P comme préhistoire

La petite hélicolimace

Vous voulez-voir un animal préhistorique?

En voici un 🙂

Il mesure à peine deux centimètres et traîne une petite coquille tout à fait inutile puisqu’elle ne fait que 4 mm (où es-tu, Darwin?).

On vient de (re)découvrir ce petit gastéropode en Belgique dans la province de Liège, comme on nous l’explique bien sur le site de Natagora. C’est aussi de là que vient la photo ci-dessus.

Son petit nom familier est hélicolimace (joli, n’est-ce pas, ça nous ferait presque aimer ces bestioles ;-)) et son nom savant Daudebardia brevipes.

Alstublieft!

Jusqu’à présent cette petite bête vivait donc heureuse et cachée, espérons que des milliers de promeneurs ne se précipitent pas dans son précieux habitat!

K comme Kaavan

Free Kaavan the Elephant - Home | Facebook

Né en 1985, Kaavan a passé quasiment toute sa vie en captivité, dont une vingtaine enchaîné.

Ces cinq dernières années, l’opinion publique s’est émue de son triste sort et mobilisée pour qu’il puisse quitter ce zoo d’Islamabad et vivre dans un lieu plus adapté à ses besoins.

Cela devrait enfin avoir lieu…

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L’Adrienne aime les éléphants depuis qu’elle a neuf ans et qu’une copine de classe a fait un exposé sur cet animal merveilleux.

J comme Jeannot

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– Vous comprenez, dit-elle, c’est à cause de mon lapin!

Son animal de compagnie est un lapin nain. En principe, il vit dans sa cage. Mais elle l’a habitué à l’en sortir. Alors maintenant il l’exige.

– Vous comprenez, dit-elle, si je ne lui ouvre pas, il me fait une vie!

Donc elle met une alèse sur son fauteuil et le lapin regarde la télé avec elle. Ou bouquine. Ou fait la sieste.

Et fait ses crottes sur l’alèse.

A ses voisines, à ses copines, régulièrement elle offre des carottes.
De belles jeunes carottes bien fraîches.

– Vous comprenez, dit-elle, il ne veut manger que ça, des fanes de carottes.
Mais moi parfois j’en ai marre de manger des carottes!

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l’illustration a servi à un devoir de Lakévio 🙂

W comme wombat

Par un de ces mystères du wwilfing, ce n’est que tout récemment que l’Adrienne a découvert ce scoop vieux de deux ans.

Fin 2018, Patricia Yang et son équipe de chercheurs ont enfin trouvé la réponse à cette grave question:

Pourquoi les wombats font caca en cubes (article canadien) – Pourquoi le caca carré des wombats intéresse autant la mécanique des fluides (article français) – Pourquoi les wombats font des cacas carrés ( Libération et Journal des enfants) – Le mystère des crottes cubiques enfin résolu (Futura sciences) – Le secret des crottes en cubes du wombat (Le Figaro)

Etc. etc.

Il est incompréhensible d’être passée à côté d’une telle avalanche, et pourtant…

Bref, le mal est réparé et si vous aussi étiez passés à côté de cette grande découverte scientifique, vous avez ci-dessus de quoi vous informer 🙂

K comme Karamat

Karamat est née en 2011 dans un zoo de Grande-Bretagne et est arrivée en Belgique deux ans plus tard, dans le cadre d’un programme international pour la sauvegarde et la reproduction du rhinocéros indien, dont l’habitat naturel – en Inde et au Népal – est de plus en plus menacé. En liberté ils seraient encore environ 2200.

Sans compter la menace des braconniers, en plus de la perte de leur habitat. 

Fin 2015, Karamat a eu son premier bébé, un petit mâle qui est aujourd’hui dans un zoo à Édimbourg.

Cette semaine elle a donné naissance à un bébé femelle pour lequel on cherche un prénom commençant par la lettre V.

Voyez comme Jolien [prononcer yoline], la dame qui soigne les trois rhinocéros de Planckendael, est heureuse d’avoir pu assister en direct à cet évènement 🙂

La naissance s’est passée en quelques minutes, nous explique-t-elle, le bébé de soixante kilos se porte bien, il était sur ses pattes en moins d’une demi-heure.

C’est maman Karamat qui décidera du moment où elle et son bébé sortiront prendre l’air et se montrer aux visiteurs.

 

Premières fois

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Voir le héron dans le ruisseau ou les étangs derrière l’académie de musique, ce n’est pas nouveau.

Mais en voir un dans le centre ville, au bord de l’étang entre le musée et la bibliothèque, surtout un samedi matin, jour de marché, c’était si étonnant et si neuf que l’Adrienne a d’abord cru que c’était une statue.

Ce n’en était pas une et la photo aurait été très belle, prise à si peu de distance, d’une bête parfaitement immobile et prenant la pose, cou et bec bien tendus, malheureusement l’Adrienne n’avait ni appareil ni smartphone…

Par contre à Ostende le 13 juin dernier, elle avait tout ce qu’il fallait pour saisir cet autre instantané de vie animale en centre ville: une mouette est entrée d’un pas décidé dans une maison, comme si c’était la sienne, surveillée par un chat mollement allongé à l’ombre du mur.

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et dans la même veine, cette heureuse constatation: les passages à faune au-dessus du ring bruxellois sont intensément utilisés par les animaux

D comme duo d’amour

Ils ont été séparés tout l’hiver mais comme ils forment un couple de ‘mariés pour la vie’, au printemps, ils sont heureux de se retrouver.

Avez-vous vu comme ils se donnent des becs en toute impudeur, pareils aux amoureux de bancs publics 😉

Début mai, la femelle pond un œuf unique dans le secret farouchement gardé de leur nid caché sous terre. Les parents couvent à tour de rôle pendant six semaines. Puis leur bébé reste encore six semaines dans le nid.

Par un de ces mystères-de-la-nature-est-bien-faite, les parents muent au moment où le jeune est en âge de rejoindre les eaux bleues et de se nourrir lui-même. Il faut qu’il se débrouille seul et qu’il s’y rue à toute vapeur, de préférence la nuit ou dans le brouillard, afin d’échapper aux prédateurs. Qui n’attendent que ça, évidemment.

Puffin en anglais, papegaaiduiker en néerlandais, et macareux moine ou ‘perroquet de mer’ en français.

Une livraison spéciale anniversaire pour une chère blogamie qui aspire aux senteurs marines de Concarneau, même si ces images viennent du Pays de Galles 🙂

Et pour elle aussi cette citation de don Bosco, qui lui va comme un gant: « non basta che i giovani siano amati: essi devono sapere di essere amati. » Il ne suffit pas d’aimer les jeunes, ils ont besoin de savoir qu’ils sont aimés.

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écrit pour les Plumes d’Emilie – un grand merci, Emilie! – avec les mots imposés suivants – on pouvait en laisser un de côté: ANNIVERSAIRE – MER – SECRET – MARINE – PUDEUR – CACHER – BOSCO – PERROQUET – MYSTÈRE – VAPEUR – MARIÉ(E) – BROUILLARD – BLEU – BÂCHER

 

C comme crapaud

C’est en grande partie de notre faute, disait récemment un journaliste flamand interviewé à l’occasion de sa fin de carrière, si les gens ont une vision si sombre, si pessimiste du monde. Nous n’apportons quasiment jamais de bonnes nouvelles, nous considérons – à tort – que seules les mauvaises valent la peine d’être publiées.

Et il est vrai que nos journaux, sous toutes les formes, nous instillent une nouvelle peur à peine nous sommes-nous faits à l’idée de la précédente, comme l’indique bien le dessin de Pierre Kroll ci-dessous.

Alors oui, l’Adrienne est contente de lire de temps en temps une chose apte à rehausser son niveau d’optimisme et de confiance dans le genre humain.

Comme ce patient travail de sauvetage du crapaud calamite dans les eaux wallonnes. Même si crapaud rime avec pas beau et calamite avec… (OK, passons ;-))

Tout lire sur cette passionnante affaire? Ici

Le Kroll du jour sur

source du dessin de Pierre Kroll ici. Le crapaud calamite sur wikipedia ici.

Pour avoir une idée de ses sérénades amoureuses:

 

H comme héron

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On voit beaucoup ces jours-ci qu’en divers lieux de la planète la faune sauvage investit les endroits délaissés par les humains.

Mais derrière l’académie de musique, dans le ruisseau, tout est comme d’habitude: les petits poissons, les grenouilles, les poules d’eau, les libellules, les canards… et un héron.

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photo prise le soir du 16 avril