Première impression

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Pour ceux que ça intéresse: les petits piquets métalliques et le bord fraîchement bétonné indiquent où sera la voie carrossable et quel espace sera réservé au trottoir et à la piste cyclable.
On commence à avoir une première impression de l’aspect final…

Les deux derniers hortensias, qui avaient survécu à toutes les avanies précédentes, ont été définitivement piétinés.

Mais la fin des travaux est en vue: il semble que la date finale – vers le 20 mai 2020 – sera respectée.

En attendant cet heureux jour, on patauge dans la boue.

Vous savez bien, celle qui est jugée trop dangereuse pour la sécurité du facteur 😉

Premières rencontres

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Grâce à la collaboration entre divers musées mais aussi grâce à de nombreux particuliers – comme le propriétaire du tableau ci-dessus, Les jours gigantesques (1928), acquis chez Christie’s en 2012 pour £ 7 209 250 (ou $ 11 332 941) – on peut admirer une centaine d’œuvres de Magritte et de Dali, montrant bien l’influence du Belge sur le Catalan. Même si ce n’est pas là le propos de l’expo 😉

« La découverte du feu » peint en 1934-35, se retrouve dans les girafes en feu dès 1937, 

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la Vénus de Milo des « Menottes de cuivre » (1931) se retrouve chez Dali en 1936 (Vénus de Milo aux tiroirs)

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L’île des morts, d’Arnold Böcklin, inspire l’Annonciation à Magritte (en 1930) et est repris par Dali en 1934, Cour ouest de l’île des morts

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l’idée de la porte ouverte ou fermée, dans la « Réponse imprévue » chez Magritte en 1933 est reprise par Dali en 1934 dans « L’expulsion du meuble-aliment« . Etc.

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Bref, on peut lire ici d’autres exemples de ces emprunts, comme

[…] dans le film « Un chien andalou » de Luis Buñuel qui ouvre le parcours. Tourné au printemps 1929 l’année de leur rencontre parisienne, les emprunts du catalan au belge sont clairs dans la scène d’ouverture de cette femme surprise dans sa lecture directement inspirée du tableau « La lectrice soumise » ou le motif de la main pleine de fourmis emprunté au « Soupçon mystérieux » qui aura une grande félicité dans l’œuvre de Dali. En parallèle à ce chef d’œuvre cinématographique, le tableau image magrittien, cet « objet peint » d’un œil voyeur qui nous regarde et se dérobe en même temps, au milieu d’un jeu de textures décoratives et géométriques qui aura également une influence sur l’espagnol.

Site de l’expo et toute l’info ici où on peut lire en introduction:

« Salvador Dalí et René Magritte se croisent à Paris au printemps 1929, en compagnie des grands noms de l’avant-garde artistique. Puis, en août de la même année, à l’invitation de Dalí, Magritte séjourne à Cadaqués, le port d’attache du peintre espagnol. Cet été surréaliste – qui compte aussi la présence d’Éluard, Miró et Buñuel – se révélera décisif.

Dalí et Magritte s’attachent à défier le réel, à questionner notre regard et à bousculer nos certitudes. Le Catalan et le Belge témoignent d’une fascinante proximité, malgré des créations et des personnalités bien différentes qui les amèneront finalement à s’éloigner.

L’exposition révèle leurs liens personnels mais aussi philosophiques et esthétiques à travers plus de 100 peintures, sculptures, photographies, dessins, films et pièces d’archives. »

Première

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La ville de Tongres affirme fièrement être la première de notre pays et son logo annonce la couleur: « Tongeren, de eerste stad« , Tongeren, la première ville.

L’Adrienne s’y est beaucoup promenée, vendredi dernier, a admiré le mur d’enceinte romain, le mur médiéval, la basilique de Notre-Dame et son incroyable trésor. En plus de merveilleux antiphonaires du 14e siècle et de précieux reliquaires d’à peu près tous les saints du paradis, il y a une collection de vêtements liturgiques qui semblent venus tout droit de Roma (Fellini)

photo prise vendredi vers les cinq heures du soir, sur la promenade du mur d’enceinte romain.

 

Premières œuvres

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C’est à se demander pourquoi on se fatigue à trimbaler un appareil photo et pourquoi on le place entre l’oeuvre et notre regard, au lieu de tout voir simplement de nos propres yeux et de tapoter tranquillement ecosia une fois qu’on est rentré chez soi: tout est là et de bien meilleure qualité que ce qu’on aurait pu faire dans la pénombre et la foule compacte de l’expo.

Bref, tout ça pour vous dire que l’Adrienne a surmonté la plus grosse épreuve de son séjour parisien: une visite au Louvre et à l’expo Leonardo da Vinci.

Les premières œuvres de l’artiste ont été réalisées dans l’atelier de son maître Verrocchio, où il est entré déjà à douze ans (en 1464) comme apprenti.

Les études de drapés qui se trouvent dans la première salle, sous le titre parfaitement adéquat « Ombre, lumière, relief« , sont datées approximativement: de 1473 à 1482. Donc une dizaine d’années au moins après son entrée en apprentissage.

Mais il réussit là un des exercices les plus difficiles.

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Ici vous pouvez feuilleter le beau dossier pédagogique 🙂

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source de la photo ici (wikimedia commons) Draperie Saint-Morys, figure assise, Département des Arts graphiques du musée du Louvre, inv. 2255. Détrempe sur toile de lin.

L’avantage de l’expo – un des rares 😉 – c’est qu’on peut voir la texture du support. Comme ici, la toile de lin.
Et une de ses particularités, c’est qu’on peut y admirer côte à côte des dessins de la collection de Bill Gates et de celle de la reine d’Angleterre.

Première fois

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La première fois que l’Adrienne a vu voler (1) une voiture, c’est au numéro 2 de la rue Isidore Verheyden. (2)

C’est là que sont accrochées des œuvres de l’artiste américain Matthew Porter, dont quelques photos couleur sépia ou gris bleuté, où on voit une bagnole planer au-dessus d’une route.

Pour les réaliser, il a utilisé des autos miniatures, comme les Dinky Toys ou Matchbox dont le petit frère avait toute une collection. La photo d’un de ces jouets est superposée à la photo d’un (vrai) paysage américain. Et le tout fait illusion.

(1) Voler dans les airs, pas se faire voler 😉

(2) Galerie Baronian Xippas, jusqu’au 26 octobre

Photos prises à la Journée du Patrimoine, communiqué de presse en français ici.

On peut y lire également une courte bio de l’artiste et y découvrir qu' »en 2016, Matthew Porter a été invité par la maison Christian Dior à concevoir une collection de sacs et d’accessoires pour le projet Dior Lady Art. »

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Première fois

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C’est grâce à Tania que l’Adrienne s’est finalement décidée à aller visiter la Villa Empain, lieu où elle voulait aller depuis longtemps, mais voilà, elle qui ne craint pas de prendre le bus ou le métro à Paris ou à Rome, se sent incapable de s’y retrouver dans les lignes et les haltes bruxelloises. Un de ces nombreux mystères de la logique adriennesque.

Bref, avec l’aide de Tania et d’un excellent outil en ligne pour planifier ses voyages, L’Adrienne a fini par trouver le chemin de cette merveilleuse demeure des années 30.

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photos prises le vendredi 30 août – merci Tania!

Premier, première!

Allereerste kaft van Kuifje-strip geveild voor miljoen euro

L’illustration originale, qui a été la première page de couverture du premier album de Tintin, a été vendue aux enchères à Dallas (USA). Inutile, je pense, de traduire les prix ci-dessous 🙂

In het Amerikaanse Dallas is de originele illustratie van de eerste kaft van een Kuifje-strip onder de hamer gegaan voor 1,125 miljoen dollar (992.000 euro). Dat heeft het veilinghuis Heritage Auctions verklaard.

Ce dessin a été publié le 13 février 1930. Il nous montre Tintin en reportage au pays des Soviets, en train de tailler une hélice en bois pour son avion. Milou l’observe, entièrement saucissonné dans des bandages, 

De tekening werd op 13 februari 1930 gepubliceerd en toont Kuifje op reportage in het land van de Sovjets, terwijl hij uit een boomstam een propeller maakt voor zijn vliegtuig. Zijn hondje Bobby kijkt naar hem, helemaal ingepakt in verbanden.

Les aventures de Tintin au pays des Soviets ont été publiées dans Le petit Vingtième, le supplément hebdomadaire du journal belge Le Vingtième Siècle, à partir de janvier 1929. Vu son succès, la BD de Tintin passe de huit à seize pages puis est imprimée séparément, à partir du 13 février 1930, avec la planche ci-dessus en couverture. Le premier album ne paraît qu’en septembre 1930. 

Hergé publiceerde de avonturen van ‘Kuifje in het land van Sovjets’ vanaf januari 1929 elke week in de krant Le Petit Vingtième, het kinderkatern van de Belgische krant Le Vingtième Siècle. Door het succes van de strip wordt Kuifje uitgebreid van 8 naar 16 pagina’s, en vanaf 13 februari 1930 wordt de strip los van de krant gepubliceerd, met als allereerste kaft de tekening die geveild werd. In september 1930 wordt dan de eerste echte strip ‘Tintin au pays des Soviets’ gepubliceerd.

La plupart des dessins originaux se trouvent à Louvain-la-Neuve, au musée Hergé. La planche vendue à Dallas a été réalisée à l’encre de Chine et à l’aquarelle; elle est signée par Hergé, qui l’a remise aux éditeurs du journal pour servir de couverture. Elle a été retrouvée à Bruxelles. L’identité du vendeur et de l’acheteur n’ont pas été révélées.

De meeste oude kaften van de Kuifje-strips bevinden zich in het Hergé-museum in Louvain-la-Neuve. De tekening die zaterdag verkocht werd in Dallas is gemaakt met Chinese inkt en waterverf, en is door Hergé gehandtekend. De tekening werd door Hergé aan de krantenuitgever overgemaakt om op de kaft te drukken, en werd uiteindelijk in Brussel gevonden. De identiteit van de verkoper en de koper worden niet vrijgegeven.

Tintin pulvérise régulièrement des records lors de ventes aux enchères, d’autres dessins de couverture ont également atteint des sommes de plus d’un million d’euro.

Kuifje breekt regelmatig verkooprecords tijdens veilingen. Het is niet de eerste keer dat oude kaften en tekeningen voor meer dan een miljoen euro onder de hamer gaan.

traduction de l’Adrienne – source de la photo: Heritage Auctions

si vous le désirez, vous pouvez toujours faire une offre 🙂 c’est ici

source de l’article: journal De Standaard du 9 juin 2019.