T comme tas

Une des choses les plus spectaculaires lors d’une promenade dans les bois de conifères de l’Eifel, ces énormes fourmilières patiemment construites par des armées de Formica rufa.

En voyant le nombre de ces énormes tas, l’Adrienne en a pris des photos, pour montrer à Monsieur le Goût à quel point la fourmi se porte bien, suite à un de leurs récents échanges de commentaires.

Las! que peut-on lire sur wikisaitout?

Que cette espèce a le statut NT, c’est-à-dire « quasi menacé ».

R comme retour

Il faisait dans l’Eifel aussi chaud et aussi sec qu’ici.

Avoir 26° un 20 septembre – comme la veille – c’est du jamais vu.

Le cheval n’a plus rien à brouter et se débat avec une croûte de pain.

Le vêtement de pluie qu’on avait emporté « au cas où » a pu rester dans le sac au dos.
Avec les chaussettes 😉

On aurait pu voyager encore plus léger.

P comme préhistoire

La petite hélicolimace

Vous voulez-voir un animal préhistorique?

En voici un 🙂

Il mesure à peine deux centimètres et traîne une petite coquille tout à fait inutile puisqu’elle ne fait que 4 mm (où es-tu, Darwin?).

On vient de (re)découvrir ce petit gastéropode en Belgique dans la province de Liège, comme on nous l’explique bien sur le site de Natagora. C’est aussi de là que vient la photo ci-dessus.

Son petit nom familier est hélicolimace (joli, n’est-ce pas, ça nous ferait presque aimer ces bestioles ;-)) et son nom savant Daudebardia brevipes.

Alstublieft!

Jusqu’à présent cette petite bête vivait donc heureuse et cachée, espérons que des milliers de promeneurs ne se précipitent pas dans son précieux habitat!

A comme Ardennes

Ce mardi premier septembre, c’était aussi la rentrée pour le ‘babbelgroep‘, le groupe de conversation pour les personnes désireuses de s’améliorer en néerlandais.

Dans la grande salle de la maison de quartier, les tables et les chaises étaient disposées aux distances réglementaires, portes et fenêtres ouvertes.

Nadine gesticulait sur le seuil, on pouvait voir de loin qu’elle n’était pas contente:

– Ah! si c’est comme ça, moi je m’en vais! Je ne reste pas!

Nadine fait partie de ces gens qui évitent au maximum de porter le masque: à pied en ville elle fait des détours pour éviter les rues où il est obligatoire et elle ne fait plus ses courses qu’en ligne.

Or, pour cette séance de conversation en néerlandais, les responsables exigent le masque, même si on est sagement assis à un mètre et demi les uns des autres.

Ce que chacun trouvait exagéré et surtout peu pratique, vu que la distance + le masque + la mauvaise acoustique de la salle + les problèmes linguistiques entre néerlandophones et francophones… rendaient la compréhension difficile.

Mais on s’y est plié.

Elke a voulu savoir comment s’étaient passées les vacances. A tour de rôle, les participants ont raconté à peu près la même chose: personne n’était allé à l’étranger, personne n’avait profité de l’été pour aller voir la famille au Maroc ou en Tunisie, par contre chacun avait passé un ou deux jours à la mer.

Et chose toute nouvelle: presque tout le monde avait fait un saut « dans les Ardennes ».

– Je ne connaissais pas du tout mais ça en vaut vraiment la peine, s’est exclamée Radha, encore tout enthousiaste.

Lynn a passé trois jours à Stavelot et est revenue enchantée de tout ce qu’elle a pu y faire de beau, d’intéressant et d’amusant pour les enfants. Une découverte, pour elle aussi, qui va normalement toujours à l’étranger.

En entendant tous ces témoignages, l’Adrienne pensait à son grand-père, qui était très strict sur l’appellation ‘Ardennes’.

Pour la plupart des Flamands, dès que tu arrives de l’autre côté de la frontière linguistique, tu es quasiment « dans les Ardennes ».

Le grand-père, lors de la traditionnelle excursion ardennaise d’octobre, ne manquait jamais de préciser quand on était « entre Sambre et Meuse », et à partir de quel patelin on pouvait déclarer être « dans les Ardennes ».

Mais elle s’est tue, bien sûr 😉

M comme Maigret en meublé

– Pourquoi ne viendriez-vous pas dîner chez nous, à la fortune du pot?

Le brave Lucas avait probablement ajouté :

– Je vous assure que ma femme en serait enchantée.

Pauvre vieux Lucas ! Ce n’était pas vrai, car sa femme, qui s’affolait pour un oui ou pour un non et pour qui c’était un martyre que d’avoir quelqu’un à dîner, l’aurait certainement accablé de reproches.

Ils avaient quitté tous les deux le Quai des orfèvres vers sept heures, alors que le soleil était encore brillant, s’étaient dirigés vers la Brasserie Dauphine et avaient pris place dans leur coin. Ils avaient bu un premier apéritif en regardant dans le vide à la façon des gens qui ont fini leur journée. Puis, sans y prendre garde, Maigret avait frappé sa soucoupe avec une pièce de monnaie pour appeler le garçon et lui dire de remettre ça.

Ce sont des choses sans importance, bien entendu. Des choses qu’on exagère en les exprimant, parce que, dans la réalité, elles sont beaucoup plus subtiles. Maigret n’en était pas moins persuadé que Lucas avait pensé:

« C’est à cause de l’absence de sa femme que le patron prend un second verre sans y être obligé. »

Il y avait deux jours que Mme Maigret avait été appelée en Alsace au chevet de sa sœur qu’on allait opérer.

Est-ce que Lucas s’imaginait qu’il était désorienté? ou malheureux? En tout cas, il l’invitait à dîner en y mettant malgré lui une insistance un peu trop affectueuse. Il avait, en outre, une certaine façon de le regarder, comme pour le plaindre. Ou bien tout cela n’existait-il que dans l’imagination du commissaire?

Comme par une ironie du sort, depuis deux jours, aucune affaire urgente ne le retenait à son bureau après sept heures du soir. Il aurait même pu partir à six heures, alors que, d’habitude, c’était miracle quand il arrivait chez lui à l’heure pour un repas.

– Non. Je vais en profiter pour aller au cinéma, avait-il répondu.

Et il avait dit « profiter » sans le vouloir, sans que cela reflétât sa pensée.

Ils s’étaient quittés au Châtelet, Lucas et lui, Lucas dégringolant l’escalier du métro, Maigret restant debout, indécis, au milieu du trottoir. Le ciel était rose. Les rues paraissaient roses. C’était un des premiers soirs à sentir le printemps, et il y avait des gens à toutes les terrasses.

Qu’avait-il envie de manger? Parce qu’il était seul, qu’il pouvait aller n’importe où, il se posait gravement la question, pensait aux différents restaurants capables de le tenter, comme pour une partie fine. Il fit d’abord quelques pas dans la direction de la Concorde et cela lui donna comme une mauvaise conscience, parce qu’il s’éloignait inutilement de chez lui. A une vitrine d’une charcuterie, il vit des escargots préparés, débordant d’un beurre persillé qui avait un aspect verni.

Sa femme n’aimait pas les escargots. Il en mangeait rarement. Il décida de s’en offrir ce soir-là, donc « d’en profiter », et il fit demi-tour pour se diriger vers un restaurant proche de la Bastille dont c’est la spécialité.

On l’y connaissait.

– Un seul couvert, monsieur Maigret?

Le garçon le regardait avec un rien d’étonnement, un rien de reproche. Seul, il ne pouvait pas avoir une bonne table et on l’installa dans une sorte de couloir, contre une colonne.

La vérité, c’est qu’il ne s’était rien promis d’extraordinaire. Ce n’était même pas vrai qu’il eût envie d’aller au cinéma. Il ne savait que faire de son grand corps. Pourtant, il se sentait vaguement déçu.

– Et comme vin, ce sera?

Il n’osa pas prendre un vin trop fin, toujours pour ne pas paraître en profiter.

Et, trois quarts d’heure plus tard, alors que les réverbères s’étaient allumés dans le soir bleuté, il se retrouvait debout, toujours seul, place de la Bastille.

Il était trop tôt pour se coucher. Il avait eu le temps, au bureau, de lire le journal du soir. Il n’avait pas envie de commencer un livre qui le tiendrait éveillé une partie de la nuit.

Il se mit à marcher sur les Grands Boulevards, décidé à entrer dans un cinéma. Deux fois, il s’arrêta pour examiner des affiches qui ne l’aguichèrent pas. Une femme le regarda avec insistance et il rougit presque, car elle semblait avoir deviné qu’il était provisoirement célibataire.

S’attendait-elle, elle aussi, à ce qu’il en profitât?

Georges Simenon, Maigret en meublé (1951), in Tout Simenon, volume 5, Presses de la Cité, 1988, début du chapitre 1, p. 337-338.

 

D comme démocratique?

<P>Maandag 3 augustus </P>

On entend de plus en plus deux sortes de voix, à propos des mesures sanitaires, comme le signe d’une dualité croissante dans l’opinion publique entre ceux qui se plaignent du « pas assez » et ceux qui crient au scandale antidémocratique.

Les mesures, disent ceux-ci, sont trop souvent contraires à la Constitution belge.
Elles sont donc illégales et mettent notre démocratie en danger.
Les « experts » ont pris le pouvoir, clament-ils.
Ou sont utilisés comme couverture.

Par exemple, ce couvre-feu décrété par Madame le Gouverneur de la province d’Anvers. Du jamais vu depuis l’occupation allemande et interdit par la loi belge.

Pouvoirs spéciaux, traçage des individus, fin annoncée du secret médical, tout ça est accepté par un grand nombre, vu le climat de peur qui a été créé.

Mais de plus en plus de gens commencent à se demander si ce sera « het nieuwe normaal« . Ils craignent que la majeure partie de ces mesures (comme le traçage ou la fin du secret médical) ne soient conservées dans un (hypothétique) après-corona. 

Bref, ça fait réfléchir.

***

source de l’illustration ici – le caricaturiste Lectrr réutilise un tableau de Hopper pour faire référence à un point de l’actualité anversoise, où le couvre-feu (avondklok) a été décrété. Etant donné que Nighthawks date de 1942, cette réutilisation se justifie pleinement 🙂

Dernières nouvelles belges

Les 10 plus beaux châteaux de Wallonie

© Sven Ehmer

Le saviez-vous? La Belgique compte le plus grand nombre de châteaux au kilomètre carré. En Wallonie, des dizaines de châteaux sont donc recensés, allant de la forteresse médiévale à la demeure de plaisance. (source F.A.)

LES 10 PLUS BEAUX CHÂTEAUX DE WALLONIE

1. LE CHÂTEAU DE REINHARDSTEIN

Situé dans les Hautes Fagnes et surplombant la vallée de la Warche, le château de Reinhardstein fut laissé à l’abandon pendant près de 150 ans. En 1965, la forteresse fut entièrement rénovée au cours d’un chantier de 18 mois pour devenir le lieu que l’on peut visiter aujourd’hui. Le château est ouvert au public pour des visites, des initiations au tir à l’arc et des expositions. Des événements sont également organisés en ses murs, notamment la fête médiévale annuelle.

  • Ouvert tous les jours en juillet et août. Visites guidées toutes les heures, de 11h à 16h.
  • Prix: 9 euros/adulte, 7 euros/enfant, étudiant ou senior. Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans.
  • Chemin du Cheneux, 50 – 4950 Ovifat.
  • Site web.

2. LE CHÂTEAU DE WALZIN

Dans le Condroz namurois, au sommet d’un pic rocheux, se dresse le château de Walzin. Ce dernier appartient à des propriétaires privés et n’est donc pas ouvert au public. Mais la vue du site vaut à elle seule le détour! Vous pouvez admirer la forteresse lors d’une descente en kayak de la Lesse ou au détour d’une promenade qui relie le château de Vêves à celui de Walzin.

3. LE CHÂTEAU DE VÊVES

C’est à Celles, en province de Namur, que se trouve le château de Vêves. Classé au Patrimoine exceptionnel de Wallonie, il fut entièrement restauré entre 1969 et 1979. Il est composé de cinq admirables tours ainsi que d’une remarquable galerie à colombage, lui donnant cet air de château sorti d’un conte de fées. D’ailleurs, les enfants peuvent se déguiser en princesse ou chevalier pour la visite.

  • Ouvert tous les jours de 10h à 17h pendant les vacances scolaires. Uniquement les week-ends et jours fériés pendant l’année.
  • Prix: 8 euros/adulte, 5 euros/enfant.
  • Route de Furfooz, 3 – 5561 Celles.
  • Site web.

4. LE CHÂTEAU DE BELOEIL

Surnommé « le Versailles belge », le château de Beloeil est entouré de douves et de splendides jardins. Reconnu comme Patrimoine exceptionnel Parcs & Jardins de Wallonie, le jardin à la française s’étend sur 25 hectares et est entretenu selon les plans originaux de 1664.

  • Exceptionnellement fermé jusqu’à nouvel ordre.
  • Prix: 10 euros/adulte, 5 euros/enfant, gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.
  • Rue du Château, 11 – 7970 Beloeil.
  • Site web.

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Another day, another view… #Belgium 🎼🎬

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5. LE CHÂTEAU DE SENEFFE

Ce château à l’architecture néoclassique est aujourd’hui le Musée de l’Orfèvrerie de la Fédération Wallonie-Bruxelles et un lieu d’exposition. Le domaine s’étend sur pas moins de 22 hectares, qui abritent une orangerie, un théâtre néoclassique, une volière et des jardins. Ces derniers sont reconnus au Patrimoine exceptionnel Parcs & Jardins en Wallonie.

  • Musée ouvert tous les jours, de 10 à 18h. Sauf les lundis non fériés.
  • Le parc et les jardins sont ouverts tous les jours de l’année, sauf en cas d’intempéries, de 8 à 20h d’avril à septembre et de 8 à 18h d’octobre à mars.
  • Prix du musée: 6 euros/adulte, 8 euros/étudiant, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Accès gratuit au parc et aux jardins.
  • Rue Lucien Plasman, 7-9 – 7180 Seneffe.
  • Site web.

6. LE CHÂTEAU D’HÉLÉCINE

Situé dans le Brabant wallon, ce château néoclassique du 18ème siècle est désormais un espace de réception, un centre de séminaires et abrite le MiaBw (musée d’interprétation archéologique du Brabant wallon). Les 30 hectares du parc du château sont quant à eux ouverts au public pour se balader et flâner. En été, des activités familiales y sont organisées.

  • Parc ouvert tous les jours de 8h à 21h30. Accès gratuit.
  • Rue Armand Dewolf, 2 – 1357 Hélécine.
  • Site web.

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Yeah! Le soleil était au rendez-vous cet après-midi ☀️😎 Aujourd'hui, Jour 2 de congés, on a été se balader en famille au @chateaudhelecine 1h de route de chez nous mais sincèrement, ça vallait la peine. Un grand lac, des châteaux gonflables gratuits, des structures de jeux extérieurs, etc. (les photos suivront aussi en story et prochainement sur mon blog). Et vous, belle journée ? . #tourisme #belgique #visitwallonia #wallonie #visitbelgium #mamanblogueuse #family #famille #holiday #vacances #fun #congé #mumlife #viedemaman #parents #enfants #blogbelge #kidsactivity #kidsmodel #love #rodzina #mojecorki #polishgirl #activitepourenfant #summer #vivelete #chateaudhelecine

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7. LE CHÂTEAU DE LA HULPE

Ancienne propriété du comte Solvay, le château de La Hulpe est situé au cœur d’un domaine classé au Patrimoine exceptionnel de Wallonie. Il est désormais un lieu de réception, tandis que ses jardins sont ouverts au public. Trois promenades d’environ 5 km sont en effet disponibles toute l’année gratuitement afin de découvrir le domaine.

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Castelinho

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8. LE CHÂTEAU DE FREŸR

C’est à Hastière, dans la province de Namur, que le château de Freÿr vous ouvre ses portes. Classée au Patrimoine exceptionnel de Wallonie, la demeure est ouverte au public afin qu’il découvre son intérieur raffiné et cosmopolite. Ses jardins, classés au Patrimoine exceptionnel Parcs & Jardins en Wallonie, ont été inspirés par le travail du jardinier Le Nôtre.

  • Ouvert du mardi au dimanche et jours fériés, de 11h à 17h (juillet et août). Ouvert uniquement les week-ends et jours fériés en avril, mai, juin, septembre et octobre. Fermé de novembre à mars.
  • Prix; 8,5 euros/adulte, 7 euros/étudiant et senior. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
  • Freÿr, 12 – 5540 Hastière.
  • Site web.

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Suite de mon voyage au «Pays des vallées ». Le château de Freyr se refait une beauté au bord de la Meuse. Également classé au patrimoine majeur de Wallonie. . Namur/Dinant Belgique 🇧🇪 . . . #belphenomenal #ig_belgium #travel_belgium #houses_phototrip #alluring_villages #divine_villages #travel_drops #kings_villages #ig_europa #mybestcityshots #travellingthroughtheworld #living_europe #divine_worldplaces #alluring_journey #hello_worldpics #travelworld_addiction #living_destinations #living_europeofficial #infinity_hdr #europeanarchitecture #hello_rooftops #castles_oftheworld #castellidelmondo #castlemypassion #castellinelmondo #NamurMaBelle #mtnamurdinant #dinanttourisme #lavieestbelge

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9. LE CHÂTEAU D’ATTRE

Construit en 1752, le château d’Attre séduit avec ses façades en grès local, pierre calcaire et briques enduites, typiques du néoclassicisme. Son parc, classé au Patrimoine exceptionnel de Wallonie, abrite une grotte artificielle de goût pré-romantique nommée « le Rocher ».

  • Ouvert les samedis, dimanches et jours fériés de 13h à 18h en juillet et août. Ouvert les dimanches et jours fériés de 14h à 18h d’avril à octobre.
  • Prix pour le parc et le château: 7,50 euros/adulte, 6,50 euros/étudiant et senior, 5 euros/enfant de 6 à 12 ans.
  • Prix pour le parc: 4,50 euros/adulte et 3,50 euros/enfant de 6 à 12 ans.
  • Avenue du Château, 8 – 7941 Attre.
  • Site web.

10. LE CHÂTEAU DE MODAVE

C’est dans le Condroz que se trouve le château de Modave, classé au Patrimoine Majeur de Wallonie. La forteresse fut détruite au milieu du 17ème siècle et entièrement restaurée. Seul son donjon date du Moyen Âge. La visite se fait avec un audioguide, compris dans le prix de la visite. Les jardins sont quant à eux en accès libre, mais vous pouvez télécharger sur le site web des commentaires audio pour réaliser une balade guidée.

  • Ouvert tous les jours de 10h à 18h, du 1er avril au 15 novembre. Fermé le lundi (sauf jour férié, ou en juillet et août).
  • Prix: 9 euros/adulte, 7 euros/senior, 4 euros/étudiant. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
  • Accès gratuit aux jardins. Commentaires de la promenade disponibles ici.
  • Rue du Parc, 4 – 4577 Modave.
  • Site web.

 

Et de tous ces beaux châteaux, l’Adrienne n’en a vu qu’un seul, c’est celui de Beloeil 🙂

V comme Viator

Les fouilles préventives obligatoires avant tout travail de construction en ville ont du bon, elles permettent toujours de belles découvertes, qu’elles soient grandes comme des fondations de bâtiments antiques ou petites comme cet objet trouvé à Tongres, une feuille de plomb de 12 cm sur 14. 

« La nature magique du document ne fait aucun doute et le support – du plomb – indique qu’il s’agit de magie négative : nous sommes donc en présence d’une tablette de malédiction, une “défixion” », indiquent les scientifiques qui l’ont étudié.
Signes particuliers de cet objet datant de la fin du premier siècle après Jésus-Christ : il est très bien conservé et se présente à plat, alors que ce genre de tablette est plutôt retrouvé roulé ou plié. De tels objets, usuellement déposés dans les cimetières ou les puits, étaient utilisés pour jeter un mauvais sort à quelqu’un.

[…]

Quatre « défixions » sur plomb provenant d’Hadrumète et de Carthage (en Tunisie), ainsi que de l’Isthme de Corinthe (en Grèce), présentent des formules et des dispositifs pratiquement identiques à ceux de la tablette de Tongres. Le modèle commun auquel remontent ces cinq documents est à chercher dans un manuel de magie, rédigé peut-être en Égypte comme l’essentiel de la littérature de ce genre. Des copies de ce livre ont circulé jusqu’en Tunisie et en Grèce, et même jusqu’aux confins septentrionaux de l’Empire, comme nous l’apprend la tablette de Tongres.

article complet ici.

Des dessins et des textes en caractères latins et grecs sont incisés dans le métal, comme on peut bien le lire sur l’illustration ci-dessous.

Et tout en bas se trouve le nom du destinataire de ces malédictions, Caius Iulius Viator, fils d’Ingenua.

Conclusion: V comme Verwensing 🙂

***

illustrations: La  tablette de malédiction © ULB/musée gallo-romain de Tongres (source Daily Science)

Verwensing est le mot en néerlandais pour malédiction.

U comme une heure et demie

Les plats du terroir, que ce soit en Belgique ou ailleurs, sont généralement de ceux qui ont besoin de mijoter longuement au coin du feu.
De ceux qu’on pouvait laisser accrochés dans l’âtre pendant qu’on allait travailler aux champs.

Ainsi en est-il des carbonnades, qui nécessitent au moins une heure et demie de cuisson. En tout cas selon Tante Léa 😉
Sur le Net on peut en trouver qui mentionnent une heure trois quarts.
Ou comme dans la vidéo ci-dessus, dans la version d’Alain Ducasse, qui la met deux heures au four.

Et qui reçoit des tas de commentaires parce que dans sa version, seule la bière est belge 😉

Ci-dessous une version plus « authentique », avec un ingrédient que certains jugent indispensable: les tranches de pain d’épices tartinées de moutarde forte.

Par contre, dans nos chaumières on ne les servait pas avec des frites, mais avec des pommes de terre nature.

R comme rire

On ne le croirait pas en regardant les adaptations pour le cinéma ou la télévision, mais il y a de l’humour chez Simenon et ses Maigret.

Par exemple, dans Maigret au Picratt’s (1951) qu’on peut voir dans la vidéo ci-dessus – qui diffère trop de l’original, soit dit en passant – on peut lire ceci: 

C’était une de ces journées mornes par lesquelles on se demande ce qu’on est venu faire sur la terre et pourquoi on se donne tant de mal pour y rester.

Georges Simenon, Maigret au Picratt’s, in Tout Simenon volume 5, Presses de la Cité 1988, p. 240

Elle commençait à trouver que la police n’est pas aussi curieuse qu’on le prétend, car Maigret ne l’aidait pas du tout, ne la poussait pas à parler, l’écoutait avec l’indifférence d’un vieux confesseur assoupi derrière son grillage.

Georges Simenon, Maigret au Picratt’s, in Tout Simenon volume 5, Presses de la Cité 1988, p. 299