Z comme zébré

L’Adrienne l’autre jour a failli se faire écraser alors qu’elle était au beau milieu d’un passage zébré.

Écrasée par une ambulance 🙂

Oui, riez. Parions qu’à vous aussi ça rappelle un sketch de Raymond Devos 😉

Presque écrasée et copieusement injuriée par le chauffeur qui a tenu à s’arrêter pour exprimer ses doutes au sujet de ses facultés mentales et visuelles (et c’est là qu’est le rapport avec la canne blanche du monsieur de l’illustration ;-))

L’Adrienne pensait – peut-être à tort – que vu qu’elle était déjà à mi-chemin du passage zébré et que l’ambulance n’avait pas mis sa sirène, elle pouvait finir de traverser.

A tort ou à raison, elle ne le sait pas, en fait.

Et vous?

Z comme zèbres

Voilà! Y a plus qu’à l’envoyer!

Avec cette photo-là, je suis sûr de le gagner, ce concours!

Tout y est, pile poil dans le thème: c’est graphique, c’est famille, c’est vacances…
Franchement, je suis assez content de moi.
Difficile de faire mieux!

Et qui, dans le jury, pourrait se douter que ça a été mis en scène, hein?
On ne va pas leur demander leur livret de famille, à ces zèbres!

***

Texte écrit pour le jeu de septembre chez Filigranes – merci à elle! – avec une photo de René Maltête et le titre « Livret de famille ».

Z comme Zand

Quand un bus ou un tram n’est pas en service, avant de le quitter son conducteur met l’affichage adéquat, « hors service », par exemple, « en pause », « en route vers le dépôt », ou des variantes comme « mijn collega pikt je op« , mon collègue vous emmènera.

Ce tram ostendais a fait dans l’humour et l’originalité, « zand gevuld » peut se comprendre de diverses façons, mais zand=sable, le rapport avec les lieux est évident.

Bref, ça a bien fait rire l’Adrienne et ceci clôturera la série ostendaise de juillet 2022 🙂

Z comme Zakat

Le bus traversait un quartier où on ne voyait absolument aucun major Thompson, aucune miss Marple et le plus comique était la réflexion d’une dame qu’il y avait tout de même moins d’étrangers à Londres que chez elle, réflexion qu’elle faisait au moment même où on traversait des kilomètres de rues où hommes et femmes portaient tous les signes extérieurs de leur appartenance à l’islam 😉

C’est à ce moment-là que l’Adrienne a vu une grande affiche publicitaire qui montrait une petite fille souriante dans un décor de maisons en ruines: « Zakat means we can eat today« 

Zakat! se dit-elle joyeusement, car elle venait d’apprendre le mot la semaine d’avant, avec Nabila.

Zakat, c’est le devoir de donner une aumône proportionnelle à ce qu’on gagne.
Il existe même des sites permettant de faire le calcul du pourcentage dû.

Comme le zakat est principalement lié au mois de Ramadan, alors que les besoins ne se limitent évidemment pas à un mois dans l’année, on essaie d’engager les musulmans à donner l’aumône toute l’année durant, pour que les petites filles dans les ruines puissent manger tous les jours.

Z comme zut!

– Ah zut! s’est exclamée l’Adrienne en apprenant il y a quelque peu la mort de Miss.Tic.

Et comme une sorte d’hommage elle est allée voir tout ce qu’elle pouvait trouver sur les œuvres laissées ça et là par l’artiste sur les murs de Paris.

– Encore une bonne raison d’aller à Paris, a-t-elle soupiré.

Elle a eu envie de dire un deuxième zut – un bien gros, bien fort – quand elle a appris la cause de ce décès qu’elle juge prématuré.
Sale maladie!

D’ailleurs au moment où elle écrit ce billet, juste après la parution du devoir de lakévio du Goût, on est vendredi matin et c’est le jour anniversaire d’une mort encore bien plus prématurée.

Alors c’est tout naturellement que l’Adrienne a lâché un troisième zut, en retournant chez Monsieur le Goût pour faire un copier-coller du lien vers son blog, et qu’elle a vu qu’entre-temps il avait ajouté dix mots imposés.

Zut et flûte.

Crotte zut flûte

***

Merci à Monsieur le Goût pour l’image et les consignes:

Miss Tic, que vous connaissez sûrement, est morte il y a quelques jours.
J’ai vu pour la première fois ses traces sur les murs de mon quartier il y a près de cinquante ans. J’avais été frappé par ce pochoir. Et vous ?
Ce qui serait gentil, ce serait que vous y mettiez les mots suivants :

Mathématique
Papillon
Coquelicot
Terre
Soleil
Branche
Équation
Somme
Produit
Égal

Z comme Zemlinsky

Il y avait un concert classique dans la petite ville de l’Adrienne, elle y est allée, évidemment.

Le Quatuor Zemlinsky – un quatuor tchèque du nom du compositeur autrichien qui a été actif à Prague de 1911 à 1927 – a offert un merveilleux moment de grâce pendant lequel l’Adrienne a eu beaucoup, beaucoup de mal à ne pas penser tout le temps à un autre nom en Z qui lui ressemble très fort et qui est, vous l’aurez deviné, celui du président ukrainien.

Bref, un Z comme Zorba, ce sera pour une autre fois 😉

Z comme zootje ongeregeld

C’est l’expression qui vient spontanément à l’Adrienne – en même temps qu’un grand sourire, la pêche et la banane – quand elle se trouve dans le cercle très joyeux de la chorale, celle qu’elle avait appelée Geitenwollensokken et dont elle avait déjà vanté la belle discipline 😉

Bref, d’arrêts imposés en reprises timides et éphémères, la petite chorale a recommencé ses réunions chaque quinzaine, malheureusement dans chef de chœur.

Il faut dire que c’est bien beau, l’esprit hippie et anar-sur-les-bords, ça rigole, ça papote, ça arrive en retard, certains au bout de cinq ans ne savent toujours pas si elles sont sopranos ou altos, s’ils sont ténor, baryton ou basse, la moitié au moins ne lit pas la musique, certains chantent faux (ou disons: ont du mal à garder la note ;-)), ne viennent qu’une fois sur deux (ou sur trois) donc il faut tout reprendre à zéro, à peu près à chaque répétition.

Zootje ongeregeld, joyeux bazar, petite troupe en pagaille, bande de fous, tout ça et bien plus, et c’est adorablement rigolo.

Sauf pour le chef.

Z comme zoo

L’Adrienne a trouvé assez rigolo d’apprendre que la grille monumentale du zoo de New York soit l’œuvre d’une fonderie bruxelloise, plus précisément celle de Molenbeek: la Compagnie des Bronzes de Bruxelles à Molenbeek-Saint-Jean, aujourd’hui musée.

Vous vous souvenez sûrement de ce que pensait de la capitale belge le président précédent et dans le cas d’une fonderie le mot « hellhole » pourrait presque se justifier 😉

Le site du musée ici.

Z comme zèle

L’Adrienne le savait depuis longtemps, depuis 2017, l’année d’avant les travaux à la rue (voir photo): les travaux préliminaires à (faire) réaliser soi-même – la récolte séparée des eaux de pluie et des eaux usées – seraient contrôlés un jour.

Monsieur l’Entrepreneur a fait ces ouvrages ainsi qu’un petit plan qui les résume, tout ça a été fort compliqué et fort coûteux, plus de 5000 euros. Il a par exemple fallu creuser une tranchée sur toute la longueur du jardin à cause de la situation en coin de rue.

Ce mois-ci était venu le moment du contrôle par les instances officielles, c’est-à-dire un jeune homme fort zélé délégué par la société de distribution d’eau potable.

Alors que chez tous les voisins la chose avait eu lieu depuis longtemps – l’Adrienne s’était même inquiétée : les contrôleurs l’avaient-ils oubliée ? Un courrier avait-il été perdu ? – bref chez tous les autres ça avait été une petite formalité de cinq à dix minutes, OK, on a vu, c’est bon, signez ici, au revoir !

Mais, vous l’avez deviné, chez elle rien de tout cela : pendant deux heures et demie, il a cherché, cherché la faille, cherché la faute, cherché l’erreur.

L’Adrienne a dû faire couler des litres d’eau de chaque robinet, tirer les chasses d’eau en haut, en bas. Zélé contrôleur a même voulu aller sur le toit plat – donc passer par la chambre de l’Adrienne, par-dessus son lit, par la fenêtre… – pour voir si cette conduite d’eau allait bien là où on lui disait qu’elle allait, dans la petite citerne d’eau de pluie, sous la cuisine.

Imaginez ce tableau d’un matin d’hiver : portes ouvertes devant et derrière, fenêtres ouvertes, robinets qui coulent, machine bruyante qui fait de la fumée… et l’Adrienne, qu’il fait courir en haut, en bas, dehors à la rue pour vérifier si la fumée qu’il envoie par les tuyauteries sort d’un côté ou de l’autre sur le trottoir.

Bref, la voilà de plus en plus démoralisée.

Et bien sûr, il l’a trouvée, « l’erreur » : dehors sur la mini-terrasse il y a un « putje » d’autrefois, un petit trou d’évacuation qui ne sert plus parce que Monsieur l’Entrepreneur l’a remplacé par un autre, en dénivelé, de sorte que maintenant s’il pleut fort la cuisine ne se transforme pas en piscine. Mais ce « putje », explique le zélé contrôleur, soit il fallait le fermer, soit le raccorder à la conduite d’eau de pluie.

Résultat : rapport négatif et nouveau contrôle dans les 60 jours.

Z comme zonnetje

« C’est l’automne », a-t-on écrit en grandes lettres sur cette vitrine ostendaise, « alors c’est moi-même qui serai het zonnetje in huis« .

Ce qui veut dire littéralement « le petit soleil de la maison ».
Donc: être le rayon de soleil, au sens figuré.

Mais vous aviez compris, n’est-ce pas 🙂

***

photo prise à Ostende le 22 octobre – pour ceux qui veulent savoir ce que fait OverKop Oostende c’est ici ou ici.