Dernières nouvelles d’Amenhotep

Mummie farao Amenhotep I voor het eerst digitaal 'uitgepakt'
Reconstruction 3D de la tête d’ Amenhotep I – Égypte – 28 décembre 2021. © Belga Image

Même si on n’aime pas les chiffres, on fait une petite exception pour les toutes dernières données archéologiques dévoilées le 28 décembre grâce aux scans réalisés sur la momie du pharaon Amenhotep Ier.

D’abord son âge, environ 3500 ans, vu qu’il a régné de 1525 à 1504 avant notre ère.
Son âge lors de son décès, probablement 35 ans. Pour le moment on n’en connaît pas encore la cause.
Sa taille, 1,69 m.

Deux autres détails révélés par le scan: il était circoncis et avait une excellente dentition 🙂

Quel bonheur que ceux qui l’ont découvert il y a 140 ans, en 1881, à Deir el-Bahri, ont su résister à la tentation de lui ôter ses bandelettes pour lui arracher les quelques bijoux ou amulettes qu’il porte sur lui: la momie en aurait été endommagée et tant de précieux enseignements auraient disparu.

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info ici (en néerlandais) et ici (en anglais)

Dernière fois?

Passage à l'heure d'hiver: à quand la fin du changement d'heure?
source ici

A chaque changement d’heure, l’Adrienne espère que ce sera la dernière fois et ces dernières années elle croyait approcher du but, puisque l’Union européenne avait voté son abolition.

Hélas, comme il fallait s’y attendre, dès qu’on laisse aux différents pays qui la composent toute liberté pour décider quelle heure chacun adoptera, on n’est pas près de trouver un début d’accord.

Ainsi, comme on peut le lire dans l’article d’où vient l’illustration ci-dessus:

« Les pays sont libres de décider s’ils souhaitent se caler sur l’heure d’hiver ou l’heure d’été. La Commission leur recommande néanmoins de se concerter pour éviter un patchwork d’heures différentes au sein de l’Union, étalée déjà sur trois fuseaux horaires. Faute d’harmonisation, il y aurait des perturbations dans les transports, les systèmes d’information, et des surcoûts pour le commerce transfrontalier.

Souci: des États membres se positionnent sans consulter les pays limitrophes, ce qui risque de provoquer pagaille et incohérences. « L’Allemagne s’est prononcée pour l’heure d’été permanente, alors que ses voisins danois, néerlandais et tchèques plébiscitent l’heure d’hiver », remarque l’eurodéputée. S’ajoute à ce manque de coordination le poids de l’histoire: l’Estonie refuse de s’aligner sur le même créneau horaire que la Russie (UTC+2). Madrid ne veut plus vivre au rythme de Berlin, un héritage franquiste qui remonte à 1940: l’Espagne songe à revenir à l’heure de Greenwich, le fuseau horaire de son voisin le Portugal. Les Finlandais, qui veulent l’heure d’hiver toute l’année, quitteraient le fuseau des pays Baltes et se retrouveraient à la même heure que leurs voisins suédois (UTC+1) qui, eux, sont pour l’heure d’été.« 

Bref, on est au point mort.

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si quelqu’un veut l’article entier, il n’y a qu’à demander 🙂

Dernière fois

source ici

Ouvrir la fenêtre au premier étage.
Bien positionner l’échelle.
Prendre le seau avec un ou deux litres d’eau, une petite éponge, la brosse et la ramassette.

Oui, aujourd’hui on parle belge ici 😉

Sauter sur le toit plat – avoir pensé à mettre aux pieds des trucs qui tiennent bien au lieu des slaches habituelles – et se mettre à quatre pattes pour faire le nettoyage nécessaire, en particulier autour de la conduite d’eau de pluie vers la citerne.

Ne pas se pencher par-dessus le bord du bord: on a le vertige.

Et quand on est à nouveau sur le plancher de la salle de bains, se demander combien d’années encore on réussira à faire cette gymnastique.

Avec ou sans slaches 😉

Les derniers

Des amis, des inconnus, sont accourus avec leurs raclettes et leurs torchons – vocabulaire belge, on est en Belgique – et l’ont aidée à se débarrasser de la boue, puis de tout ce qui était abîmé, cassé, invendable.

– Cette fois, dit-elle à chacun, c’est le coup de grâce. J’arrête le magasin. J’arrête tout!

Elle venait de traverser une longue période covid, magasin fermé, les articles pour la cuisine et les articles cadeaux n’ayant pas été jugés essentiels.
D’ailleurs, les fêtes de mariage, d’anniversaires et autres avaient aussi été annulées ou reportées. Qui avait eu besoin d’acheter des cadeaux?

Puis des voisins, des clients, avaient exprimé leur sympathie et l’espoir que les commerces rouvriraient dans le quartier sinistré.
Déjà la pharmacienne s’y préparait, dans deux containers loués.

Alors, quand les caméras de la télévision sont repassées, une dizaine de jours après les dégâts, elle était en train de disposer sur un rayon toute une collection de moulins à poivre.

– Oui, dit-elle, mi-souriante, mi-fataliste, je vais rouvrir quand même.

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écrit pour la photo proposée par Walrus au défi du samedi 674 – merci à lui! – et inspiré par une dame courageuse vue à la télé.

Dernièrement

83ème devoir de Lakevio du Goût.

Devoir de Lakevio du Goût_83.jpg

Samedi dernier, le miracle a finalement eu lieu.

D’abord il y avait eu la maladie.
Grave.
Le diagnostic.
Les hospitalisations.
Les chimio.
Les complications diverses.

Puis s’y était imbriquée la pandémie.
L’interdiction de se voir dans un lieu clos.
La fermeture des lieux publics.
Ni cafés, ni restaurants.

Deux années entières où il y avait toujours un obstacle.

Jusqu’à samedi dernier.

L’Adrienne et sa tantine ont enfin pu s’asseoir ensemble sur une terrasse, à l’ombre d’un parasol, prendre un café et bavarder.

La tantine a toujours mille choses à raconter… et une petite envie de vin blanc 🙂

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Cette toile d’Aldo Balding m’a interpellé, curieux que je suis. Mais que se racontent ces deux femmes ? Attentive est l’une, certes. Mais que dit l’autre ? À lundi.

Dernière fois?

photo qui n’a rien à voir 🙂

Chaque année à la même époque, l’Adrienne exprime le même wishful thinking: pourvu que ce soit la dernière fois qu’on passe à l’heure d’été!

Un souhait qui semblait devenir de plus en plus réalisable, vu que désormais chacun s’accorde à dire que les raisons pour lesquelles ce changement d’heure avait été décidé, à l’époque, s’avèrent totalement infondées et qu’au contraire même, c’est néfaste pour l’environnement comme pour l’humain.

Bref, l’Adrienne adhère totalement à l’Alliance internationale pour une heure naturelle 🙂

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ah oui! le blog vient d’entrer dans l’âge bête, il a eu 13 ans le 28 mars dernier – et non, aucun rapport avec la photo, les vaches sont des animaux intelligents 🙂

Dernière arrivée

Photo de Francesco Ungaro sur Pexels.com

Gérard sentit tout son courage le quitter d’un seul coup : la vieille dame souriait de plus belle, encouragée par les murmures approbateurs des autres participants, 87 ans vraiment on ne le dirait pas, on vous en donnerait facilement dix de moins, bravo ! L’annonce faisait toujours ce petit effet-là mais elle ne s’en lassait pas.

– Bon, fit Gérard, je vous rappelle à tous que le parcours est difficile, qu’il faut de bonnes chaussures et qu’une fois que nous serons dans les bois, chacun devra se débrouiller seul.

Il vit que la vieille dame avait de jolies chaussures en daim gris, avec un petit talon compensé.

– Vous n’avez rien d’autre à vous mettre aux pieds, Madame ?

– Ne vous inquiétez pas, jeune homme, ce sont les chaussures avec lesquelles je marche tout le temps, j’y suis bien. Tout ira bien !

– Ça va grimper un peu, vous savez, fit-il en lorgnant vers ses deux béquilles, et il y aura de la boue…

– Oui, oui, je sais, je vous ai dit que je suis née ici, je connais très bien l’endroit !

Bon, il ne fallait pas discuter.

Déjà les quelques « purs et durs », ceux qui connaissent leur guide de la faune et de la flore par cœur, portent des bottines Aigle et des vêtements « pratiques et légers » de randonneurs chevronnés, multicouches, multipoches, les jumelles autour du cou, commençaient à montrer des signes d’impatience.

Il fit l’appel des personnes présentes, vit que comme d’habitude il en manquait deux ou trois de la liste et décida de ne plus les attendre.

C’est au moment où la petite troupe se mettait en marche derrière lui qu’elle arriva, une grande jeune femme blonde, bottes en caoutchouc et veste en duvet fuchsia, sur un VTT crasseux qu’elle attacha rapidement à un poteau.

Les chevronnés levèrent les yeux au ciel, Gérard reprit sa liste d’inscrits et la jeune femme se précipita vers les deux béquilles en tendant les bras, comme si elle était à un cocktail mondain :

– Ça par exemple ! Madame de B*** ! Vous ici ! Comment allez-vous ?

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écrit pour le jeu d’Annick SB – merci à elle – avec la consigne « Comment allez-vous? » – le premier épisode était avant-hier, qui sait ça deviendra peut-être un feuilleton 😉

Dernières nouvelles du front

Qui l’aurait cru, dit l’Adrienne à sa Tantine mardi dernier, qu’on prendrait rendez-vous sur le trottoir?

C’était la première fois qu’elles se revoyaient après plusieurs mois. La Tantine se remet d’un cancer, les seuls contacts se faisaient par internet.

Qui l’aurait cru, que la buée sur les lunettes ou les mérites comparés des gels hydroalcooliques deviendraient de vrais sujets de conversation chez le traiteur italien?

Qu’avec les copines on s’amuserait à mesurer laquelle va le plus loin dans la folie hygiénique au retour des courses?

Et qu’on aurait le fou rire quand la nipotina raconte qu’elle a installé un rideau de douche dans son entrée pour pouvoir serrer sa sœur dans ses bras.

Bref, après dix mois sans avoir touché un être humain, l’Adrienne s’apprête à serrer sur son cœur sa carissima.

Sans rideau de douche.

Et probablement sans internet… donc bonne année à vous tous et à bientôt!

Dernière fois

C’était le 13 février, la dernière fois que l’Adrienne a pu chanter avec ses Geitenwollensokkers et oui, ça fait loin.
Un jeudi soir par mois de chants et de rires.
Beaucoup de rires.

Le chef de chœur est un violoncelliste professionnel qui poursuit une belle carrière de soliste et qui a annoncé qu’il ne pourrait plus combiner tout ça avec la chorale.
Surtout qu’entre-temps son foyer s’est encore agrandi.

On le comprend très bien, c’est déjà un miracle qu’un musicien de sa trempe veuille s’occuper d’une chorale d’amateurs dont certains croient mieux connaître la musique que lui 😉

Hier matin, il envoie la vidéo ci-dessus en promettant une petite demi-heure de bonheur à ceux qui la regarderaient.

Et bien vous savez quoi?

Au bout de six minutes, l’Adrienne était déjà en train de pleurer.

Oui, c’est beau.
C’est même très beau.
Ça donne envie de déménager tout de suite en Suisse.

Mais qu’est-ce que ça fait ressentir le manque.
Les manques.

Enfin, jugez vous-même, si vous avez l’envie et 26 minutes de temps.

Derniers jours de vacances

Pour la troisième fois de la semaine, l’Adrienne était en route pour le bureau du syndic – il faudra que demain elle vous fasse un billet pour vous relater ses premières expériences avec un syndic de copropriété – bref en route pour le centre ville elle choisit de passer par le parc.

Peu de monde en route en ce vendredi assez tôt dans la matinée, sauf deux petits enfants que l’Adrienne tout de suite tient à l’œil car elle a comme une prémonition qu’il vont piétiner les cyclamens en pleine floraison sous le grand hêtre pourpre.

Et vlan, dès que la petite fille (sept ans, peut-être) y pose le pied, l’Adrienne fait sa Madame et lui dit:

– Attention les fleurs!
Avec apparemment juste ce qu’il faut de sévérité pour être promptement obéie.

– Tu ne les trouves pas belles? lui demande l’Adrienne en souriant.

Oh si! ils les trouvent bien belles, la petite sœur et le grand frère (8 ou 9 ans? pas dix, en tout cas), qui se met à expliquer qu’à la maison ils ont des roses merveilleuses, avec du rouge, du jaune et même du noir alors l’Adrienne se montre admirative pour ces fleurs incroyablement drapeau belge.

– Et elles sentent bon aussi? demande-t-elle.

Oui, bien sûr qu’elles sentent bon aussi.

Alors l’Adrienne, tant qu’à faire sa Madame, y va à fond avec la question à zéro franc:

– Vous êtes contents de retourner bientôt à l’école?

Oh oui! fait la petite sœur.
Moi pas tellement, dit le gamin.

Alors il explique qu’il s’appelle El A***i et que dès qu’il y a une bagarre à la récré, c’est son nom qu’on crie, même s’il est tranquillement à discuter avec deux ou trois gars « de sa famille ».

– Ah ça c’est embêtant, fait l’Adrienne, je comprends… ce n’est pas chouette.

Puis il explique qu’il traîne cette réputation de son école précédente, d’où il a été renvoyé.

– Mais là, demande l’Adrienne, tu as envie de t’en défaire? Tu veux que ça cesse? Tu n’as pas un prof à qui tu peux en parler?

Si, bien sûr, mais c’est peine perdue, il l’a déjà essayé.

– En septembre tu changes de classe, tu auras un nouveau prof, tu devrais lui dire tout de suite tes bonnes intentions, ça ferait un effet très positif, crois-moi!

Bref, quand ils se sont quittés l’Adrienne avait le cœur pris et regrettait de ne pas avoir demandé nom complet, adresse de l’école et tout le toutim, qu’elle se mêle un peu de cette affaire 😉

devoir de Lakevio du Goût_46.jpg
et premier devoir de Lakevio organisé par Monsieur Le Goût (merci!)

Il a allumé une cigarette parce qu’il commençait à s’énerver à force de lui dire et redire sa façon de voir, tandis qu’elle restait aussi impassible et froide que la pierre sur laquelle ils étaient assis.

Pourquoi, nom de nom, ne réagissait-elle pas?
Comment savoir s’il l’avait convaincue?
Si elle comprenait et acceptait ses arguments?

On aurait dit qu’elle avait même cessé de respirer.

– Je comprends, finit-elle par dire, que tu ne veux pas et ne voudras jamais d’enfant.

Ce n’est qu’alors, en se penchant pour écraser sa cigarette sur le sol, qu’il aperçut la robe rose de la petite fille dans l’embrasure de la porte.

Depuis quand était-elle là?
Qu’avait-elle entendu et compris de leur conversation?