G comme Gaboriau

File:Pierre Mignard, Portrait présumé d'Armande Béjart, vers 1660.jpg
source ici

« Quand on considère l’œuvre de Molière, si complexe et si varié, infini, pour ainsi dire, comme le cœur et l’esprit humains, on en vient vite à se demander quels acteurs étaient capables de supporter l’écrasant fardeau de tant de génie. Combien donc étaient-ils pour suffire à tant de passion, à toute cette verve, à cette mordante ironie, à ces luttes, à ces amours? Combien étaient-ils pour jouer l’humanité tout entière, avec ses vices et ses faiblesses, ses grands sentiments et ses mesquineries, ses ridicules et ses grandeurs? Aux plus beaux jours de la faveur de Louis XIV, à l’apogée de leur fortune, ils étaient vingt-quatre. Et encore, dans ce nombre, je comprends peut-être un moucheur de chandelles. »

De nombreuses pages sont évidemment consacrées à Armande Béjart.
Mais sa description physique ne semble pas « coller » au portrait présumé ci-dessus, puisqu’il est dit qu’elle a « les yeux petits » et « la bouche grande » 🙂

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Émile Gaboriau, Les comédiennes adorées, édition de 1863, l’extrait ci-dessus vient de la p.233, consultable sur Gallica

X c’est l’inconnu

Beethoven - Een Biografie - Jan Caeyers - (ISBN ...
source ici

Le problème du biographe, explique Jan Cayers dans son prologue, c’est que le temps qui passe efface de nombreuses traces, de sorte que l’information dont on dispose est un peu le fruit du hasard de ce qui a survécu.

Par exemple le biographe de Beethoven ne dispose que de deux mille lettres sur les dix mille qu’il a reçues de ses divers correspondants. Imaginez l’info manquante!

Mais en plus de cela, dans le cas de Beethoven, il y a le problème de la falsification des sources, chose dont s’est rendu coupable un certain Anton Felix Schindler.

Devenu sourd, Beethoven avait toujours sur lui un de ses petits « carnets de conversation » sur lesquels ceux qui voulaient s’adresser à lui notaient ce qu’ils avaient à lui dire ou à lui demander.

On sait depuis longtemps que Schindler avait détruit des pages de ces carnets mais ce qu’on a découvert seulement dans les années 1970, grâce aux recherches des criminologues de l’université Humboldt, c’est qu’entre 1840 et 1845 – donc vingt ans après la mort de Beethoven – de nombreuses annotations dans ces carnets avaient été ajoutées. Par Schindler.

Ce qui fait que tout un tas d’informations sur lesquelles les biographes s’étaient basés pendant plus de cent cinquante ans pouvaient passer à la trappe.

Et que du coup on s’est mis à douter d’à peu près tout ce que Schindler a raconté sur le musicien.

Il faut donc, conclut Jan Cayers, repartir de zéro, c’est-à-dire des sources fiables et confronter toutes les autres entre elles: les journaux des années 1798 à 1865, la correspondance de Beethoven, les passages authentiques de ses « cahiers de conversation », son Tagebuch, les notes et souvenirs de ses amis, comme Franz Gerhard Wegeler ou Ferdinand Ries.

Bref, l’Adrienne s’est attaquée à la lecture de ce pavé de six cents pages, histoire de savoir ce qui est le mythe et ce qui est la réalité 🙂

J comme Jonathan Coe

Billy Wilder! Quand l’Adrienne a vu ce nom, en plus de celui de l’auteur dont elle a déjà apprécié deux autres livres, elle n’a pas hésité: comme Jonathan Coe sur son site perso, elle pourrait commencer ce billet par cette phrase: « I discovered Billy Wilder’s films in the late 1970s, when I was a teenager.« , j’ai découvert les films de Billy Wilder vers la fin des années 1970, à l’adolescence.

Le samedi soir, à la séance télé chez les grands-parents, il y a eu des films mémorables, comme Ninotchka, Sabrina, Sunset Boulevard, Seven year itch ou Some like it hot.

Il y en a eu qu’elle n’a d’ailleurs pas entièrement compris, à l’époque, comme Irma la Douce.
Ou dont elle se demande si on les montrerait aujourd’hui à des enfants, comme The Apartment.

Bref, voilà un livre qui n’est pas une vraie biographie – tout en étant fidèle à la réalité biographique – et qui se lit d’une seule traite.

Merci, Jonathan 🙂

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info sur le site de Gallimard pour la traduction française et lecture des premières pages ici.

L’illustration ci-dessus vient du site perso de l’auteur.

Z comme Zou! Zou!

Mon frère et moi : souvenirs d'enfance et de jeunesse / par Ernest ...

Notre grand’mère était morte plusieurs années avant ma naissance; mais j’ai entendu assez souvent parler d’elle pour affirmer que ce n’était point une âme ordinaire. Plébéienne au sang chaud, royaliste convaincue, trempée dans les rudes épreuves de la Terreur, elle rappelait par sa beauté, ses formes sculpturales, ses yeux largement fendus, quelques-uns des portraits du peintre David.

Lorsque Antoine Reynaud la connut, elle avait vingt ans; elle était veuve d’un premier mari, mort fusillé dans l’une de ces échauffourées de la Lozère contre lesquelles la Convention envoya un de ses membres, Châteauneuf-Randon.

De ce mariage, un fils lui restait. Elle avait couru avec lui les plus effroyables périls. Décrétée d’accusation en même temps que son mari, elle s’était réfugiée à Nîmes, où résidait une partie de sa famille, tandis que lui-même fuyait d’un autre côté. Là, elle vivait obscure et cachée, attendant la fin des mauvais jours. Un matin, elle commit l’imprudence de sortir, son enfant dans les bras. La fatalité la plaça sur le passage de la déesse Raison, qu’on promenait processionnellement dans les rues, et voulut que la citoyenne à qui était échue cette haute et passagère dignité connût notre grand’mère. Du plus loin qu’elle l’aperçut, elle l’interpella, en criant:

—Françoise! à genoux!

Ma grand’mère avait à peine dix-sept ans, la repartie prompte et l’ironie facile. Elle répondit à cet ordre par un geste de gamin. La foule se précipita sur elle: «Zou! zou!» Elle prit sa course à travers la ville, pressant son enfant contre son sein, atteignit un faubourg et put rentrer chez elle par le jardin, en passant sur l’étroite margelle d’un puits, au risque de s’y laisser choir. Elle disait plus tard:

—Un chat n’aurait pas fait ce que j’ai fait ce jour-là.

Elle était sauvée momentanément; mais trop de périls menaçaient sa sûreté pour qu’il lui fût possible de rester à Nîmes. Elle partit le même soir pour le Vivarais.

Elle dut faire une partie de la route à pied, voyageant à petites journées, logeant à la fin de ses longues marches dans une ferme ou chez des curés constitutionnels à qui de bonnes âmes l’avaient recommandée. Ce fut pendant ce voyage, traversé par les plus cruelles angoisses, qu’elle apprit la mort de son mari.

Elle était arrivée la veille dans un pauvre village nommé Les Mages. Logée au presbytère, elle fut douloureusement impressionnée en entrant dans la chambre qui lui était destinée. Le cimetière s’étendait sous ses croisées; la lune dessinait dans la nuit les croix des tombes. Il lui fut impossible de s’endormir.

Puis, ce fut l’enfant qu’elle allaitait qui parut à son tour saisi de terreur. Rouge et les yeux hagards, le pauvre petit être cria et pleura toute la nuit, se débattant dans les bras de sa mère qui s’efforçait en vain de l’apaiser.

Quelques heures plus tard, ma grand’mère apprenait que son mari était mort, non loin de là, fusillé, au petit jour. Elle ne cessa jamais de croire que son fils avait eu durant cette affreuse nuit la vision du supplice de son père.

Extrait du chapitre III de Mon frère et moi, souvenirs d’enfance et de jeunesse par Ernest Daudet, éd. Plon, 1882, lisible dans son intégralité ici.

O comme Opus

J’ai beaucoup aimé ce livre dans lequel il est avant tout question de l’histoire de la famille Mendelssohn, à partir du patriarche Moses, autodidacte devenu un des plus grands philosophes du siècle des Lumières, jusqu’aux si nombreux descendants actuels répartis sur quatre continents, en passant bien sûr par son célèbre petit-fils Félix; toute cette énorme généalogie se trouve en même temps reliée à la genèse du livre, à son élaboration laborieuse, comme l’auteur l’explique dans la vidéo ci-dessus.

Et ici, un excellent article sur cet opus (461 pages sans les notes et annexes ;-)).

Comme je suis bien d’accord avec ce qu’écrit le journaliste, ça m’évite de devoir refaire le travail 🙂

On y trouve aussi ce lien vers les dix premières pages du livre.

Bon amusement!

lacartedesmendelssohn

source de la photo représentant la carte des Mendelssohn réalisée par Diane Meur ici

O comme Olivia

olivia de l

Je ne me sens pas trop à l’aise avec ce genre de lecture qui vous pousse dans le rôle du voyeur: on y découvre une famille dans ce qu’elle a de plus intime, dans ce que l’on cache normalement à ceux qui ne font pas partie de l’entourage immédiat.

Pour parler de son frère, de ses problèmes psychologiques, de son suicide, il a bien fallu que l’auteur décortique tout un passé familial, toute une éducation, toute une vie privée de l’homme et de son couple.

Livre hommage, frisant l’hagiographie, en quoi était-il nécessaire? Y a-t-il quelque chose à justifier? Est-ce que la publication de cette longue lettre à son frère aide l’auteur à traverser la part la plus lourde de sa période de deuil?

Et surtout: pourquoi faut-il qu’on la lise?

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info sur le site de la maison d’édition Stock et lecture des premières pages ici.

M comme mulattica

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Un début curieux, et qui a infiniment intéressé, c’est celui de M. Bridgetower, jeune Nègre des Colonies, qui a joué plusieurs concertos de violon avec une netteté, une facilité, une exécution et même une sensibilité qu’il est bien rare de rencontrer dans un âge si tendre (il n’a pas dix ans). Son talent, aussi vrai que précoce, est une des meilleures réponses que l’on puisse faire aux Philosophes qui veulent priver ceux de sa Nation et de sa couleur, de la faculté de se distinguer dans les Arts. 

Le Mercure de France, avril 1789. 

Cet enfant de neuf ans, George Bridgewater, vient de donner un premier concert à Paris, aux Tuileries. Emmanuel Dongala retrace sa carrière à partir de ce moment-là jusqu’à celui de la rupture avec Beethoven, à Vienne, en 1803. 

Ce récit, nous dit l’auteur dans ses remerciements en fin d’ouvrage, « est une fiction fondée sur des faits réels ». En effet, quelques documents et témoignages d’époque attestent des voyages, des rencontres, de la carrière aussi brillante que précoce du violoniste et compositeur George Bridgewater. Emmanuel Dongala a donc, pourrait-on dire, « rempli les trous » par la fiction qu’il a imaginée pour nous parler de ce jeune homme mais surtout de tout ce qui est en train de bouger dans la société de cette fin du 18e siècle, à commencer par la révolution française, et bien sûr la question de l’esclavage et du statut de l’homme noir. 

« C’est un travail qui m’a pris plusieurs années pendant lesquelles non seulement j’ai suivi des cours d’histoire de la musique, j’ai consulté de nombreux ouvrages, documents et articles, je suis allé à de nombreux concerts, mais j’ai aussi visité les sites importants d’Eisenstadt, de Vienne, de Londres et de Paris où se déroule l’histoire. » 

Emmanuel Dongala, La Sonate à Bridgetower, Actes Sud, 2017, Remerciements, p.333. 

Ce sont probablement ces longues études et nombreuses recherches qui se trouvent à l’origine de quelques longueurs fort didactiques et superflues, ou même carrément invraisemblables, comme cette petite servante d’auberge qui explique à George comment on procède à l’époque pour laver le linge: 

Ce n’est pas un travail de tout repos: entasser le linge sale dans d’énormes baquets en bois, le recouvrir d’une toile sur laquelle on répand de la cendre préalablement tamisée, puis jeter par-dessus cette toile des chaudronnées d’eau bouillante et attendre ensuite que cette eau filtre lentement à travers le tissu poreux et imprègne le linge sale. […] Et le lendemain, sortir le linge détrempé des baquets, le charger sur une brouette et transporter le lourd fardeau au lavoir. Une fois au lavoir, tremper ce linge sale dans des bacs de lavage, le battre et le frotter énergiquement sur les planches à laver, le retourner et le rincer plusieurs fois avant de l’essorer péniblement à la main. 

Emmanuel Dongala, La Sonate à Bridgetower, Actes Sud, 2017, p.139. 

Mais que cet aspect didactique ne rebute pas le lecteur et qu’il le prenne comme une garantie que tout le reste a été également fouillé et vérifié, à commencer par les nombreuses rencontres parisiennes: Olympe de Gouges, Condorcet, Jefferson, Desmoulins, Lavoisier. 

Bref, une belle histoire, un beau destin d’artiste et cette découverte, pour moi, que la fameuse Sonate numéro 9 dédicacée à Kreutzer l’avait été, au départ, à George Bridgetown, « sonata mulattica composta per il mulatto Brischdauer, gran pazzo e compositore mulattico. » Grand fou et compositeur mulâtre, écrit Beethoven en haut de la partition. 

Fou toi-même tongue-out

 

T comme Talleyrand

Je lis la biographie de Talleyrand par David Lawday (1). Une de ces mystérieuses nouvelles acquisitions de ma bibliothèque communale Cool

Je ne connaissais de lui que les quelques clichés qu’on trouve en 4e de couverture du volume (2). Mais très vite le livre fait découvrir un personnage beaucoup plus complexe et plus intéressant.

Le personnage rêvé pour un biographe, au parcours à peine croyable, dit l’article du Telegraph (3), qui trouve l’auteur subjectif parce qu’on ressent sa sympathie admirative pour son sujet. Mais qui déplore surtout de nombreuses erreurs, des simplismes, et une présentation complètement fausse de sa relation à Napoléon. D’où le titre de l’article: Talleyrand mérite mieux que ça!

C’est bien possible, je ne suis pas capable d’en juger. L’auteur de la biographie semble, à grand renfort de notes et de citations d’ouvrages consultés, bien au courant de son sujet. C’est peut-être trompeur.

Cependant, il reste les extraits des écrits de Talleyrand, cités ça et là, dont on peut supposer qu’ils sont parfaitement corrects. Je vous en livre un, qui montre un pacifisme toujours d’actualité et argumenté comme suit:

On a appris enfin que la véritable primatie, la seule utile et raisonnable, la seule qui convienne à des hommes libres et éclairés, est d’être maître chez soi, et de n’avoir jamais la ridicule prétention de l’être chez les autres. On a appris, et un peu tard sans doute, que pour les États comme pour les individus, la richesse réelle consiste non à acquérir ou à envahir les domaines d’autrui, mais à bien faire valoir les siens; on a appris que tous les agrandissements de territoire, toutes ces usurpations de la force et de l’adresse auxquelles de longs et illustres préjugés avaient attaché l’idée de rang, de primatie, de consistance politique, de supériorité dans l’ordre des puissances, ne sont que des jeux cruels de la déraison politique, que des faux calculs de pouvoir, dont l’effet réel est d’augmenter les frais et l’embarras de l’administration, et de diminuer le bonheur et la sécurité des gouvernés pour l’intérêt passager ou la vanité de ceux qui gouvernent.

David Lawday, Talleyrand, Albin Michel, 2015, p.101

 

C’est un extrait du mémoire adressé au Comité de salut public – mené par Danton –  que Talleyrand écrit au moment même où les armées « révolutionnaires » envahissent le territoire belge, qui faisait alors partie des Pays-Bas.

Mais pour découvrir ces écrits-là, il suffit d’aller sur le site consacré à Talleyrand, où on trouve le mémoire entier http://www.le-prince-de-talleyrand.fr/memoireconvention.html … ainsi qu’une biographie et de nombreux autres documents.

 talleyrand.jpg

(1) dans une traduction de Valérie Malfoy parue chez Albin Michel en 2015.

(2) photo du site de l’éditeur où on peut lire la 4e de couverture
http://www.albin-michel.fr/Talleyrand-EAN=9782226316578

(3) The Telegraph, un article peu élogieux dans la presse britannique
http://www.telegraph.co.uk/culture/books/3656372/Talleyrand-deserves-better.html

 L’article du Independent ne contient aucune critique, c’est plutôt un résumé du livre: 
http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/books/reviews/talleyrand-napoleons-master-by-david-lawday-424034.html

H comme histoire, la petite et la grande

« S’il est une dimension qui importe au psychanalyste, c’est bien celle de la vérité, ce tissu de souvenirs remaniés, embellis par la mémoire, dans lequel nous nous drapons, romanciers de notre propre histoire. Tout souvenir est fiction, récit imaginaire dont nous sommes les auteurs, bousculant lieux et dates, et c’est sur cette fiction que nous construisons, plus sûrement que sur la réalité des faits. »

Philippe Grimbert, Rudik l’autre Noureev, éd. Plon, janvier 2015, p.39

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Voilà le passage qui pour moi explique le mieux la démarche de l’auteur: écrire une fiction (1) construite sur des faits (2). Philippe Grimbert combine ainsi des éléments de la biographie de Rudolf Noureev, sa connaissance de la psychanalyse et plus que probablement des détails de sa propre histoire.

Le tout donne un livre que je n’ai plus lâché dès que j’en ai entamé la lecture Cool

On est tout de suite « pris » par le narrateur qui commence son histoire au moment où Noureev, après un quart de siècle d’exil, a enfin pu retourner au pays pour y revoir sa mère mourante… qui ne le reconnaîtra pas.

C’est ainsi que peu à peu se dévoile un homme qui présente les blessures et les failles que nous sommes si nombreux à avoir: le besoin d’être reconnu et aimé dans ce que nous faisons et dans ce que nous sommes, surtout de la part de nos proches, notre père, notre mère.

Seulement voilà, son propre père le rejette à partir du moment où il décide de devenir danseur et le renie quand il choisit de passer à l’Occident. Sa mère, qu’il revoit enfin grâce à la nouvelle politique de Gorbatchev, ne le reconnaît plus: « Ona ne ouzmala menya » (3) est la première phrase échangée entre l’artiste et son psychanalyste.

Un livre qui est probablement à la fois très proche de la vérité et très universel.

Un bon livre, quoi Cool

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si vous voulez voir l’appartement parisien du danseur, il est ici, tel qu’il est scrupuleusement décrit par l’auteur: http://haute.decoration.over-blog.com/article-rudolf-noureev-son-appartement-du-quai-voltaire-a-paris-72330589.html 

une petite vidéo de Noureev jeune http://www.ina.fr/video/CPF07009903

la première partie d’un reportage biographique qui lui a été consacré sur les chaînes françaises et qui retrace ses débuts et son passage à l’Occident: http://www.dailymotion.com/video/xzkjx7_rudolf-noureev-le-prix-de-la-liberte-part-i_creation

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(1) il est bien marqué « roman » sur la couverture…

(2) en fin d’ouvrage, Philippe Grimbert remercie Ariane Dollfus, dont la biographie de Noureev lui « a permis de donner à [son] roman sa touche de réalité et (…) ses accents de vérité » 

(3) « elle ne m’a pas reconnu » (p.29)

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merci à Masse critique
qui m’a offert le livre!

Première bio d’artiste

Antonio di Tuccio Manetti, vous connaissez?

Moi non plus Langue tirée

Mais à une de mes conférences pésariennes (ça se dit, pésarienne? bin oui, puisque je viens de le dire) j’ai appris que l’homme en question, mort en 1497, mathématicien, architecte et astronome, est aussi l’auteur de la toute première biographie d’artiste: Vita di Filippo Brunelleschi.

Par la même occasion, on peut donc dire que Brunelleschi est le premier artiste à qui on ait fait l’honneur de consacrer une biographie.

Mais surtout, on trouve dans cette première biographie les toutes premières attestations d’un certain nombre de termes ayant trait à l’art. Et c’était là le propos de la conférence. Comme le mot « perspective » ou « modèle », dans le sens de ‘modèle réduit’, pensez au mot ‘modélisme’.

Voici notre ami Antonio di Tuccio Manetti tel que je l’ai trouvé sur le site Wikipedia Commons:

Antonio di Tuccio Manetti.JPG

http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Cinque_maestri_del_rinascimento_fiorentino,_XVI_sec,_antonio_manetti.JPG?uselang=it