Premières fois

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Voir le héron dans le ruisseau ou les étangs derrière l’académie de musique, ce n’est pas nouveau.

Mais en voir un dans le centre ville, au bord de l’étang entre le musée et la bibliothèque, surtout un samedi matin, jour de marché, c’était si étonnant et si neuf que l’Adrienne a d’abord cru que c’était une statue.

Ce n’en était pas une et la photo aurait été très belle, prise à si peu de distance, d’une bête parfaitement immobile et prenant la pose, cou et bec bien tendus, malheureusement l’Adrienne n’avait ni appareil ni smartphone…

Par contre à Ostende le 13 juin dernier, elle avait tout ce qu’il fallait pour saisir cet autre instantané de vie animale en centre ville: une mouette est entrée d’un pas décidé dans une maison, comme si c’était la sienne, surveillée par un chat mollement allongé à l’ombre du mur.

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et dans la même veine, cette heureuse constatation: les passages à faune au-dessus du ring bruxellois sont intensément utilisés par les animaux

D comme duo d’amour

Ils ont été séparés tout l’hiver mais comme ils forment un couple de ‘mariés pour la vie’, au printemps, ils sont heureux de se retrouver.

Avez-vous vu comme ils se donnent des becs en toute impudeur, pareils aux amoureux de bancs publics 😉

Début mai, la femelle pond un œuf unique dans le secret farouchement gardé de leur nid caché sous terre. Les parents couvent à tour de rôle pendant six semaines. Puis leur bébé reste encore six semaines dans le nid.

Par un de ces mystères-de-la-nature-est-bien-faite, les parents muent au moment où le jeune est en âge de rejoindre les eaux bleues et de se nourrir lui-même. Il faut qu’il se débrouille seul et qu’il s’y rue à toute vapeur, de préférence la nuit ou dans le brouillard, afin d’échapper aux prédateurs. Qui n’attendent que ça, évidemment.

Puffin en anglais, papegaaiduiker en néerlandais, et macareux moine ou ‘perroquet de mer’ en français.

Une livraison spéciale anniversaire pour une chère blogamie qui aspire aux senteurs marines de Concarneau, même si ces images viennent du Pays de Galles 🙂

Et pour elle aussi cette citation de don Bosco, qui lui va comme un gant: « non basta che i giovani siano amati: essi devono sapere di essere amati. » Il ne suffit pas d’aimer les jeunes, ils ont besoin de savoir qu’ils sont aimés.

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écrit pour les Plumes d’Emilie – un grand merci, Emilie! – avec les mots imposés suivants – on pouvait en laisser un de côté: ANNIVERSAIRE – MER – SECRET – MARINE – PUDEUR – CACHER – BOSCO – PERROQUET – MYSTÈRE – VAPEUR – MARIÉ(E) – BROUILLARD – BLEU – BÂCHER

 

C comme crapaud

C’est en grande partie de notre faute, disait récemment un journaliste flamand interviewé à l’occasion de sa fin de carrière, si les gens ont une vision si sombre, si pessimiste du monde. Nous n’apportons quasiment jamais de bonnes nouvelles, nous considérons – à tort – que seules les mauvaises valent la peine d’être publiées.

Et il est vrai que nos journaux, sous toutes les formes, nous instillent une nouvelle peur à peine nous sommes-nous faits à l’idée de la précédente, comme l’indique bien le dessin de Pierre Kroll ci-dessous.

Alors oui, l’Adrienne est contente de lire de temps en temps une chose apte à rehausser son niveau d’optimisme et de confiance dans le genre humain.

Comme ce patient travail de sauvetage du crapaud calamite dans les eaux wallonnes. Même si crapaud rime avec pas beau et calamite avec… (OK, passons ;-))

Tout lire sur cette passionnante affaire? Ici

Le Kroll du jour sur

source du dessin de Pierre Kroll ici. Le crapaud calamite sur wikipedia ici.

Pour avoir une idée de ses sérénades amoureuses:

 

H comme héron

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On voit beaucoup ces jours-ci qu’en divers lieux de la planète la faune sauvage investit les endroits délaissés par les humains.

Mais derrière l’académie de musique, dans le ruisseau, tout est comme d’habitude: les petits poissons, les grenouilles, les poules d’eau, les libellules, les canards… et un héron.

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photo prise le soir du 16 avril

Y comme y a qu’à

shallow focus photography of couple ants holding book figurine

L’ami au téléphone était en train d’expliquer à l’Adrienne que la jardinerie AVEVE était rouverte depuis la veille mais qu’il ne s’y était pas du tout senti à l’aise, trop de monde, pas assez de distance, bref il déconseillait d’y aller, même s’ils avaient encore quelques paquets de farine dans les rayons 😉

– Pourtant, dit l’Adrienne, faudrait que j’y aille, j’ai une invasion de fourmis dans la cuisine…

– Oh! fait-il, attends! ma femme a un bon remède, pas besoin de sortir de chez toi!

En effet, l’épouse explique qu’il suffit de verser un peu de farine là où entrent les fourmis:

– Elles s’en repaissent, paraît-il, et disparaissent comme par enchantement!

L’Adrienne aurait bien essayé ce miraculeux remède, oui mais justement, c’est la farine qui manque.

– Ça marcherait aussi avec de la fécule de maïs ou de riz, tu crois? C’est tout ce qui me reste!

– Sans doute! dit l’amie. En tout cas, ça vaut le coup d’essayer!

C’est ainsi que depuis une quinzaine de jours, les fourmis de l’Adrienne se repaissent de fécule.

Et non, elles n’ont pas encore disparu 😉

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Stupeur et tremblements

brown and white bear plush toy

Si on vous demande, à votre avis, cette info est-elle vraie ou est-ce un canular: « Le ministère chinois de la santé recommande de traiter les malades du covid-19 à l’aide de bile d’ours et de poudre de corne de chèvre« , vous allez sans doute penser comme l’Adrienne que ce ne peut être qu’un canular.

Ou en tout cas vous allez espérer que c’en est un.
Ou un poisson d’avril, même si on est le 2.

Puis vous lisez l’article et vous constatez qu’il n’y a pas de limites à vos sources de stupeur et de tremblements.

Toute l’info ici.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

O comme Olivia

La pandémie et ses conséquences renforcent chacun dans ses convictions: qu’on peut très bien travailler dans le secteur bancaire sans costume cravate; que l’air est plus pur sans tous ces véhicules à moteur; que ceux qui sont indispensables à la nation ne sont pas ceux qui gagnent le plus d’argent; que les animaux dans les zoos vivent un abominable confinement perpétuel.

Il faut donc rendre l’ornithorynque à son terrier australien; revoir nos modes de vie et de travail; soulever son petit chapeau aux soignants, aux éboueurs, aux caissières, à tous ces autres indispensables.

Qui trouvent ces mots gentils bien sympathiques mais préféreraient du beurre dans les épinards.

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écrit pour Olivia Billington avec les mots imposés suivants: moteur – mots – terrier – ornithorynque – chapeau – cravate.

Merci Olivia!

source de l’illustration ici.

B comme balançoire

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A l’époque où l’Adrienne avait quelques poules pondeuses, elle a toujours veillé à ce qu’elles soient les plus heureuses possibles.

Mais là, aux Pilifs, elles disposent même d’une balançoire.

Et d’un bloc pour leur permettre d’y accéder et surtout d’en redescendre sans se fouler une patte 🙂

Quel endroit merveilleux – et pas seulement pour les poules! – quel bonheur de l’avoir enfin vu!

Merci!

H comme heureux évènement (bis)

Il y avait déjà eu une naissance dans la famille des éléphants en février et ce 8 juin un deuxième bébé est arrivé.

La maman s’est débrouillée toute seule, dit le soignant, le bébé a très vite réussi à se mettre sur ses quatre pattes et les autres femelles forment un solide cercle de famille. Tout va donc très bien.

Faudra que l’Adrienne finisse par aller faire un tout à Pairi Daiza 🙂

Longue vie à cette jolie – et touchante – petite bête!

article ici.