours au moment exact où tout était propre et rangé.

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai encore des doutes sur le bien-fondé de l’argument maternel 🙂

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photo prise à l’Hôpital Notre-Dame à la Rose

G comme Grande Vadrouille

Premiers cours, premier devoir. Madame demande à ses nouveaux élèves de lui expliquer ce que c’est pour eux le français. 

Il y a ceux qui sont allés pomper quelques jolies phrases sur internet, pour vanter à Madame les beautés de la langue qu’elle enseigne.

Il y a ceux qui gémissent et se plaignent. Ceux qui préféreraient s’en tenir à l’anglais, plus facile à apprendre et plus répandu dans le monde. Ceux qui malgré tous les efforts fournis ne trouvent pas encore les mots pour s’exprimer.

Il y a ceux qui ont été scolarisés en français, parfois seulement en maternelle, parfois aussi une partie de l’école primaire. Ceux qui remercient leurs parents de leur avoir donné une éducation bilingue.

Et puis il y a celui qui a fait sourire Madame en lui écrivant:

« Pour moi, le français, ce sont les mercredis après-midis passés chez mes grands-parents, parce qu’on regarde souvent des films français, comme la Grande Vadrouille ou le gendarme de Saint-Tropez. »

G comme goutte

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En ces mois de disette, on est si heureux de voir tomber trois gouttes qu’on sort vite l’appareil pour immortaliser ce moment magique.

Mais il n’en tombe pas une de plus. L’herbe, les plantes et l’Adrienne restent sur leur soif 😉

En visite jeudi dernier chez l’amie V*, on sourit en regardant les enfants patauger dans une grande piscine gonflable.

– On l’avait déjà installée et remplie en juin, dit l’amie d’un air d’excuse, c’était avant qu’il y ait des réglementations à cause du danger de pénurie…

Les enfants rient, s’ébrouent, sortent de l’eau sans même prendre la peine de se sécher.

– Elle est froide! disent-ils.

Elle est généralement entre 24 et 27°, ça dépend si on l’a recouverte pour la nuit ou pas.

– Vous ne connaissez pas votre bonheur, pense l’Adrienne.