F comme fruit

Opnieuw briefkaart met kiwisticker bezorgd door Bpost: ‘Goedkoper dan priorzegel en meer vitamientjes’

Je ne sais pas s’il faut être Belge pour avoir de telles idées – ni s’il faut être en Belgique pour que ça marche – mais le fait est là: quelques plaisantins, à l’occasion de Noël et Nouvel An, ont envoyé des cartes de vœux ornées du petit auto-collant d’un kiwi au lieu du timbre poste. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus.

L’expéditeur de celle-ci est heureux d’annoncer que sa carte vitaminée est arrivée avant une autre, qui avait cependant été pourvue d’un timbre officiel au tarif « prioritaire » de 0,97 €.

A la Poste, bien sûr, on déplore cette mode fruitière, mais depuis que le facteur ne passe plus dans ma rue, j’applaudis à tout ce qui peut la faire grincer des dents 🙂

Je précise, pour ceux qui aimeraient tenter l’expérience, que ça ne semble pas marcher avec les auto-collants des poires et des bananes: ça ne fonctionne qu’au kiwi 😉

source de la photo et article ici.

Premières rencontres

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Grâce à la collaboration entre divers musées mais aussi grâce à de nombreux particuliers – comme le propriétaire du tableau ci-dessus, Les jours gigantesques (1928), acquis chez Christie’s en 2012 pour £ 7 209 250 (ou $ 11 332 941) – on peut admirer une centaine d’œuvres de Magritte et de Dali, montrant bien l’influence du Belge sur le Catalan. Même si ce n’est pas là le propos de l’expo 😉

« La découverte du feu » peint en 1934-35, se retrouve dans les girafes en feu dès 1937, 

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la Vénus de Milo des « Menottes de cuivre » (1931) se retrouve chez Dali en 1936 (Vénus de Milo aux tiroirs)

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L’île des morts, d’Arnold Böcklin, inspire l’Annonciation à Magritte (en 1930) et est repris par Dali en 1934, Cour ouest de l’île des morts

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l’idée de la porte ouverte ou fermée, dans la « Réponse imprévue » chez Magritte en 1933 est reprise par Dali en 1934 dans « L’expulsion du meuble-aliment« . Etc.

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Bref, on peut lire ici d’autres exemples de ces emprunts, comme

[…] dans le film « Un chien andalou » de Luis Buñuel qui ouvre le parcours. Tourné au printemps 1929 l’année de leur rencontre parisienne, les emprunts du catalan au belge sont clairs dans la scène d’ouverture de cette femme surprise dans sa lecture directement inspirée du tableau « La lectrice soumise » ou le motif de la main pleine de fourmis emprunté au « Soupçon mystérieux » qui aura une grande félicité dans l’œuvre de Dali. En parallèle à ce chef d’œuvre cinématographique, le tableau image magrittien, cet « objet peint » d’un œil voyeur qui nous regarde et se dérobe en même temps, au milieu d’un jeu de textures décoratives et géométriques qui aura également une influence sur l’espagnol.

Site de l’expo et toute l’info ici où on peut lire en introduction:

« Salvador Dalí et René Magritte se croisent à Paris au printemps 1929, en compagnie des grands noms de l’avant-garde artistique. Puis, en août de la même année, à l’invitation de Dalí, Magritte séjourne à Cadaqués, le port d’attache du peintre espagnol. Cet été surréaliste – qui compte aussi la présence d’Éluard, Miró et Buñuel – se révélera décisif.

Dalí et Magritte s’attachent à défier le réel, à questionner notre regard et à bousculer nos certitudes. Le Catalan et le Belge témoignent d’une fascinante proximité, malgré des créations et des personnalités bien différentes qui les amèneront finalement à s’éloigner.

L’exposition révèle leurs liens personnels mais aussi philosophiques et esthétiques à travers plus de 100 peintures, sculptures, photographies, dessins, films et pièces d’archives. »

W comme winkelhieren

Woensdag 18 december

Comme chaque année, le dictionnaire Van Dale a organisé le concours du néologisme (de l’année, donc) et le gagnant pour la Flandre est le mot ‘winkelhieren‘.

Il est formé à l’aide du verbe ‘winkelen‘ (faire les magasins, faire des courses) dans lequel on a intercalé l’adverbe ‘hier‘ (ici).

Le néologisme ainsi formé veut donc dire ‘acheter local’.

C’est ce mot-là qui a remporté le plus de voix en Flandre, avec en seconde position ‘klimaatspijbelaar‘, mot inventé pour désigner les jeunes qui vont manifester le jeudi au lieu d’aller à l’école.

Les Hollandais ont choisi ‘boomer‘, un mot dépréciatif pour qualifier la génération née après-guerre (les baby-boomers) dans ce qu’elle a de plus négatif: vieux fossile, personne arriérée, aux idées conservatrices. Chez eux aussi ‘klimaatspijbelaar‘ vient en deuxième position.

J’aime bien le dessin de Lectrr dans le journal De Standaard. Marie s’interroge à propos des cadeaux apportés par les Mages: de l’encens et de la myrrhe, passe encore, mais des chicons? (endives)

Et Joseph lui répond que Melchior tenait absolument à acheter local 😉

source de l’image ici.

le dictionnaire Van Dale ici.

un article en français ici.

Première

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La ville de Tongres affirme fièrement être la première de notre pays et son logo annonce la couleur: « Tongeren, de eerste stad« , Tongeren, la première ville.

L’Adrienne s’y est beaucoup promenée, vendredi dernier, a admiré le mur d’enceinte romain, le mur médiéval, la basilique de Notre-Dame et son incroyable trésor. En plus de merveilleux antiphonaires du 14e siècle et de précieux reliquaires d’à peu près tous les saints du paradis, il y a une collection de vêtements liturgiques qui semblent venus tout droit de Roma (Fellini)

photo prise vendredi vers les cinq heures du soir, sur la promenade du mur d’enceinte romain.

 

Le bilan du 20

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Sur une bande de terre entre deux ruisseaux, protégée au nord et à l’est pas une rangée de collines, il y a cent mille ans – peut-être un peu plus, peut-être un peu moins – dans ma ville vivaient des Néandertaliens.

N’est-ce pas une chose émouvante d’observer l’impact sur la pierre de chaque coup donné à celle-ci pour obtenir cette pointe de lance?

N’est-ce pas vertigineux de se projeter cent mille ans en arrière? Comment s’imaginer leur mode de vie, le climat du paléolithique moyen, le langage utilisé?

Puis on se dit que c’est tout aussi vertigineux de s’imaginer le futur et quelle sorte de vie – humaine ou non – il y aura sur la terre dans cent mille ans. 

***

copyright de la photo H. Vandendriessche, UGent.

H comme heureux!

Vous allez rire: selon l’enquête réalisée par Eurostat pour l’année 2018, ce sont les Belges qui sortent premiers à la question « Vous êtes-vous senti heureux ces quatre dernières semaines? » Ils ont été 76% à répondre affirmativement.  Il y avait quatre possibilités de réponse: heureux tout le temps, la plupart du temps, parfois ou jamais. 

Comme vous pouvez le voir sur le schéma ci-dessous, les Européens les plus heureux sont donc en Finlande, en Autriche, aux Pays-Bas et en Belgique. La moyenne européenne est représentée par la colonne en bleu: 62 % L’enquête nous apprend aussi que notre niveau de bonheur (ressenti!) a augmenté de 2 % depuis 2013. Vous remarquerez que la Grande-Bretagne n’a pas participé 😉

Il y avait aussi une question concernant la satisfaction: où vous situez-vous, sur une échelle de zéro à dix, en ce qui concerne la satisfaction sur la vie que vous menez? Pour cette question, la moyenne européenne est de 7.3 et les gagnants sont encore une fois les Finlandais (8/10). Comprenne qui pourra 😉 Pour cette question les Belges ont 7.6.

EN Satisfaction EU new.jpg

Fait remarquable: les jeunes se déclarent plus satisfaits que leurs aînés. Par contre, personne ne sera surpris de constater que la situation familiale, le niveau des études et les revenus jouent un rôle dans cette sensation toute subjective de bonheur.

Pour la situation financière, la moyenne européenne est à un niveau de satisfaction de 6,5/10 (ce qui est mieux que le 6/10 de 2013, faut croire qu’on s’en est fait une idée de vivre avec moins ;-))

W comme wagon de train

confucius

Après la bonne nouvelle des trains de nuit entre Bruxelles et Vienne qui seront remis en service dès janvier 2020 – la seule inconnue étant le prix qui sera demandé pour une couchette – voilà qu’on peut lire qu’un train de marchandises relie désormais Yiwu (Chine) à Liège.

Ce n’est pas le premier, dit l’article: un autre relie la Belgique à la Chine pour le transport de Volvo.

Deux fois par semaine, le train de Yiwu devrait transporter principalement des produits cosmétiques et de l’électro-ménager. Ce qu’il transporte dans l’autre sens n’est pas précisé. Sur des plate-formes comme Alibaba, les Européens achètent des tas de produits made in China. Et les Chinois? Achètent-ils européen? 

Mais alors mais zalors, se demande l’Adrienne, pourquoi ne pas aussi laisser un ou deux wagon à des voyageurs? Ce serait super de traverser l’Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la Russie, le Kazakhstan… et toute la Chine jusqu’à Yiwu 🙂

Puis de revenir tranquillement en sens inverse.

Pakjestrein tussen Luik en China

Vanuit de stad Yiwu, in het oosten van China, is gisterochtend een vrachttrein vertrokken richting Luik. De trein met 200.000 pakjes wordt binnen tien tot vijftien dagen in Luik verwacht, na passages door Kazachstan, Rusland, Wit-Rusland, Polen en Duitsland.

De verbinding zal normaal twee keer per week worden uitgevoerd door Cainiao, de logistiekafdeling van de Chinese internetreus Alibaba. Er zullen vooral cosmeticaproducten en huishoudtoestellen mee naar Europa worden vervoerd.

Alibaba bouwt in Luik zijn eerste Europese hub uit, een eerder aangekondigde investering van 75 miljoen euro.

Het is niet de eerste vrachtverbinding per trein tussen België en China. Er worden al langer Volvo-wagens over het spoor vervoerd van en naar China. (blg)

Source de l’illustration sur wikipédia: Confucius, gouache on paper, c. 1770. Encyclopedia Britannica. Elle a déjà servi pour un autre billet.