P comme podium et privilège

eole

« Belgische fles bubbels is de beste ter wereld« , les bulles belges meilleures au monde, titre mon journal d’hier à sa page Life & Style, suite à un concours international où un mousseux (méthode traditionnelle) d’un domaine viticole belge, la Cuvée Prestige 2014 du Domaine du Chant d’Éole, a été primé.

Que nos amis français se rassurent, le vignoble belge est si peu étendu que sa production n’a aucun besoin de publicité, la demande dépasse largement l’offre. Et à ce même concours, on a aussi médaillé 261 vins français même si la concurrence internationale devient de plus en plus forte.

Pour ce qui est de la Belgique, il semblerait que le réchauffement climatique ait pour effet de faire ressembler toujours davantage le climat belge (ou plutôt wallon, dans ce cas) à celui de la Champagne. De plus, le Domaine du Chant d’Éole profiterait des bienfaits des éoliennes qui brassent l’air aux alentours.

Bref. 

L’illustration du billet vient du site du Domaine du Chant d’Éole où vous pourrez trouver toutes les infos qui vous intéressent.

M comme Magritte

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Chère petite Georgette, écrit René Magritte à sa fiancée en mars 1922, aujourd’hui nous avons essayé nos masques dans une chambre remplie de gaz, très amusant!

Cette carte postale envoyée par la poste militaire m’a beaucoup émue, et aussi fait sourire. Elle ressemble à celles qu’envoyait mon grand-père paternel à sa petite Yvonne à la même époque, sauf qu’il la remplissait de son écriture fine, de milliers de baisers, et qu’il n’y avait plus de place pour un dessin 😉

René Magritte et Georgette Berger se sont mariés quelques mois plus tard, le 28 juin.

Après s’être perdus de vue pendant de nombreuses années, à cause de la guerre de 14-18, ils se retrouvent par hasard au printemps de 1920, à Bruxelles, au Jardin Botanique, et ne se quitteront plus 🙂

Photo prise à la Brafa le 2 février.
Je n’ai pas pensé à demander le prix de cette carte postale 😉

B comme Brafa

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La foire aux antiquaires (BRAFA) est à l’image de l’expo de la ROCAD.be, La Chambre Royale des Antiquaires et des Négociants en Œuvres d’Art, qui fête son centenaire (1919-2019) en exposant dans un joyeux mélange des (je cite) « œuvres phares, allant de tableaux anciens et modernes, des arts décoratifs, arts premiers, porcelaine, argenterie, antiquités, archéologie et mobilier. Ces pièces ont toutes été cédées par les membres de ROCAD.be à des collectionneurs ou à des musées, et ne représentent qu’une petite partie des transactions qui se sont faites au fil des années par les marchands de la Chambre, et ne seront pas à vendre. Ces objets reflètent parfaitement la qualité et la diversité des spécialités qui sont les fleurons de cette association d’antiquaires et de négociants en art.
Les œuvres choisies sont non seulement des pièces exceptionnelles du marché de l’art mais racontent aussi chacune une histoire qui sera partagée avec le public.
L’exposition comprendra notamment :
– Deux œuvres de la main de René Magritte (1898-1967)
– Une exceptionnelle figure de Bodhissatva du VIe siècle
– Une rarissime statue Djenné du Mali en terre cuite
– Un service dit « aux oiseaux de Buffon » de la Manufacture de Tournai, XVIIIe siècle
– Une paire de chenets par Pierre Gouthière, XVIIIe siècle, dont seul un autre exemplaire
est connu au Château de Versailles
– Un portrait par Henri Evenepoel (1872-1899) » (fin de citation de la brochure ROCAD)

Bref, l’Adrienne y a passé quelques belles heures hier, passant de l’art préhistorique à l’art africain, à l’antiquité égyptienne, grecque, romaine, aux peintures de tous les siècles et de tous les genres, bijoux anciens, sculptures, bandes dessinées… et n’a regretté qu’une chose: qu’il y ait toujours si peu de possibilités de restauration sur place. Vous n’avez pas réservé? a dit la jeune fille à un monsieur qui faisait la queue, alors nous n’avons pas de place avant quinze heures 🙂

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M comme manque

Sur les vols Icelandair, on a la possibilité de passer le temps à regarder des films, des documentaires, des séries télévisées. Chacun sur son petit écran encastré dans le siège devant soi. Plus de conversation, plus de lecture.

A l’aller, l’Adrienne a consciencieusement admiré tous les documentaires sur l’Islande.

Au retour, elle a eu l’occasion de voir quatre des cinq épisodes de Kokkaflakk, une émission dans laquelle le chef Ólafur Örn Ólafsson va rendre visite à un chef islandais installé à l’étranger: Paris, Berlin, New York… et un petit patelin belge: Ypres.

Le format est des plus classiques: on suit le parcours du chef, il montre un pan de sa vie privée et professionnelle dans sa patrie d’accueil, il fait goûter sa cuisine à Ólafur Örn Ólafsson, qui trouve évidemment tout fabuleux 🙂

Ses questions aussi sont (forcément) à peu près les mêmes pour chacun, jusqu’à la question finale:

– Qu’est-ce qui te manque le plus, ici?

Si vous croyez que le jeune chef installé à Paris avec son chien pour unique compagnon va dire ‘ma famille’ ou ‘mes amis’, vous vous trompez. Il répond: la nature. Après, on le voit se promener avec son toutou-nez-plat-courtes-pattes dans un des bois parisiens.

Même question et même réponse pour le New-New-Yorkais ou le Berlinois – ça ne fera pas plaisir aux Berlinois, qui trouvent leur ville si verte et si aérée – « la nature! ».

Et le Belge d’adoption, que dit-il?

Qu’il est parfaitement heureux en Belgique 🙂

Brave cœur! Faudra que l’Adrienne aille découvrir son resto 🙂

souvenir

photo de décembre 2015, le chef, son épouse (belge) et l’aînée de leurs deux enfants – photo de Faye Pynaert, source ici.

20 miracles de la nature (1 bis)

WWF2018

© Gino Symus, WWF

Un vrai miracle de la nature, au lieu de ce que j’avais pensé écrire à propos des trous et des terrils qui ont remplacé nos jardinets expropriés 😉

Cette photo du photographe belge Gino Symus a gagné le prix Frans Lanting de la WWF.

Je trouve qu’elle est de toute beauté! Non seulement pour sa composition, ses couleurs, sa lumière, mais aussi pour ce qu’elle nous raconte. 

On peut y voir une crevette femelle (Palaemon serratus) – on voit ses œufs dans son ventre – porteuse de vie, porteuse d’espoir. 

W comme war is over

nov 1918 Bruxelles

http://www.iwm.org.uk/embed/?id=1060023042&media_id=498938

Onze minutes seize. Un petit document filmé par la section cinématographique de l’armée française en novembre 1918.

D’abord, le 21 novembre, une rue de Bruxelles au départ des dernières troupes allemandes. Des gens les regardent, un tram passe, des Quick et Flupke se faufilent entre les groupes de soldats.

Puis, le 22 novembre, le retour de l’armée et des souverains belges dans leur capitale quittée quatre ans plus tôt. La famille royale est à cheval mais ça n’empêche pas la foule de s’agglutiner à son passage, l’empêchant de poursuivre sa route. On soulève les chapeaux, les casquettes, on soulève de terre des enfants et des femmes pour qu’ils puissent mieux voir, à toutes les fenêtres on agite des mouchoirs. C’est le genre de folie comme celle que décrit Albert Londres à Anvers deux jours avant.

La dernière partie du film montre l’entrée du général de Castelnau à Colmar, le 22 novembre 1918. Avec jeunes filles en costume alsacien 🙂

Photo d’archives RTBF, la famille royale à Bruxelles devant le palais de la Nation, le 22 novembre 1918.

L’émouvant reportage d’Albert Londres sur le retour du roi Albert Ier à Bruxelles est ici.

U comme unité