Y comme young

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Il a bien fallu deux hommes et quelques allumettes cassées pour allumer la bougie d’anniversaire du petit Frère 🙂

Ne vous méprenez pas, celui qui a le jean-troué-à-la-mode et le T-shirt avec une vedette, c’est le petit Frère. Monsieur Neveu ne porte que des pantalons qui nécessitent un joli pli, des chaussures en cuir et une chemise.

Mais ne vous inquiétez pas, c’est lui-même qui cire, lustre et repasse 🙂

Y comme yacht

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Au moment où elle a perdu sa belle maison dans son vert paradis, l’Adrienne s’est dit, pour se consoler, qu’elle était libre d’aller s’installer ailleurs. Entièrement libre.

Cette pensée l’a étourdie pendant quelques jours. Que n’a-t-elle rêvé? Tout n’est-il pas permis quand on rêve? Du plus fou au plus modeste, comme un petit appartement à la mer, par exemple.

Deux ou trois réalités l’en ont dissuadée. D’abord – évidemment – le nerf de la guerre. Ensuite, la distance du lieu de travail, même si un jour ce travail prend fin.

Mais c’est en lisant des articles sur le réchauffement climatique qu’elle a définitivement enterré l’idée: il vaudrait mieux, si certaines prédictions se réalisent et si on pense tenir le coup encore une vingtaine d’années, s’installer à la montagne.

Ou alors carrément vivre sur un bateau.

Un de ces yachts qui se dandinent mollement dans le bassin d’Ostende, bien rangés côte à côte, des gros et des petits, des basiques et des somptueux.

Qui n’ont pas l’air de prendre la mer bien souvent, quand on voit comment leurs propriétaires s’y sont installés, en mode camping flottant.

Or, l’Adrienne adore le camping 🙂

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texte écrit pour le Défi du Samedi qui proposait Y comme yacht – en illustration, les trois voiliers que l’Adrienne s’est offerts pour un euro cinquante seulement 🙂

Y comme y a pas photo!

Cioccolata-calda

La petite famille est partie de la maison à quatre heures du matin.
Vers sept heures, premier arrêt: Reims.
Vers neuf heures, deuxième arrêt: Chaumont. Il faut prendre de l’essence.
Après vient ce que le père appelle ‘la traversée du désert’: la Bourgogne en plein midi, dans une voiture surchauffée. Le père désormais ne s’arrête plus. Le thermos de café est vide. La bouteille d’eau est vide. Vous boirez quand on sera arrivés, dit-il. Leur seule chance de salut, leur seul espoir, c’est que peut-être il aura lui aussi une petite envie de faire pipi. Traverser Lyon est un cauchemar et le père est très tendu. Les enfants se taisent. La mère dort.
Enfin! voilà la Drôme et l’hôtel aux murs de crépi blanc. La salle est sombre et fraîche. Le repas fort quelconque. Le père se sent trahi par son Michelin et désormais il ne fonctionnera plus qu’au Gault&Millau, sa nouvelle bible.
– Du bortsch? ronchonne-t-il. Ils vont nous servir du bortsch? Je ne viens pas en France pour manger du bortsch!
Grâce à Fernand Raynaud, son « Fromage de Hollande » et son « pourquoi pas du couscous canadien, tant que vous y êtes? », il arrivera à en rire.
– Comme dessert, dit le garçon, nous avons une spécialité, c’est la crème Mont-Blanc.
– C’est quoi, la crème Mont-Blanc, demande mini-Adrienne, qui s’imagine des félicités chocolatées.
Hélas, c’était une purée de marrons.

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texte écrit pour le marathon d’écriture 2019
la photo est celle de la cioccolata calda qui a déjà servi à illustrer un autre billet 🙂

Y comme yoga… pour orteils

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Depuis quelque temps – allez savoir pourquoi – l’Adrienne reçoit des messages d’une conseillère en bien-être, une femme d’affaires avisée qui distille deux ou trois aspects de son immense savoir, puis propose un abonnement à prix promotionnel pour vous faire profiter de son indispensable ‘coaching’.

Fin novembre, l’Adrienne a bien ri en découvrant le titre du message: du yoga pour vos orteils. Mais sans doute a-t-elle le rire facile 🙂

Bref, en cherchant plus loin elle a appris de nouveaux mots qui font plutôt penser à des instruments de torture, comme ‘écarteurs d’orteils’ ou ‘séparateurs d’orteils’… mais il paraît que ça fait un bien fou!

Il ne lui reste plus qu’à s’acheter une balle de tennis 😉

Source de la photo et article ici. Pour ceux qui trouveraient que ce blog est tombé dans le n’importe quoi – et je ne leur donne pas tort – demain s’ils le désirent je peux leur parler de l’influence des rayons gamma on man-in-the-moon marigolds 😉

Y comme Y a qu’à écouter Freddy!

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S’il est vrai que les maths, c’est de la poésie pure, que faut-il penser de l’équation ci-dessus, trouvaille d’un chercheur des Pays-Bas, un de ceux qui cherchent et trouvent, en l’occurrence la formule permettant de définir quelle chanson nous rendra heureux, à coup sûr.

Il suffit qu’elle corresponde à trois paramètres: « des paroles positives, un tempo de 150 battements par minute et des notes dans la tonalité majeure. »

Celle qui arrive en numéro 1 suivant ces critères, c’est celle-ci:

Si ça vous intéresse, l’article est ici, repris du Daily Mail en ligne.

Bon amusement!

Y comme y être

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Y être.

Y être comme tous ces autres qui ont également estimé devoir être là et qui sont pour la plupart beaucoup plus âgés qu’elle: dix ans, vingt ans de plus.

Y être, et reconnaître des gens d’autrefois. De cette première école où on a fait ses premières armes et où elle était aussi.

Y être en manteau rouge entre tous ces autres qui ont choisi le noir, le gris foncé, le bleu marine.

Y être et écouter les textes et la musique que la famille a choisis pour elle.

Y être et être émue.

On a son petit-fils en classe.

Y comme Yeva

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Parfois Madame se demande si les parents voyageurs se rendent bien compte de ce qu’ils demandent de leur enfant. Qui, lui, ne voit sans doute aucun intérêt à un changement de pays, de langue, d’entourage. Quitter ses copains, quitter toute une vie.

Ainsi, Madame se demande pourquoi la maman de Yeva a décidé de quitter son Ukraine natale avec sa fille de 15 ans. 

Laquelle a dû abandonner ses études d’art pour apprendre le néerlandais pendant un an.

Puis intégrer une école d’art belge. Où elle n’a pas réussi.

Enfin, arriver cette année dans l’école de Madame…

Résumons: en Belgique néerlandophone depuis deux ans, Yeva, qui maîtrise déjà l’ukrainien, le russe et l’anglais, doit donc suivre un enseignement en néerlandais. 

Et maintenant apprendre en plus le français.

Commencer au niveau zéro quand les autres en sont à leur septième année.

Oui, parfois Madame se demande si les parents voyageurs se rendent bien compte de ce qu’ils demandent de leur enfant.