Y comme y a de la joie!

Sujet 21/2019 - du 25/05 au 01/06

Flessengeluk! s’écrie le beau-père en versant la dernière goutte de vin dans le verre de celui ou celle à qui il souhaite ainsi un événement heureux dans l’année, en principe un mariage ou une naissance.

En réalité, il faut ajouter ici deux corrections.

D’abord, il ne dit pas ‘flessengeluk‘, mais ‘bottelgeluk’, parce qu’il est Ostendais et qu’à Ostende on de dit pas ‘fles’, pour bouteille, mais ‘bottel’, comme en anglais.

Ensuite, il le fait généralement par plaisanterie. Avec un petit sourire en coin. Il aime bien taquiner la jeune fille, le jeune homme, en lui souhaitant un mariage dans l’année, ou une naissance de plus au père (à la mère) de famille qui estime avoir suffisamment procréé.

Dans la famille de l’Adrienne, cette expression est inconnue. En versant la dernière goutte, son père disait rituellement « un homme à la mer!« , elle ne lui a jamais demandé pourquoi et ne sait donc pas si c’est Raymond Devos qui l’avait inspiré.

L’Homme, bien sûr, partout où il allait, utilisait, traduisait, expliquait le ‘bottelgeluk’ paternel. Et il semblait bien que partout, les gens avaient quelque chose de similaire.

Comme sur la photo ci-dessus, dans une famille italienne de Perugia, où le père tient absolument à donner la dernière goutte à son (futur) gendre, ce qui fait évidemment beaucoup rire tout le monde autour de la table – un peu moins le (futur) gendre.

Un mariage ou une naissance dans l’année… Voyez la tête du père au moment où il tend la bouteille pour verser la dernière goutte.

Pour lui, ce n’est pas un jeu, pas une rigolade… mais un message (dans une bouteille) 🙂 

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Photo de Steve McCurry – clic et clic (en fait la photo vient de cette page de son blog, Family portraits – la photo a été prise à Perugia, en Ombrie) et consigne chez Miletune.

Y comme young

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Il a bien fallu deux hommes et quelques allumettes cassées pour allumer la bougie d’anniversaire du petit Frère 🙂

Ne vous méprenez pas, celui qui a le jean-troué-à-la-mode et le T-shirt avec une vedette, c’est le petit Frère. Monsieur Neveu ne porte que des pantalons qui nécessitent un joli pli, des chaussures en cuir et une chemise.

Mais ne vous inquiétez pas, c’est lui-même qui cire, lustre et repasse 🙂

Y comme yacht

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Au moment où elle a perdu sa belle maison dans son vert paradis, l’Adrienne s’est dit, pour se consoler, qu’elle était libre d’aller s’installer ailleurs. Entièrement libre.

Cette pensée l’a étourdie pendant quelques jours. Que n’a-t-elle rêvé? Tout n’est-il pas permis quand on rêve? Du plus fou au plus modeste, comme un petit appartement à la mer, par exemple.

Deux ou trois réalités l’en ont dissuadée. D’abord – évidemment – le nerf de la guerre. Ensuite, la distance du lieu de travail, même si un jour ce travail prend fin.

Mais c’est en lisant des articles sur le réchauffement climatique qu’elle a définitivement enterré l’idée: il vaudrait mieux, si certaines prédictions se réalisent et si on pense tenir le coup encore une vingtaine d’années, s’installer à la montagne.

Ou alors carrément vivre sur un bateau.

Un de ces yachts qui se dandinent mollement dans le bassin d’Ostende, bien rangés côte à côte, des gros et des petits, des basiques et des somptueux.

Qui n’ont pas l’air de prendre la mer bien souvent, quand on voit comment leurs propriétaires s’y sont installés, en mode camping flottant.

Or, l’Adrienne adore le camping 🙂

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texte écrit pour le Défi du Samedi qui proposait Y comme yacht – en illustration, les trois voiliers que l’Adrienne s’est offerts pour un euro cinquante seulement 🙂

Y comme y a pas photo!

Cioccolata-calda

La petite famille est partie de la maison à quatre heures du matin.
Vers sept heures, premier arrêt: Reims.
Vers neuf heures, deuxième arrêt: Chaumont. Il faut prendre de l’essence.
Après vient ce que le père appelle ‘la traversée du désert’: la Bourgogne en plein midi, dans une voiture surchauffée. Le père désormais ne s’arrête plus. Le thermos de café est vide. La bouteille d’eau est vide. Vous boirez quand on sera arrivés, dit-il. Leur seule chance de salut, leur seul espoir, c’est que peut-être il aura lui aussi une petite envie de faire pipi. Traverser Lyon est un cauchemar et le père est très tendu. Les enfants se taisent. La mère dort.
Enfin! voilà la Drôme et l’hôtel aux murs de crépi blanc. La salle est sombre et fraîche. Le repas fort quelconque. Le père se sent trahi par son Michelin et désormais il ne fonctionnera plus qu’au Gault&Millau, sa nouvelle bible.
– Du bortsch? ronchonne-t-il. Ils vont nous servir du bortsch? Je ne viens pas en France pour manger du bortsch!
Grâce à Fernand Raynaud, son « Fromage de Hollande » et son « pourquoi pas du couscous canadien, tant que vous y êtes? », il arrivera à en rire.
– Comme dessert, dit le garçon, nous avons une spécialité, c’est la crème Mont-Blanc.
– C’est quoi, la crème Mont-Blanc, demande mini-Adrienne, qui s’imagine des félicités chocolatées.
Hélas, c’était une purée de marrons.

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texte écrit pour le marathon d’écriture 2019
la photo est celle de la cioccolata calda qui a déjà servi à illustrer un autre billet 🙂

Y comme yoga… pour orteils

orteils

Depuis quelque temps – allez savoir pourquoi – l’Adrienne reçoit des messages d’une conseillère en bien-être, une femme d’affaires avisée qui distille deux ou trois aspects de son immense savoir, puis propose un abonnement à prix promotionnel pour vous faire profiter de son indispensable ‘coaching’.

Fin novembre, l’Adrienne a bien ri en découvrant le titre du message: du yoga pour vos orteils. Mais sans doute a-t-elle le rire facile 🙂

Bref, en cherchant plus loin elle a appris de nouveaux mots qui font plutôt penser à des instruments de torture, comme ‘écarteurs d’orteils’ ou ‘séparateurs d’orteils’… mais il paraît que ça fait un bien fou!

Il ne lui reste plus qu’à s’acheter une balle de tennis 😉

Source de la photo et article ici. Pour ceux qui trouveraient que ce blog est tombé dans le n’importe quoi – et je ne leur donne pas tort – demain s’ils le désirent je peux leur parler de l’influence des rayons gamma on man-in-the-moon marigolds 😉

Y comme Y a qu’à écouter Freddy!

equation-mercury

S’il est vrai que les maths, c’est de la poésie pure, que faut-il penser de l’équation ci-dessus, trouvaille d’un chercheur des Pays-Bas, un de ceux qui cherchent et trouvent, en l’occurrence la formule permettant de définir quelle chanson nous rendra heureux, à coup sûr.

Il suffit qu’elle corresponde à trois paramètres: « des paroles positives, un tempo de 150 battements par minute et des notes dans la tonalité majeure. »

Celle qui arrive en numéro 1 suivant ces critères, c’est celle-ci:

Si ça vous intéresse, l’article est ici, repris du Daily Mail en ligne.

Bon amusement!