D comme diable!

Devant les toilettes, l’Adrienne a un petit moment d’hésitation: doit-elle prendre la porte de gauche ou celle de droite?

Qu’auriez-vous fait à sa place?

Malgré toute sa sympathie pour le capitaine Haddock, et bien que les deux personnages représentés soient du sexe masculin, elle a opté pour l’ange 🙂

Toute la déco de la petite brasserie Faubourg Saint-Antoine à Schaarbeek est tintinophile: une belle collection de parodies et de pastiches qu’on a envie d’admirer un à un comme dans un musée. Une belle ode aux personnages de Hergé, pleine de clins d’œil et d’humour.

– Cette déco a causé des problèmes au propriétaire du resto, raconte Tania.

Et bien sûr, on n’est pas étonnée de l’apprendre…

Vous non plus, probablement.

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B comme Botanique

Dans le petit hôtel ‘simple mais convenable’ qui aurait fait la joie de Daninos, vendredi matin la machine à café était en panne. Bon, se dit l’Adrienne, j’irai boire un cappuccino en ville.

Dans le coin, tout était encore fermé. Bon, se dit l’Adrienne, j’irai jusqu’au Muntpunt (place de la Monnaie), j’en profiterai pour lire les journaux. 

Mais ça n’ouvrait qu’à dix heures. Bon, se dit l’Adrienne, j’ai rendez-vous à Schaarbeek à midi pile, je vais me rapprocher tout doucement, je boirai un cappuccino au bar du Jardin Botanique.

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Mais au Jardin Botanique, les bâtiments sont en travaux  et le bar est fermé jusqu’au premier septembre. Bon, se dit l’Adrienne, j’irai jusqu’au Boentje.

C’est comme ça que l’Adrienne a fait des kilomètres à pied pour arriver quand même avec une heure d’avance au rendez-vous 🙂

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photos prises le vendredi 30 août au Jardin Botanique – si quelqu’un sait comment s’appelle cet arbre aux fleurs roses, je serais contente de le savoir 🙂

A comme Antoinette

Alors que l’autre dimanche l’Adrienne raccompagne une amie jusqu’à sa voiture qu’elle a dû laisser sur l’avenue, vu que la rue est en travaux, elles passent devant toute la rangée de maisons ouvrières qui la bordent.

– Tiens! fait Antoinette en en désignant une particulièrement basse et étroite, il y a donc des maisons qui sont encore plus petites que la tienne!

Que voulez-vous que l’Adrienne réponde à ça?

Elle a ri, bien sûr, et elle a dit oui, en effet, il en existe d’encore plus petites.

***

Puis samedi en rentrant de Bruxelles en train, elle a le sourire aux lèvres en repensant à une question posée la veille par Tania: « Tu n’as jamais pensé à t’installer à Bruxelles? »

Et au « standing » qu’aurait eu cette habitation-là, si elle en avait cherché une dans la capitale 🙂

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Retour de vacances ? demandait le Goût-des-autres pour son devoir du lundi.

C’est la rentrée. Même pour Hopper qui dans ce tableau a l’air de nous poser des questions étranges et indiscrètes. À quoi peut-elle penser qui lui donne cet air ?
Je n’en sais rien mais je compte sur vous pour le dire lundi.
Après tout, c’est aussi la rentrée pour vous et moi…

 

***

les photos en tête du billet sont celles de la maison d’avant, son jardin et son environnement – la dernière est celle de la fenêtre-sur-rue de la maison d’aujourd’hui.

Première fois

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C’est grâce à Tania que l’Adrienne s’est finalement décidée à aller visiter la Villa Empain, lieu où elle voulait aller depuis longtemps, mais voilà, elle qui ne craint pas de prendre le bus ou le métro à Paris ou à Rome, se sent incapable de s’y retrouver dans les lignes et les haltes bruxelloises. Un de ces nombreux mystères de la logique adriennesque.

Bref, avec l’aide de Tania et d’un excellent outil en ligne pour planifier ses voyages, L’Adrienne a fini par trouver le chemin de cette merveilleuse demeure des années 30.

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photos prises le vendredi 30 août – merci Tania!

C comme cri du corps

Voilà une paire de jours que l’Adrienne passe du lit au fauteuil et du lit au lit, comme les vieux de Brel. Perte totale, l’Adrienne. Alors elle s’est décidée à écouter les cris de son corps et à se reposer. Pas même capable de lire, de faire des mots croisés ou de regarder la télé. Bérézina.

Mais cet après-midi il y a Berthoise qui l’invite à un petit jeu auquel elle ne peut résister, vu que c’est Berthoise qui le demandé héhé.

Quatre emplois que vous avez faits dans votre vie.

– jusqu’à ses 18 ans, un jour par an l’Adrienne était vendeuse de casquettes à la braderie: c’est elle qui tenait le stand sur le trottoir devant la chapellerie des grands-parents paternels
– de ses 16 à 18 ans elle a fait un job de vacances dans une institution pour aveugles, ça commençait tôt le matin – préparer les petits déjeuners et aider certains à assortir leurs vêtements ou à trouver la prise pour leur rasoir – et ça finissait tard le soir parce qu’il fallait aussi s’occuper de servir des boissons à la cafétéria
– dès son entrée dans sa belle-famille, elle a fait beaucoup de baby-sitting, généralement de deux ou quatre enfants à la fois pendant que leurs parents étaient en vacances
enfin, la grande affaire de sa vie a été son métier de prof de FLE 🙂

Quatre films que vous regarderiez encore et encore.

1.Fantasia, en souvenir de son père qui trouvait que c’était le plus beau des Disney
2.Singing in the rain, pour les scènes hilarantes comme dans la vidéo ci-dessus
3.The sound of music, pour chanter d’un bout à l’autre en admirant les alpages
4.The great Dictator, ou un autre Chaplin

Quatre lieux où vous êtes allé(e) en vacances.

– en numéro 1, la côte belge, Knokke-le-Zoute avec grand-mère Adrienne puis Westende
– en numéro 2, la France en famille, à peu près toutes les provinces et régions parce que le père ne voulait pas aller en vacances ailleurs: Alsace, Normandie, Bretagne, Bourgogne, châteaux de la Loire, Morvan, Provence, Sud-Ouest, Alpes, Pyrénées, Ardèche, côte Atlantique…
– en numéro 3, l’Italie. Toute l’Italie 🙂
– en numéro 4, en dehors de l’Europe le plus beau voyage a été la Nouvelle-Zélande.

Quatre endroits où vous avez vécu.

L’Adrienne n’a été domiciliée qu’en 3 endroits différents: la ville où elle est née, la ville côtière de ses beaux-parents (parce qu’elle s’est mariée en étant encore étudiante et qu’un « kot » ne peut être un lieu de domiciliation) et le village où elle avait trouvé la maison de ses rêves au milieu d’un parc naturel.
Mais elle a aussi vécu quatre ans à Louvain pour ses études.

Quatre choses que vous faites chaque fois que vous allez sur le net.

1.vérifier les mails
2.en jeter quelques-uns qu’on n’a pas demandés et répondre à d’autres
3.s’occuper du blog et aller sur quelques blogamis
4.jouer à des jeux en ligne

Quatre endroits où vous aimeriez être en ce moment.

1.ici même
2.à la mer, parce qu’il y fait un peu moins chaud qu’ici
3.et c’est tout

Quatre personnes à qui vous allez refiler le bébé : le fera qui voudra 🙂

B comme belle-famille, belle famille

Il arrive parfois qu’une belle-maman te donne plus d’amour que ta vraie mère. Qu’elle te serre sur son cœur. Fort, fort. Qu’elle te dise des choses gentilles. Qu’elle te pose de vraies questions. Et qu’elle écoute tes réponses.

 

Il arrive parfois qu’un beau-papa te montre plus d’affection que ton vrai père. Qu’il te soutienne quand il pense que tu as raison. Qu’il prenne ta défense quand quelqu’un cherche à t’humilier. Qu’il fasse quelque chose uniquement pour te faire plaisir.

 

Que ceux qui arrivent à ce degré-là d’amour en soient remerciés.

***

écrit pour la photo de Samedi Défi 570 – merci à Walrus!

O comme only one!

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Do you have hot chocolate? demande le type à la dame de la cafétéria, à Zeebrugge, sans même s’enquérir de ses connaissances en anglais. Tout comme le feront, quelques minutes plus tard, des Espagnols et des Allemands.

You want a hot chocolate? répond-elle, la main déjà posée sur l’engin.

One! only one for me!

Puis il se tourne vers son épouse:

What do you want, honey?

N’est-ce pas, qu’il y a matière à réflexion à propos de cette petite conversation 🙂

Après s’être installé à la table d’à côté, très content de lui, il apostrophe l’Adrienne:

Going back home? comme si ce bateau n’allait transporter que des touristes anglais rentrant chez eux.

Alors quand elle lui dit qu’elle va à un mariage dans le Yorkshire, il se met à rigoler tout seul en débitant quelques phrases bien senties sur les habitants de cette région – dont apparemment il ne fait pas partie.

Dans le minibus qui l’amène à York, l’Adrienne demande au chauffeur:

– Vous pourriez me dire quelle est la réputation des gens du Yorkshire? Parce qu’un Anglais, avant d’embarquer, m’a dit toute une litanie sur eux et je ne suis pas sûre d’avoir bien compris.

– Ah! fait-il en soupirant. On dit tant de choses, sur eux. Par exemple qu’ils croient qu’ils ont le meilleur thé au monde. Et que leur gentillesse n’est qu’une façade. They pretend to be friendly but in fact they are not.

Alors, pendant ces quelques jours passés avec la famille du marié, submergée par les thank you so much! you are so sweet! oh that’s so thoughtful of you! you really are a gem! et autres formules du même genre, elle ne peut que repenser à ce que lui a dit le chauffeur 🙂

***

photo prise sur le bateau, à l’aller, avec le portefeuille dont sortira le premier billet à l’effigie de Her Majesty, la lecture appropriée et le sac voyageur 🙂

Sur Wikipédia, on trouve comme stéréotype numéro 1 à propose des Yorkshiremen: There is a British saying that « a Yorkshireman is a Scotsman with all the generosity squeezed out of him », donc qu’ils sont des Ecossais dont on aurait extrait la dernière goutte de générosité.