N comme nouvelles du front

« Ik word zot in mijn kot« , rime le sweater de la prof, je deviens fou/folle à rester chez moi.

Vous vous souviendrez peut-être des paroles légendaires de notre ministre de la santé qui nous exhortait d’un « Blijf in uw kot » mais voilà, hier les collègues de Madame ont pu / dû reprendre les cours en présentiel.

Evidemment, nos classes ne sont pas de taille à recevoir tous les élèves en même temps si on veut garder le sacro-saint mètre cinquante de distance. Ce qui donne ceci (d’où vient également la photo d’illustration): des demi-groupes ou tiers de groupe, du plexiglas, des masques, du gel désinfectant.

Dans l’école de Madame aussi.

Les jours passés, les profs ont été priés de retirer de leurs classes les plantes vertes, la déco et tout le matériel « qui traîne », de sorte qu’on gagne de la place et qu’on puisse plus rapidement passer du désinfectant entre deux cours.

Comment profs et élèves se débrouillent pour se comprendre au travers du masque, surtout à un cours de langue étrangère, ça reste à voir.

Mais tout le monde a été bien content de se retrouver. Les cours en ligne, ça va un moment, et là le trop-plein commençait à être atteint.

On leur souhaite bon courage et bonne santé!

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Où l’on peut voir que le slogan se retrouve sur toutes sortes de vêtements 🙂 https://www.spreadshirt.be/nl/mannen+kot

N comme Narcisse, Léda, Orion

Après les fresques représentant Narcisse, celles de Léda et le cygne, voici les dernières découvertes archéologiques.

Dans la vidéo ci-dessus, Massimo Osanna, le directeur du site de Pompéi, présente deux maisons en particulier.

D’abord, la casa del giardino, donc une maison avec jardin – lequel pourra un jour être reconstitué à l’identique, car on a pu prélever assez de restes, surtout sous forme de racines, pour savoir exactement ce qui y était planté.

Dans cette maison on a retrouvé également onze victimes, surtout des enfants rassemblés dans la même pièce. L’absence d’hommes fait supposer que ceux-ci étaient à l’extérieur pour chercher du secours ou une autre activité du genre.

La seconde maison est la casa di Orione, la maison d’Orion, appelée ainsi pour ses mosaïques sur le thème du mythe d’Orion. Elle possède également une bonne partie de son décor de la période la plus ancienne, en stuc imitant le marbre.

Ci-dessous, la maison d’Orion plus en détail et en français:

N comme neveu

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EL NIPOTINO

Je suis le Narrateur, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le neveu d’Adrienne à la villa abolie :
Ma seule tante est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Voilà le pastiche qui convient, me semble-t-il, après la lecture du résumé et des premières pages du livre d’Armel Job: Une femme que j’aimais.

Ci-dessous le résumé par la maison d’éditions Laffont:

Un secret qui ne passe pas

Chaque week-end, Claude, jeune homme au tempérament solitaire et à la vie un peu terne, rend visite à la seule personne qu’il aime rencontrer, sa tante Adrienne, qui habite une belle villa à la campagne. Adrienne a cinquante-cinq ans, elle est veuve, elle ne sort pratiquement jamais de chez elle. Mais sa douceur, sa beauté fascinent Claude, comme tous les hommes qui ont un jour croisé son regard.
Un samedi, Adrienne évoque un secret qui depuis toujours pèse sur son cœur. Elle voudrait le confier à Claude, qui refuse de l’entendre. Quelques semaines plus tard, il la trouve gisant sur le carrelage de la villa, morte. Accident ? Meurtre ?… Alors, seulement, Claude se met en quête de la confidence qu’il n’avait pas voulu recevoir. Cette quête va le mener sur les traces du passé d’Adrienne, chaque rencontre lui suggérant une réponse que remet en question la suivante…
Sur un rythme de thriller psychologique qui entraîne le lecteur de fausse piste en fausse piste jusqu’à la révélation finale, un magnifique portrait de femme où Armel Job explore avec le talent qu’on lui connaît les paradoxes de l’âme humaine, de la dévotion à la haine.

On peut lire les premières pages ici.

 

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devoir de Lakevio du Goût_30.jpg

Ces deux-là font quand même une drôle de tête, même s’ils nous tournent le dos, ça se voit, ça se sent, ça se sait. Que diable arrive-t-il ? Faites-nous part de ce que vous en pensez lundi, demande Monsieur Le Goût, dont c’est la 30e consigne ce lundi. Merci à lui!

En voyant ce tableau je me suis dit que la femme aurait mieux fait de ne jamais se teindre en blonde, si au bout de quatre ou six mois elle a changé d’avis – ou si sa coiffeuse est morte – et qu’elle a oublié de boutonner sa robe dans le dos. Ou qu’elle a perdu le bouton et eu la flemme d’en recoudre un autre 😉

Et je me suis demandé pourquoi tous ces gens qu’on voit sur la plage portent les mêmes vêtements blancs… pour ramasser des coquillages?

P comme pas possible!

Faudra-t-il aller à Londres, puisque c’est là qu’une expo Léon Spilliaert est prévue, du 23 février au 25 mai…

A la Royal Academy of Arts. Qui a réalisé la petite vidéo promotionnelle ci-dessus.

Ou faudra-t-il se contenter de ce que proposent la Spilliaert Huis et le Mu.Zee d’Ostende, sa ville natale… 

Après avoir passé une demi-journée à vérifier ce que coûtent les trajets et les logements, il me semble qu’on se contentera d’Ostende.

La Spilliaert Huis rouvre le 15 mars et l’expo Ensor/Spilliaert au Mu.Zee aussi 😉 

N comme nom de nom!

– Vertuchou! quelle ligne! s’exclamait un jeune moustachu à la télé et Muanza ne comprenait pas pourquoi ça faisait tellement rire Pierre.

D’ailleurs, il ne comprenait rien à ce film, où un petit type nerveux piétinait des plantes vertes et fracassait des chaises. Où d’une scène à l’autre on passait d’un décor moderne à de faramineux intérieurs fin-de-siècle. Où tout à coup les actrices se promenaient en merveilleuses robes longues, décolletées à vous donner le frisson et avec des plumes d’oiseaux dans les cheveux.

– J’ai encore beaucoup à apprendre, dit-il à Marie, en train de mixer des fraises.

Elle suspend son geste, arrête l’engin, récupère avec parcimonie le précieux coulis rose bonbon qui s’en égoutte lentement:

– Qu’est-ce qui te fait dire ça? demande-t-elle.

Mais déjà Pierre les a rejoints à la cuisine et déclare:

– Je vais remettre tous ces vieux jurons à la mode, qu’est-ce que tu en penses: mazette! tudieu! morbleu! tu ne trouves pas que ça a plus de gueule qu’un godverdomme?

C’est ainsi qu’on se persuade d’avoir été tout de même productif, un samedi de pluie, et pas seulement pour avoir fait les achats hebdomadaires 🙂

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écrit pour 13 à la douzaine avec les mots imposés suivants: 1 faramineux 2 coulis 3 parcimonie 4 pluie 5 chaise 6 suspendre 7 piétiner 8 achat 9 merveilleux 10 plante 11 mazette 12 vertuchou et le 13e pour le thème : frisson

N comme nom d’une pub!

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– Pour fêter ta convalescence, je te fais un clafoutis aux griottes, annonce-t-elle en se ceignant de son tablier.

On était encore à l’époque de la publicité Babette je la lie, je la fouette et l’Homme vivait dans un hôtel cinq étoiles. Il trouvait ça parfaitement normal.

C’est bien sûr au moment où elle a une couche de beurre et de farine sur les mains que sonne le téléphone.

– Tu décroches? fait-elle à l’homme en essayant de surmonter le vacarme de l’électro-ménager et de la neuvième symphonie de Beethoven réunis.

Peine perdue: voilà que le chien rentre de sa promenade avec Muanza – ou est-ce le contraire – et qu’il ajoute encore sa turbulence au tableau. Ainsi que plus de trois grains de poussière… mais l’aspirateur aussi Babette en fait ce qu’elle veut.

– Tu as l’air d’aller mieux, dit Muanza à l’homme qui gît dans le canapé. Enfin, ajoute-t-il prudemment, en comparaison d’hier.

– Je risque de survivre, soupire l’Homme, qui affectionne les expressions abstruses.

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Ecrit pour 13 à la douzaine, que je remercie, avec les mots imposés suivants: 1 grain 2 téléphone 3 turbulence 4 couche 5 farine 6 publicité 7 abstrus 8 griotte 9 vacarme 10 rentrer 11 comparaison 12 étoile et le 13e pour le thème : convalescence

Photo de Chien Parfait encore tout jeunot mais déjà avec ses longs poils et pattes à poussières 🙂

N comme naissance

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– Mais qu’est-ce que c’est que ça!

Pépé claudique vers le lieu du crime en agitant sa canne en tous sens pour écarter les poules.

– En plus, celles-là, il va falloir les tuer, maintenant qu’elles ont mangé des œufs! Sapristi qui c’est qui m’a mis une foire pareille!

Pépé ne comprend pas ce qui s’est passé: l’âne est bâté, les paniers pour le marché sont prêts… qu’est-ce qui a bien pu arriver pour que tout soit laissé en plan?

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20e devoir de Lakevio du Goût, que je remercieCette toile de Claude Guilleminet, avec son bœuf et son âne gris, me rappelle quelque chose, mais quoi ? Je trouverai bien quelque chose à vous en dire. Je suis sûr qu’à vous aussi elle va inspirer une belle histoire pour lundi.