R comme Rascar Capac

En prévision du reportage que montre Arte ce soir, toute l’info dans cet article de Daily Science de mars 2017; Rascar Capac passe au scanner. En voici deux extraits:

La plus célèbre des momies précolombiennes des Musées royaux d’Art et d’Histoire, qui avait inspiré Hergé, le dessinateur de Tintin, notamment pour son album « Les sept boules de cristal », vient de passer au CT-scan des Cliniques Universitaires Saint-Luc. Son étude fait partie d’un nouveau projet de recherche mené au Musée et par une doctorante de l’UCL: Caroline Tilleux. (…)

«Après avoir fait subir de tels examens d’imagerie médicale aux momies égyptiennes du Musée, nous avons décidé d’étudier de la même manière nos momies précolombiennes dans le cadre du projet IRAM (Interdisciplinary Research Andean Mummies)», indique le Dr Serge Lemaître, archéologue et conservateur des collections « Amériques », au Musée du Cinquantenaire. « Ces examens peuvent nous en apprendre beaucoup sur ces momies, sans leur causer le moindre dommage. » (…)

L’archéologue, dit un des chercheurs dans le documentaire d’Arte, est un policier scientifique. Dans ce cas-ci, il s’agit de découvrir un maximum de choses sur l’identité de la « victime », âge, sexe, lieu et conditions de vie.

Plus loin dans le reportage, un autre expert dit que « le cheveu est vraiment le mouchard de l’organisme« . Ainsi par exemple, les cheveux de la momie révèlent que cet homme se nourrissait principalement de pommes de terre, de lupin et de tomates…

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source de la photo ici.

reportage sur Arte au programme ce soir: https://www.arte.tv/fr/videos/085383-000-A/tintin-et-le-mystere-de-la-momie-rascar-capac/

un article sur France Culture de mars 2019 ici.

Première

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La ville de Tongres affirme fièrement être la première de notre pays et son logo annonce la couleur: « Tongeren, de eerste stad« , Tongeren, la première ville.

L’Adrienne s’y est beaucoup promenée, vendredi dernier, a admiré le mur d’enceinte romain, le mur médiéval, la basilique de Notre-Dame et son incroyable trésor. En plus de merveilleux antiphonaires du 14e siècle et de précieux reliquaires d’à peu près tous les saints du paradis, il y a une collection de vêtements liturgiques qui semblent venus tout droit de Roma (Fellini)

photo prise vendredi vers les cinq heures du soir, sur la promenade du mur d’enceinte romain.

 

Le bilan du 20

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Sur une bande de terre entre deux ruisseaux, protégée au nord et à l’est pas une rangée de collines, il y a cent mille ans – peut-être un peu plus, peut-être un peu moins – dans ma ville vivaient des Néandertaliens.

N’est-ce pas une chose émouvante d’observer l’impact sur la pierre de chaque coup donné à celle-ci pour obtenir cette pointe de lance?

N’est-ce pas vertigineux de se projeter cent mille ans en arrière? Comment s’imaginer leur mode de vie, le climat du paléolithique moyen, le langage utilisé?

Puis on se dit que c’est tout aussi vertigineux de s’imaginer le futur et quelle sorte de vie – humaine ou non – il y aura sur la terre dans cent mille ans. 

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copyright de la photo H. Vandendriessche, UGent.

A comme archéologie

Des archéologues louvanistes reconstituent les visages d’anciens habitants de Sagalassos

Des archéologues de la KU Leuven ont, en collaboration avec l’université turque de Burdur, reconstitué les visages d’un homme et d’une femme de Sagalassos, cité antique située au sud-ouest de la Turquie. Ces deux humains ont vécu respectivement au début du 3e et entre les 11e et 13e siècles après Jésus-Christ. Sagalassos est l’un des sites antiques les mieux conservés de Turquie. Cette ville fut fondée au 5e siècle avant Jésus-Christ et complètement abandonnée au 11e siècle, à la suite de tremblements de terre, invasions et épidémies de peste. Depuis 1990, des fouilles archéologiques y sont menées sous la direction d’une équipe de la KU Leuven (université catholique de Louvain).

La reconstitution des deux visages a pour but de mieux mettre en images la vie quotidienne à Sagalassos au moment de son apogée, a expliqué le professeur Jeroen Poblome, actuellement à la tête du projet de recherche, lors de la présentation du résultat à la presse ce lundi.

L’homme romain, baptisé Rhodon, était vraisemblablement âgé de plus de 50 ans au moment de son décès et appartenait à la classe moyenne. Les fractures et troubles articulaires repérés sur son corps témoignent d’une vie rude. La femme byzantine, Eirènè, avait 30 à 50 ans lorsqu’elle est morte. Elle a moins souffert de troubles articulaires. Elle a été enterrée de manière plus austère que Rhodon, qui a été retrouvé entouré de cadeaux funéraires.

Pour leur redonner un visage, une équipe de l’université de Burdur a d’abord réalisé un “scan-3D” des crânes. Leurs traits ont ensuite pu être déduits avec une précision de 75%. Pour la couleur de la peau, des yeux et des cheveux, les chercheurs se sont basés sur les caractères dominants de la population actuelle de la région. Des sources historiques ont été mobilisées pour la coiffure et la coupe de la barbe.

Les deux visages sont à découvrir dans la bibliothèque de la KU Leuven jusqu’au 25 juin. Ils retourneront ensuite sur leur terre natale pour une grande exposition sur Sagalassos qui se tiendra à Istanbul cet automne puis au musée de Burdur.

 

source: ici – hier l’Adrienne a pris le train pour Louvain, c’est pourquoi elle confie au journal le soin de rédiger son billet de ce dimanche, surtout que l’ordi ne veut pas télécharger les photos qu’elle a prises elle-même 🙂

Tous les billets sur le voyage d’août 2016 à Sagalassos sont ici 🙂

P comme plancher et Picomtal

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C’est en s’extasiant sur les beautés de ce tableau de Caillebotte que l’Adrienne est tombée sur un bouquin qui l’utilise pour sa couverture. Du moins en partie, puisqu’il y a trois « raboteurs » de plancher sur le tableau.

Ainsi, de fil en aiguille, elle tombe sur une de ces merveilleuses actions du hasard: un historien en vacances arrive dans une maison d’hôtes dont on a refait une partie du parquet. Et sous certaines lattes, on a découvert des bouts de planches sur lesquelles le menuisier de l’époque (1880-81) a écrit une ou deux phrases. On en a trouvé ainsi 72.

Ça peut sembler peu, 72 phrases, pour en extraire un récit de vie de tout un village mais ça a suffi, grâce aux noms, aux dates, à un tas de sources vérifiables.

Comme l’explique l’auteur dans sa conférence (en lien ci-dessous), Joachim Martin, le menuisier de 1880, écrit en toute franchise une sorte de testament sur sa vie: il sait qu’il ne sera lu que dans une centaine d’années, quand il faudra refaire le plancher, et que tous ceux qu’ils mentionnent seront morts. Comme lui-même, d’où la phrase clé mise en couverture du livre.

Vidéo de la conférence donnée par l’historien à l’Ecole nationale des Chartes. Je cite:

Les écrits laissés par les gens du peuple sont rares, d’où l’intérêt de cette source totalement inédite, que constituent les 72 phrases laissées par un menuisier des Hautes-Alpes sous le plancher qu’il était en train de poser au château de Picomtal en 1880-1881. Une fois les phrases transcrites, l’enquête a pu commencer. Elle a révélé qui était le personnage qui avait ainsi voulu livrer son témoignage à la postérité, mais aussi dans quel environnement il évoluait. Sachant qu’il ne sera pas lu avant cent ans, il se livre et n’épargne personne dans le village, offrant une peinture acérée des mœurs de son temps. Conférence de Jacques-Olivier Boudon, professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université, donnée à l’École des chartes, le 19 mars 2018, dans le cadre du cycle «Les grandes voix». 

Photo et plus d’info sur le site de la maison d’édition Belin.

S’il est vrai qu’un plancher n’a qu’une durée de vie de cent ans, conclut l’Adrienne, celui de l’étage devra être refait en 2022. Qui sait ce qui s’y trouvera 🙂

F comme fritte

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Dans la salle du Neues Museum qui lui est réservée, la belle princesse s’ennuie.

Qu’on ait interdit de la photographier, passe encore, on la trouve des milliers de fois sur le WWW et dans tellement de livres qu’elle est le visage de femme le plus connu au monde. Juste un peu concurrencée par une mystérieuse Italienne 😉

Mais qu’on interdise à ses admirateurs de parler? de chuchoter? Plus le moindre petit compliment, plus aucune platitude comique, nul émerveillement, plus rien ne traverse l’épaisse paroi de verre.

Silence total, sauf un « chut » sévère de temps en temps de la part de la gardienne, toujours sur le qui-vive, toujours de mauvaise humeur, toujours à taper sur l’épaule d’un contre-venant qui sort son portable pour une discrète photo.

Ses admirateurs ont juste le droit de se remplir les yeux de sa beauté d’une symétrie parfaite, du bleu (poudre de fritte, coloré avec de l’oxyde cuivrique), du vert (fritte en poudre, coloré avec du cuivre et de l’oxyde de fer), du blanc, du noir, du jaune et du rouge clair de sa peau.

source de la photo wikimedia commons

P comme Pompéi

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Pompéi était à Bruxelles, collègue-amie V voulait la voir, alors ça s’est organisé vendredi dernier.

Partout où il était marqué en trois langues « don’t touch », « niet aanraken », « ne pas toucher », on avait justement très envie de le faire. Comme l’envie de sentir le grain de cette statue de marbre.

Mais on s’est retenues 🙂

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Une fois de plus, on s’est extasiées sur l’ingéniosité technique et la somme de connaissances scientifiques des Romains. Capables d’opérer de la cataracte, par exemple. 

Une fois de plus on s’est dit qu’on n’a rien inventé: il y avait là un cuit-œufs. Sauf qu’il est en bronze au lieu d’être en plastique 😉 

C’est à la Bourse, on a donc en même temps pu jeter un œil à l’intérieur de ce bâtiment. Assez impressionnant.

Voir le dossier pédagogique? Voir des photos? Encore jusqu’au 5 août!