J comme Joni Junes

Lyon : La Mulatière-jonction du Rhône et de la Saône

74 651 amendes pour excès de vitesse ont été envoyées de France en Belgique, en cette première moitié de l’été 2019.

C’est ce que nous apprenait Joni Junes samedi dernier, précisant qu’avec ce chiffre nos compatriotes détiennent une sorte de record.

Vu que ce sont ceux de juin et juillet, on peut supposer que s’y ajouteront les Fangio d’août, à moins qu’entre-temps la nouvelle ait fait son chemin: non, les radars et autres caméras n’ont pas tous été vandalisés par les gilets jaunes – même s’il s’agissait de six radars sur dix – et de toute façon, nos voisins du sud se dépêchent d’en remettre d’autres en circulation, encore plus performants, paraît-il, appelés ‘radars tourelles’ et pouvant contrôler 32 véhicules à la fois sur cinq bandes de circulation, dans les deux sens et sur une centaine de mètres.

Ouf!

Sans compter les autres petites innovations, comme sur l’Autoroute du Soleil près de Lyon, entre Dardilly et Pierre-Bénite, où la vitesse maximale a été réduite à 70 km/h. Mais avec un tronçon à la Mulatière, où on ne peut plus faire que du 50.

Or Jef et Martine, parents d’élèves passant leurs vacances en Ardèche chaque année depuis plus de vingt ans, croient connaître le trajet et ses embûches par cœur…

Espérons qu’ils ouvriront l’œil en passant là!

source de la photo ici

F comme Fallen Astronaut

Fallen_Astronaut

Si vous demandez à la mère de l’Adrienne ce qu’évoque pour elle le 21 juillet 1969, elle vous dira que c’est la Fête Nationale belge et que ce jour-là, Eddy Merckx a remporté le maillot jaune… puis le Tour de France. La meilleure fête nationale du siècle 😉

Si vous le demandez à l’Adrienne, elle se souvient que cette année-là, à cause de la maison que les parents étaient en train de faire construire, la famille n’est pas partie en vacances en France.

Mais que le 21 juillet 1969, parents, enfants, oncle, tante et cousin étaient réunis dans l’appartement à la mer pour regarder la télé, où sur un petit écran en noir et blanc on entrevoyait plus ou moins un astronaute marcher sur la lune.

C’est à l’occasion de ce cinquantenaire que l’Adrienne a incidemment appris qu’il y avait sur la lune une œuvre d’art unique, due à un Belge: Fallen Astronaut, en hommage aux astronautes décédés, comme on peut le lire ci-dessous sans un article Wikipédia: 

Fallen Astronaut (littéralement l’« Astronaute tombé ») est une petite sculpture en aluminium représentant de façon stylisée un astronaute dans sa combinaison spatiale. Cette statuette, qui mesure environ 8,5 cm de haut, est l’unique œuvre d’art se trouvant sur la Lune, où elle a été déposée par Apollo 15 en 1971.

La sculpture a été réalisée par l’artiste belge Paul Van Hoeydonck à la suite de sa rencontre avec l’équipage d’Apollo 15 (dont David Scott) au début du mois de juin 1971. Cette statuette a trouvé une fonction trois semaines plus tard lorsque l’équipage, marqué par la mort de trois cosmonautes russes, a proposé à la NASA de s’en servir pour commémorer nominativement les astronautes et cosmonautes morts pour et pendant l’exploration de l’espace. Un certain nombre de consignes avaient été données à l’artiste : la sculpture devait être légère, solide, capable de supporter les variations de températures extrêmes à la surface lunaire ; elle ne devait pas permettre d’identifier en elle un homme ou une femme, ni même aucun groupe ethnique. De plus, en accord avec le souhait de Scott d’éviter une commercialisation de l’espace, le nom de Van Hoeydonck ne serait pas dévoilé au public.

source du texte en bleu (et suite) sur Wikipédia et source de l’image wikimedia commons

E comme eau

Pas besoin de longues enquêtes sur le net cette fois-ci, pour retrouver d’anciennes publicités pour notre Spa Reine national.  De celles qui sont restées dans les mémoires, parce qu’elles contiennent une anecdote et ont fait sourire. Du sérieux montré avec légèreté.

On y voit des gens attablés, un couple, un père et son fils, deux sœurs… L’un des deux se montre odieux, sans scrupules, jusqu’au moment où l’autre, excédé, lui envoie son verre d’eau de Spa à la figure. Pour l’amener à des pensées plus justes.

écrit pour Olivia Billington avec les mots imposés suivants: spa – s’attabler – pensées – enquête – légèreté – scrupule – anecdote

P comme podium et privilège

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« Belgische fles bubbels is de beste ter wereld« , les bulles belges meilleures au monde, titre mon journal d’hier à sa page Life & Style, suite à un concours international où un mousseux (méthode traditionnelle) d’un domaine viticole belge, la Cuvée Prestige 2014 du Domaine du Chant d’Éole, a été primé.

Que nos amis français se rassurent, le vignoble belge est si peu étendu que sa production n’a aucun besoin de publicité, la demande dépasse largement l’offre. Et à ce même concours, on a aussi médaillé 261 vins français même si la concurrence internationale devient de plus en plus forte.

Pour ce qui est de la Belgique, il semblerait que le réchauffement climatique ait pour effet de faire ressembler toujours davantage le climat belge (ou plutôt wallon, dans ce cas) à celui de la Champagne. De plus, le Domaine du Chant d’Éole profiterait des bienfaits des éoliennes qui brassent l’air aux alentours.

Bref. 

L’illustration du billet vient du site du Domaine du Chant d’Éole où vous pourrez trouver toutes les infos qui vous intéressent.

M comme Magritte

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Chère petite Georgette, écrit René Magritte à sa fiancée en mars 1922, aujourd’hui nous avons essayé nos masques dans une chambre remplie de gaz, très amusant!

Cette carte postale envoyée par la poste militaire m’a beaucoup émue, et aussi fait sourire. Elle ressemble à celles qu’envoyait mon grand-père paternel à sa petite Yvonne à la même époque, sauf qu’il la remplissait de son écriture fine, de milliers de baisers, et qu’il n’y avait plus de place pour un dessin 😉

René Magritte et Georgette Berger se sont mariés quelques mois plus tard, le 28 juin.

Après s’être perdus de vue pendant de nombreuses années, à cause de la guerre de 14-18, ils se retrouvent par hasard au printemps de 1920, à Bruxelles, au Jardin Botanique, et ne se quitteront plus 🙂

Photo prise à la Brafa le 2 février.
Je n’ai pas pensé à demander le prix de cette carte postale 😉

B comme Brafa

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La foire aux antiquaires (BRAFA) est à l’image de l’expo de la ROCAD.be, La Chambre Royale des Antiquaires et des Négociants en Œuvres d’Art, qui fête son centenaire (1919-2019) en exposant dans un joyeux mélange des (je cite) « œuvres phares, allant de tableaux anciens et modernes, des arts décoratifs, arts premiers, porcelaine, argenterie, antiquités, archéologie et mobilier. Ces pièces ont toutes été cédées par les membres de ROCAD.be à des collectionneurs ou à des musées, et ne représentent qu’une petite partie des transactions qui se sont faites au fil des années par les marchands de la Chambre, et ne seront pas à vendre. Ces objets reflètent parfaitement la qualité et la diversité des spécialités qui sont les fleurons de cette association d’antiquaires et de négociants en art.
Les œuvres choisies sont non seulement des pièces exceptionnelles du marché de l’art mais racontent aussi chacune une histoire qui sera partagée avec le public.
L’exposition comprendra notamment :
– Deux œuvres de la main de René Magritte (1898-1967)
– Une exceptionnelle figure de Bodhissatva du VIe siècle
– Une rarissime statue Djenné du Mali en terre cuite
– Un service dit « aux oiseaux de Buffon » de la Manufacture de Tournai, XVIIIe siècle
– Une paire de chenets par Pierre Gouthière, XVIIIe siècle, dont seul un autre exemplaire
est connu au Château de Versailles
– Un portrait par Henri Evenepoel (1872-1899) » (fin de citation de la brochure ROCAD)

Bref, l’Adrienne y a passé quelques belles heures hier, passant de l’art préhistorique à l’art africain, à l’antiquité égyptienne, grecque, romaine, aux peintures de tous les siècles et de tous les genres, bijoux anciens, sculptures, bandes dessinées… et n’a regretté qu’une chose: qu’il y ait toujours si peu de possibilités de restauration sur place. Vous n’avez pas réservé? a dit la jeune fille à un monsieur qui faisait la queue, alors nous n’avons pas de place avant quinze heures 🙂

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M comme manque

Sur les vols Icelandair, on a la possibilité de passer le temps à regarder des films, des documentaires, des séries télévisées. Chacun sur son petit écran encastré dans le siège devant soi. Plus de conversation, plus de lecture.

A l’aller, l’Adrienne a consciencieusement admiré tous les documentaires sur l’Islande.

Au retour, elle a eu l’occasion de voir quatre des cinq épisodes de Kokkaflakk, une émission dans laquelle le chef Ólafur Örn Ólafsson va rendre visite à un chef islandais installé à l’étranger: Paris, Berlin, New York… et un petit patelin belge: Ypres.

Le format est des plus classiques: on suit le parcours du chef, il montre un pan de sa vie privée et professionnelle dans sa patrie d’accueil, il fait goûter sa cuisine à Ólafur Örn Ólafsson, qui trouve évidemment tout fabuleux 🙂

Ses questions aussi sont (forcément) à peu près les mêmes pour chacun, jusqu’à la question finale:

– Qu’est-ce qui te manque le plus, ici?

Si vous croyez que le jeune chef installé à Paris avec son chien pour unique compagnon va dire ‘ma famille’ ou ‘mes amis’, vous vous trompez. Il répond: la nature. Après, on le voit se promener avec son toutou-nez-plat-courtes-pattes dans un des bois parisiens.

Même question et même réponse pour le New-New-Yorkais ou le Berlinois – ça ne fera pas plaisir aux Berlinois, qui trouvent leur ville si verte et si aérée – « la nature! ».

Et le Belge d’adoption, que dit-il?

Qu’il est parfaitement heureux en Belgique 🙂

Brave cœur! Faudra que l’Adrienne aille découvrir son resto 🙂

souvenir

photo de décembre 2015, le chef, son épouse (belge) et l’aînée de leurs deux enfants – photo de Faye Pynaert, source ici.