J comme Jeu de paume

Quel geste viril! Il s’effectue de préférence au cours d’une manœuvre un peu délicate, quand une concentration classique, les mains empoignant fermement le volant, semblerait requise. Avec une expression impavide, et souvent un mâchouillement de chewing-gum, comme une métaphore supplémentaire de décontraction affichée, l’automobiliste de paume fait son grand numéro. Il n’a pas besoin de ses doigts. […] Un grand tourniquet dans un sens, puis dans un autre. C’est James Bond au créneau.

Il y a une idée de légèreté dans le projet – je m’appuie à peine sur la surface des choses, et elles m’obéissent. Pourtant, curieusement, cette volonté d’effleurement recèle une violence à la fois arrogante et légèrement bestiale […] une sensualité de petit mec, qui juge les autres hommes timorés et pense que les femmes ont trouvé leur permis de conduire dans un baril de lessive. […] cela veut tellement dire je suis plus fort, plus désinvolte, plus futé, plus rapide, qu’au lieu de susciter l’admiration espérée, le frimeur est tout de suite détesté. […]

Philippe Delerm, L’extase du selfie et autres gestes qui nous disent, Le Seuil, 2020, p.27-28.

Avouons que tous nous avons déjà observé ce geste, ce personnage, et éprouvé ce genre de sentiments en le voyant 😉

J comme jaune

Il était là comme s’il l’attendait et d’une main il montrait la façade de son voisin: elle venait d’être peinte en jaune moutarde.

Het knalt! fait l’Adrienne en riant et il est bien d’accord.

Knallen‘ c’est le verbe qui exprime le crépitement sonore du feu d’artifice. Le bruit du bouchon de champagne qui saute. Ou du pot d’échappement troué.

Knalgeel‘, jaune pétant.

– Ils ont laissé les échafaudages, explique-t-il, parce qu’il faut encore une troisième couche.

Et voilà, se dit l’Adrienne un peu plus tard en poursuivant son chemin, tout ce quartier de maisons ouvrières made in 1922, qui est ‘site protégé’, ce qui interdit de facto d’isoler les murs extérieurs puisqu’il faut garder l’aspect authentique 1922, on a pu lui enlever ses jardinets de rue et on peut cacher la brique, les courbes et les reliefs sous les couleurs les plus diverses et les plus voyantes…

***

Le cher petit monsieur à longue barbe grise apparaît ici depuis une dizaine d’années, j’aurais dû lui prévoir un tag. On peut le trouver ici, par exemple, sauf que ces dernières années il est passé de la pipe aux cigarillos 🙂

J comme Joanna

« À quoi bon ? Enfin… Vous ne supposez pas que ce n’était pas en apparence ? »

Mais qu’est-ce que c’est que ce charabia de précieux ridicule du 21e siècle?
Genre: « vous n’êtes pas sans savoir que… » ou pire encore « vous n’êtes pas sans ignorer que… »

Si vous lui demandez s’il faut prendre un parapluie, il vous répond qu’il « n’est pas impossible qu’il ne pleuve pas » et si vous en concluez – à tort – que vous pourrez donc vous en passer, il vous dira doctement « je ne vous ai pas incitée à ne pas prendre vos précautions ».

Il m’énerve!

Il m’énerve avec ses « je ne peux pas ne pas être satisfait », ses « je n’ai pas l’intention de ne rien faire », ses « vous ne pouvez pas ne pas me le refuser »…

Quand il est au tribunal, à la barre, c’est peut-être un bon moyen d’embrouiller l’adversaire, mais dans la vie courante?
Est-il encore capable d’exprimer une idée claire et nette, sans ambiguïté?

J’arrête de me prendre la tête et je lui réponds comme il le mérite:

« J’ai bien été la première à vérifier l’exactitude de la chose, quand j’étais votre amour… en apparence. »

***

Tout savoir sur le tableau, ici – Merci à Monsieur le Goût pour la consigne du devoir 136:

Cette toile de Gustave Courbet dite « Jo la belle Irlandaise » me dit quelque chose. J’aimerais que cette note commençât par « À quoi Bon ? Enfin… Vous ne supposez pas que ce n’était pas en apparence ? »
Aussi qu’elle finît par « J’ai bien été le premier à vérifier l’exactitude de la chose, quand j’étais votre amour… en apparence. » J’espère que vous aurez une histoire à raconter à partir de ces deux phrases tirées des « Contes d’amour, de folie et de mort » d’Horacio Quinoga.

J comme Je continue

Comme le suggérait Mo dans son commentaire sous le billet du 7 août, continuons.

« Étant donné qu’à cet âge-là Cholokhov avait adopté la mode de bien cacher sa pomme d’Adam sous un col roulé stylé ou une chemise dûment boutonnée, les battements surexcités de son cœur devaient être intenables dans sa gorge compressée quand il monta les marches de l’hôtel de ville avec solennité, comme il sied à un lauréat du prix Lénine, sied à un lauréat du prix Staline, sied à un prix Nobel. Il valait donc mieux qu’il garde le bouton de col bien fermé quand en haut des marches il serra la main du bourgmestre local, Hjalmar Leo Mehr, en réalié Meyerovitch, radical socialiste et fils de juifs russes révolutionnaires. On était entre camarades. Il est possible que Cholokhov ait aussi reconnu Olov Palme parmi les invités, un gars de gauche depuis que de ses propres yeux parfois gris, pendant des vacances en Amérique, il avait vu les différences entre pauvres et riches, ministre suédois des Transports et de la Communication à l’époque de cette remise du Nobel mais loin d’être aussi célèbre que vingt et un an plus tard grâce à une seule balle dans le dos tirée par un meurtrier parfait. Bref, du grand monde, des gens importants. Des membres du puissant clan d’éditeurs Bonnier, par exemple : leur réseau laissait des traces jusque dans les fumoirs du palais. Le roi lui-même n’aurait pas voulu rater ce banquet. Gustave VI, commensal soporifique, mauvais au billard, botaniste amateur avec une légère prédilection pour le monde merveilleux du rhododendron, mais d’après les rumeurs un grand amateur de livres, avec une bibliothèque gigantesque dont le dépoussiérage offrait quelques journées plaisantes chaque année au personnel de sa cour. Tous étaient là pour lever le verre au grand Mikhaïl Cholokhov. Et bien sûr aussi pour être parmi les privilégiés qui entendraient son discours et l’applaudiraient longuement.

Pour atteindre la salle du banquet, Cholokhov et ses admirateurs devaient d’abord traverser la galerie des Princes, que le prince Eugène avait cru devoir orner de fresques de sa main, considérant bêtement tout comme Néron qu’une position sociale élevée produisait automatiquement des talents artistiques. Mais au plus profond de son âme obscure, Cholokhov avait une sympathie immense pour l’artiste de troisième zone, pour des raisons qu’il ne pouvait pas montrer, et certainement pas le jour où on lui décernait le Nobel.

Ensuite l’assemblée fut dirigée vers la Salle Dorée. Plus de pompe que de splendeur. Une boîte de pierre ornée de mosaïques d’or, plus de dix-huit mille, selon un historien de l’art qui s’était donné la peine de les compter. La représentation d’une blonde anorexique sur un des murs devait symboliser Stockholm, au centre de la planète, non, au centre de l’univers entier ! La plupart des dessins d’enfants surpassaient qualitativement cette vomissure picturale. Mais une fois de plus Cholokhov devait ressentir une chaude relation fraternelle avec son auteur.

Du plafond de cette caverne à paillettes descendraient bientôt les plats de manière théâtrale, directement de la cuisine. Des nez exercés étaient peut-être capables de reconstituer le menu à l’odeur : une roulade de soles pochées, du poulet farci servi avec une vinaigrette d’asperges et une sauce madère au foie gras, de l’ananas à la macédoine, avec de la liqueur, bien entendu, et des petits fours. Ensuite du café, et par manque d’inspiration une liqueur Marie Brizard et un cognac Courvoisier. Le cœur de cosaque de l’auteur fêté aurait battu plus joyeusement si par magie on avait fait apparaître un cruchon de vodka mais les rumeurs sur son alcoolisme sauvage dès qu’il y avait de la vodka sur la table étaient sûrement sorties depuis longtemps des limites du village de Kroujlinine ; elles s’étaient même fait un chemin au travers du mur de Berlin et le comité du Nobel redoutait probablement qu’un discours soit lu par une langue triplement fourchue.

Le dîner lui-même avait lieu à côté, dans la Salle Bleue, bien qu’elle ait la couleur du rouge désespérant de ses briques. Les sept cents invités cherchèrent bruyamment la place qui leur avait été désignée à table par une logique inconnue et cachèrent le cas échéant leur déception d’être à côté d’un convive de moindre prestige. Les premières bouteilles de Château du Basque 1959, une année exceptionnelle, comme le savent les épicuriens, se décantaient en cuisine en attendant le poulet. Un défilé de serveurs raides, aux visages pitoyables qui imploraient de recevoir un rayon de soleil et une dose de vitamine D, apportaient les coupes de champagne (Pommery & Greno Brut) et il était très pénible pour les invités de ne pas pouvoir déjà y tremper les lèvres, subrepticement. Mais avant de lever le verre de bulles, il fallait que Cholokhov débite son speech.

Il s’avança. Le grésillement du micro lui offrit l’attention internationale qu’il quémandait depuis des années. Il extirpa le discours de la poche de sa veste. Le lissa. Il crachota pour libérer ses cordes vocales. Et bien que ce ne soit qu’une modeste et théâtrale petite toux de fumeur, on y distinguait déjà la fatalité. Ce membre fêté du Comité Central du Parti communiste avait tout l’air, en effet, de ne pas pouvoir échapper indéfiniment à la mort et mourrait , pesant à peine quarante kilos tout habillé, d’un cancer plus affreux que le goulag, non, ce n’est pas vrai, presque aussi affreux que le goulag, en l’an orwellien 1984. Mais soit, c’étaient des soucis pour plus tard. Ce jour-là était le jour, entièrement sien, où on ne penserait qu’à son immortalité. »

Dimitri VerhulstHet leven gezien van beneden (La vie vue d’en bas), Atlas Contact, 2016, pages 9-14 (traduction de l’Adrienne)

Le livre n’a pas encore été traduit en français, on peut lire ici ces mêmes pages en néerlandais.

A lire cet extrait on devine aisément que ce n’est pas non plus demain qu’il sera traduit en suédois… ni en russe 😉

J comme JOY

C’est fou le nombre de gens qui sont ‘fan‘ de Virginia Woolf et qui ont conseillé sa lecture, à commencer par une ancienne élève, et ce ne sont pas les quelques tentatives entreprises pour satisfaire ceux et celles qui l’ont poussée à la lire qui ont convaincu Madame: chaque fois elle s’est dit: « C’est pour ça qu’on fait tout ce tam-tam? »

Alors pourquoi refaire une tentative, vous direz-vous.

D’abord parce que ce serait bête de passer à côté de quelque chose de vraiment bien, et puis pour deux autres raisons toutes récentes, la visite de Charleston House, imprégnée de souvenirs de la fratrie Woolf, et la 500e Grande Librairie, où « To the lighthouse » était conseillé par Paul Auster.

On trouve ce roman en ligne et peut-être est-ce de bon augure: il y a trois fois le mot ‘joy‘ à la première page 🙂

J comme jeunes et vieux

« Mieux vaut être bourré que moche » affirme-t-elle en lettres noires sur un large T-shirt gris.
Elle soutient gentiment un vieux monsieur en bermuda qui a du mal à faire quelques pas et qui ne cesse de répéter à la cantonade « Moi, je ne suis pas instruit! Je ne suis pas instruit! Je n’ai pas terminé mes études secondaires… ».

Une dame avec un badge autour du cou donne un dernier briefing:
– Alors vous avez bien compris: on ne parle pas, on ne discute pas, on ne bavarde pas, on ne rigole pas! Le seul bruit qu’on est autorisé à faire, c’est d’applaudir à la fin!

Tous hochent la tête, ceux en fauteuil roulant, celles qui en bas, aux toilettes, cherchaient en vain comment tourner au robinet automatique, celui qui se tient bien droit avec sa canne blanche…

C’est aussi ça que l’Adrienne apprécie à la Monnaie, son programme social « Un pont entre deux mondes » qui offre des activités culturelles de la plus grande qualité, gratuitement, à des gens qui n’y auraient jamais accès sans cela.

– Hein Raymond! s’exclame une dame, que tu aimes ça, venir à l’opéra!
– Oui, oui, fait Raymond sans même lever les yeux.
– Il vient chaque fois, hein Raymond que tu viens chaque fois?

J comme Jeux

– Maintenant que vous êtes à Olympie, dit Saskia, c’est le moment ou jamais de courir sur cette fameuse piste!

Saskia, c’est la guide de l’avant-dernier jour, qui s’était présentée au groupe en disant:

– Je suis née aux Pays-Bas mais je vis en Grèce depuis plus de vingt ans. Je la considère comme mon pays.

Et au moment où elle disait « je suis née aux pays-Bas… » il y a bien sûr eu Jef pour s’exclamer ironiquement et bien fort: « Nooon! Sans blague! On ne l’aurait jamais cru! » alors que les autres se contentaient de sourire à cette précision inutile, étant donné son accent hollandais quand elle parlait néerlandais 😉

Bref, Saskia encourageait à courir une longueur – un stade, c’est-à-dire 197,27 mètres – et devinez qui a couru?
Uniquement quelques femmes.
Alors que la moitié du groupe se composait d’hommes.

C’est Gerda qui a gagné.

Quelqu’un du groupe lui a tressé une couronne d’olivier – la récompense à Olympie, dans les trois autres lieux de jeux antiques la récompense était différente, le laurier à Delphes est le plus connu mais il y avait aussi le pin et même le céleri à Némée 😉 – couronne qu’elle a fièrement portée jusqu’au soir.

J comme jubé

Dans la grande pièce où on fait attendre l’Adrienne – comme d’habitude arrivée au rendez-vous avant l’heure – il y a une sorte de jubé tout en bois.

Jubé au sens où ce mot s’emploie en Belgique, où il peut aussi désigner une sorte de tribune où se trouve l’orgue.

C’est ainsi que le père de l’Adrienne désignait ce balcon de pierre derrière lequel lui et ses copains s’amusaient beaucoup avec leur chorale, à la messe de neuf heures et demie.

– Je parie, disait la mère, que vous n’avez même pas entendu le prêche!
– Si, si! répliquait-il.

Et mini-Adrienne savait bien qu’il était possible de bavarder et d’avoir tout suivi quand même: c’est ce qu’elle faisait au cours de néerlandais. Mais elle se gardait bien d’intervenir dans la discussion.

Personne, au service social, ne semblait intéressé par l’architecture des lieux, aussi l’Adrienne est-elle restée avec ses questions: que fait cette sorte de jubé dans cette salle, alors qu’on n’est ni dans une église, ni dans une chapelle, ni dans un château?

Mais elle est reconnaissante à la dame qui avait besoin d’une interprète: ça lui a permis d’accéder à des lieux que sans ça, elle n’aurait jamais vus!

J comme Jeanne

Dès la première salle de l’expo à Talbot House, l’Adrienne a été scotchée par le témoignage filmé qui montrait une très vieille dame racontant ses souvenirs de petite fille de sept à huit ans pendant la première guerre mondiale, à Poperinge.

Elle s’appelle Jeanne Battheu et est née en 1910. Poperinge faisait partie de ce petit bout de Belgique qui a résisté à l’envahisseur. La famille de Jeanne était une des seules à ne pas avoir envoyé ses enfants en lieu sûr, de sorte qu’elle a tout vécu de près: les soldats anglais à Talbot House, les bombardements, l’ypérite…

« Je n’ai pas eu d’enfance », dit-elle au moment où elle raconte qu’on lui avait demandé de faire boire du lait à des soldats gazés et qu’elle en a vu mourir sous ses yeux dans d’horribles souffrances.

Source de la photo ici: on voit la petite Jeanne qui pousse une « chaise roulante » bricolée dans laquelle se trouve sa petite sœur: l’enfant a tout à coup cessé de savoir marcher, à l’âge de deux ans et demi, traumatisée par le bombardement de leur maison. Elle n’a plus vécu longtemps, décédée à cinq ans et elle « avait à ce moment-là les cheveux aussi blancs que les miens aujourd’hui », dit Jeanne (1910-2001).

J comme je me souviens

Louvain – photo prise en octobre 2010

Ils étaient 126 et à tous leur prof de français avait répondu: « excellent choix ! » quand ils leur avaient annoncé qu’ils envisageaient des études de philologie romane.

« Tu es de loin la meilleure en français », avait dit le prof de N***, une Limbourgeoise, « tu devrais faire les Romanes. »

C’est ainsi qu’ils étaient 126 cette année-là à recevoir leur première dictée du terrifiant professeur Mertens.

« Vous allez voir », les prévenaient les redoublants, « vous allez tous avoir moins que zéro. Vous aurez des moins vingt, des moins trente ! »

Et l’Adrienne, comme tant d’autres probablement, se disait « pas moi ! »

Elle avait toujours été imbattable en dictée et en faisait un point d’honneur.

Puis le professeur Mertens a lu le texte qu’il avait prévu pour assener à tous ces jeunots un bon premier coup de trique, histoire de leur mettre tout de suite les pendules à l’heure : ils avaient encore tout à apprendre !

Le texte était fort long et les exceptions, anomalies, participes passés de verbes pronominaux suivis de l’infinitif et autres pièges se succédaient.

Mertens jubilait devant les têtes basses : une fois de plus, son traitement de choc marchait.

Au cours suivant, il jubilait encore, le paquet de dictées corrigées à la main : deux traits sous les erreurs grammaticales et un seul sous les erreurs d’orthographe.

Il tenait à distribuer lui-même les feuilles et le faisait dans l’ordre, en commençant par la pire de toutes, appelant les noms un à un, ce qui l’obligeait à aller sans cesse d’un bout à l’autre de l’amphi. C’était une de ses manières d’apprendre à connaître ses ouailles et à coller un visage sur un nom : le premier mois n’était pas passé qu’il connaissait les 126.

Bref, vous imaginez les cœurs battant fort au fur et à mesure de la distribution.

« C’est excellent ! » a-t-il dit à l’Adrienne, qui avait réussi le pire score de toute sa vie.

***

texte inspiré par le schibboleth du Défi 702 – le mot avait déjà paru dans un autre billet en hommage au professeur Mertens, ici, grâce à un commentaire de Joe Krapov, copié-collé ci-dessous:

  1. Joe Krapov J’aime bien venir ici. J’en repars très content des messages en grec, en chinois, en anglais et en langage codé (Shibboleth !) que je reçois dans ma boîte aux lettres professionnelle, qui m’ennuient un peu quelquefois mais qui me valent d’être payé à la fin du mois (pas de quoi aller faire du shopping à New-York, certes mais je n’ai pas de tels besoins. Rigoler à Rennes suffit à ma joie !).
    Bon courage pour la suite, Madame !J’aime Réponse
  2. Adrienne ah voilà qui me fait plaisir, Joe Krapov 🙂
    (ton schibboleth me rappelle notre excellent prof de grammaire, à l’université, qui nous donnait des petites fiches à apprendre par cœur: le mot schibboleth figurait sur celle des quelques rares mots de la langue française qui s’écrivent avec 2 b: « à l’occasion du sabbat, l’abbé offrit un gibbon gibbeux au rabbin qui lui avait expliqué ce que c’est qu’un schibboleth »)
    merci!