G comme gagnants, gagnante

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Au fil des corrections, Madame envoie des petits messages du genre « Bravo, tu es le gagnant/la gagnante du test d’écoute! ».

Ou de la compréhension écrite. Ou de la question sur la phrase interrogative. Et cetera.

Mais en lisant certaines phrases, elle se demande si la plus grande gagnante, ce n’est pas elle 🙂

Jugez donc de la sagesse de cette moisson de décembre 2018 et décidez du gagnant:

Est-ce Leo: « Il faut savoir pardonner »,

Casper: « Je n’ai pas besoin d’avoir un portable »,

Lara: « Il n’est pas nécessaire de connaître l’avenir »

ou ceux qui inconsciemment consolent Madame d’avoir dû quitter son vert paradis et sa belle demeure: « Pour être heureux, on n’a pas du tout besoin d’une grande maison » ou de devoir vivre sans ses chats: « On peut très bien se passer d’animaux domestiques ».

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Y comme Y a qu’à écouter Freddy!

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S’il est vrai que les maths, c’est de la poésie pure, que faut-il penser de l’équation ci-dessus, trouvaille d’un chercheur des Pays-Bas, un de ceux qui cherchent et trouvent, en l’occurrence la formule permettant de définir quelle chanson nous rendra heureux, à coup sûr.

Il suffit qu’elle corresponde à trois paramètres: « des paroles positives, un tempo de 150 battements par minute et des notes dans la tonalité majeure. »

Celle qui arrive en numéro 1 suivant ces critères, c’est celle-ci:

Si ça vous intéresse, l’article est ici, repris du Daily Mail en ligne.

Bon amusement!

W comme Wop! Wop!

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Madame la connaît bien, la force du compliment, pas besoin de faire une enquête et une thèse là-dessus: dites à l’élève « mais quels magnifiques progrès tu as faits! » et vous verrez que les progrès monteront en flèche.

Sans compter que le bonheur d’apprendre montera en parallèle. 

C’est exactement ce qui est arrivé à Madame avec sa prof de piano et tout à coup elle fait presque aussi bien qu’un enfant de cinq ans 😉

Wop! Wop!  

V comme vie

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Grâce à une amie devenue grand-mère, l’Adrienne a pu tenir un bébé dans ses bras. Peu de choses – y en a-t-il d’autres, d’ailleurs? – sont aussi merveilleuses que cette sensation-là. 

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De jeunes vies aussi dans l’étang du parc, où maman cane veille avec vigilance sur ses dix remuants canetons. Bonheur de voir, une semaine plus tard, qu’ils sont toujours dix. 

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Enfin, intense activité coassante dans le ruisseau à côté de l’académie de musique, où les amours grenouillères sont aussi bruyantes que productives. 

C’est un beau cadeau, la vie, se dit l’Adrienne, le cœur lourd pour une amie morte. 

 

22 rencontres (8 bis)

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Hier soir, Madame avait une grosse envie d’arbres, de fleurs et d’oiseaux, mais avant d’arriver en pleine nature elle a eu le bonheur de surprendre deux anciennes élèves en plein travail 🙂 

La brune et la blonde, amies de longue date et aujourd’hui toutes les deux diplômées en psychologie. Un intérêt qui vient de leur vécu, comme c’est si souvent le cas: l’une a dû surmonter la perte brutale de son papa à cause d’un chauffeur ivre, l’autre une anorexie.  

Elles sont ravissantes mais ont toujours besoin qu’on le leur confirme. Elles s’amusent à faire ce qu’elles appellent des photo-shoots. Elles ont reconnu Madame de loin. Saluts, sourires, embrassades, compliments. Elles ont l’air d’aller bien. D’être en paix. 

C’est un beau soir d’été, même si le calendrier n’indique que le 21 avril. 

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7 tentatives

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A la question « qu’est-ce qui te faisait rêver, quand tu étais enfant? », la carissima nipotina a répondu « Faire du cheval! » 

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Or, comme il lui a été conseillé de réaliser un de ses rêves d’enfant, elle a commencé les leçons d’équitation, il y a quelques mois. Et monter toute seule sur le dos de la bête, c’est déjà un exploit! 

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Depuis la semaine dernière, elle a aussi acquis l’équipement complet de la cavalière, culotte, guêtres, bombe, gants… C’est pourquoi, le reportage photos promis a été programmé pour dimanche dernier. 

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Voilà donc l’Adrienne dans un manège, pour la première fois de sa vie. Elle aussi, c’est vrai, rêvait de pouvoir monter à cheval. Mais voir sa nipotina sur le dos d’Idéal suffit à son bonheur. 

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Evidemment, un cheval, ça bouge, ça passe du petit trot au petit galop dans un espace finalement assez réduit. Evidemment, il y a toujours quelqu’un qui vient se placer devant l’appareil. Evidemment, on voit plus souvent la nipotina de dos que de face ou de profil. Evidemment, c’est un peu flou. 

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Et pendant une heure entière, l’Adrienne a fait tentative sur tentative pour immortaliser l’instant… 

Le principal avantage des photos floues et plus qu’à moitié ratées, c’est qu’on peut les montrer sur le blog sans risquer qu’un passant reconnaisse la nipotina dans la rue tongue-out 

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K comme kot

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C’est ici, dit la carissima nipotina, au numéro 14, que j’ai été en kot pendant toute la durée de mes éudes… 

Des années heureuses, pleines de souvenirs qu’elle chérit et aime raconter, elle qui prétend n’avoir aucune mémoire. 

Il y avait un toit plat à l’arrière, dit-elle, et la propriétaire nous interdisait d’y aller, parce qu’on l’abîmait et après il y avait des infiltrations d’eau… 

Mais bien sûr, on s’y installait quand même, avec tables et chaises, et on y organisait des fêtes… 

L’Adrienne se dit « pauvre kotmadam » mais se tait sagement, pendant que la nipotina, emportée par son récit, continue en riant: 

Alors notre kotmadam a condamné la fenêtre qui donnait accès au toit, elle y a fait clouer des planches, mais tu penses bien, avec un kot plein d’étudiants ingénieurs en bâtiment, combien de temps ces planches y sont restées! On a tout arraché vite fait et les fêtes sur le toit ont continué. 

Elle soupire de bonheur en l’évoquant. 

Les fêtes qu’on organisait à notre kot étaient célèbres dans toute la ville… 

L’Adrienne l’imagine aisément. 

Je me demande bien, conclut la nipotina après un instant de réflexion, pourquoi depuis lors ce kot est à l’abandon… 

La kotmadam, se dit l’Adrienne, a dû en avaler les clés de dépit et de découragement.