W comme Wop! Wop!

DSCI6200

Madame la connaît bien, la force du compliment, pas besoin de faire une enquête et une thèse là-dessus: dites à l’élève « mais quels magnifiques progrès tu as faits! » et vous verrez que les progrès monteront en flèche.

Sans compter que le bonheur d’apprendre montera en parallèle. 

C’est exactement ce qui est arrivé à Madame avec sa prof de piano et tout à coup elle fait presque aussi bien qu’un enfant de cinq ans 😉

Wop! Wop!  

Publicités

V comme vie

WhatsApp Image 2018-04-13 at 18.06.52 (2)

Grâce à une amie devenue grand-mère, l’Adrienne a pu tenir un bébé dans ses bras. Peu de choses – y en a-t-il d’autres, d’ailleurs? – sont aussi merveilleuses que cette sensation-là. 

DSCI6182 (2)

De jeunes vies aussi dans l’étang du parc, où maman cane veille avec vigilance sur ses dix remuants canetons. Bonheur de voir, une semaine plus tard, qu’ils sont toujours dix. 

DSCI6180 (2)

Enfin, intense activité coassante dans le ruisseau à côté de l’académie de musique, où les amours grenouillères sont aussi bruyantes que productives. 

C’est un beau cadeau, la vie, se dit l’Adrienne, le cœur lourd pour une amie morte. 

 

22 rencontres (8 bis)

DSCI6194

Hier soir, Madame avait une grosse envie d’arbres, de fleurs et d’oiseaux, mais avant d’arriver en pleine nature elle a eu le bonheur de surprendre deux anciennes élèves en plein travail 🙂 

La brune et la blonde, amies de longue date et aujourd’hui toutes les deux diplômées en psychologie. Un intérêt qui vient de leur vécu, comme c’est si souvent le cas: l’une a dû surmonter la perte brutale de son papa à cause d’un chauffeur ivre, l’autre une anorexie.  

Elles sont ravissantes mais ont toujours besoin qu’on le leur confirme. Elles s’amusent à faire ce qu’elles appellent des photo-shoots. Elles ont reconnu Madame de loin. Saluts, sourires, embrassades, compliments. Elles ont l’air d’aller bien. D’être en paix. 

C’est un beau soir d’été, même si le calendrier n’indique que le 21 avril. 

DSCI6190

 

 

7 tentatives

DSCI6079.JPG

A la question « qu’est-ce qui te faisait rêver, quand tu étais enfant? », la carissima nipotina a répondu « Faire du cheval! » 

DSCI6071.JPG

Or, comme il lui a été conseillé de réaliser un de ses rêves d’enfant, elle a commencé les leçons d’équitation, il y a quelques mois. Et monter toute seule sur le dos de la bête, c’est déjà un exploit! 

DSCI6072 (2).JPG

Depuis la semaine dernière, elle a aussi acquis l’équipement complet de la cavalière, culotte, guêtres, bombe, gants… C’est pourquoi, le reportage photos promis a été programmé pour dimanche dernier. 

DSCI6068.JPG

Voilà donc l’Adrienne dans un manège, pour la première fois de sa vie. Elle aussi, c’est vrai, rêvait de pouvoir monter à cheval. Mais voir sa nipotina sur le dos d’Idéal suffit à son bonheur. 

DSCI6078 (2).JPG

Evidemment, un cheval, ça bouge, ça passe du petit trot au petit galop dans un espace finalement assez réduit. Evidemment, il y a toujours quelqu’un qui vient se placer devant l’appareil. Evidemment, on voit plus souvent la nipotina de dos que de face ou de profil. Evidemment, c’est un peu flou. 

DSCI6077 (2).JPG

Et pendant une heure entière, l’Adrienne a fait tentative sur tentative pour immortaliser l’instant… 

Le principal avantage des photos floues et plus qu’à moitié ratées, c’est qu’on peut les montrer sur le blog sans risquer qu’un passant reconnaisse la nipotina dans la rue tongue-out 

DSCI6076 (2).JPG

K comme kot

DSCI5930.JPG

C’est ici, dit la carissima nipotina, au numéro 14, que j’ai été en kot pendant toute la durée de mes éudes… 

Des années heureuses, pleines de souvenirs qu’elle chérit et aime raconter, elle qui prétend n’avoir aucune mémoire. 

Il y avait un toit plat à l’arrière, dit-elle, et la propriétaire nous interdisait d’y aller, parce qu’on l’abîmait et après il y avait des infiltrations d’eau… 

Mais bien sûr, on s’y installait quand même, avec tables et chaises, et on y organisait des fêtes… 

L’Adrienne se dit « pauvre kotmadam » mais se tait sagement, pendant que la nipotina, emportée par son récit, continue en riant: 

Alors notre kotmadam a condamné la fenêtre qui donnait accès au toit, elle y a fait clouer des planches, mais tu penses bien, avec un kot plein d’étudiants ingénieurs en bâtiment, combien de temps ces planches y sont restées! On a tout arraché vite fait et les fêtes sur le toit ont continué. 

Elle soupire de bonheur en l’évoquant. 

Les fêtes qu’on organisait à notre kot étaient célèbres dans toute la ville… 

L’Adrienne l’imagine aisément. 

Je me demande bien, conclut la nipotina après un instant de réflexion, pourquoi depuis lors ce kot est à l’abandon… 

La kotmadam, se dit l’Adrienne, a dû en avaler les clés de dépit et de découragement.

22 rencontres (3bis)

DSCI5612.JPG

Madame allait traverser le parc quand elle a vu arriver un landau à deux étages, derrière lequel disparaissait presque complètement une grande jeune femme blonde. 

– Lien! (1) s’écrie Madame, quel bonheur de te voir « en vrai » (2). Et de voir tes bébés!

Lien est devenue il y a peu la maman de jumeaux, un petit garçon et une petite fille. Ils sont dans ces « landaus superposés » et dorment à poings fermés. Littéralement. 

Madame s’extasie longuement sur la beauté des bébés et au fil de la conversation, Lien dit: 

– Je n’aurais jamais cru que ça m’aurait fait cet effet-là, d’être maman! 

Madame ne peut qu’acquiescer: oh oui! elle a bien changé, la tête folle d’autrefois kiss 

*** 

(1) prononcer Line 

(2) « en vrai » parce que Madame a pu suivre toute la grossesse, la naissance et la croissance sur fb tongue-out 

prof,élève

F comme fête

klasse.png

Il paraît que le 5 octobre, c’est la fête des profs. Ou plutôt World Teachers’ Day

Cette année, le magazine flamand Klasse incite les profs à afficher leur bonheur d’enseignant via leur photo de profil sur fb. 

Aussi, dès l’avant-veille du Jour J a-t-on pu voir fleurir de plus en plus de « Ik geef blij les » (1) 

Madame n’a pas suivi le mouvement.
Parce qu’elle n’aime pas ce qui est grégaire.
Qu’elle pense qu’il n’est pas nécessaire de le prétendre mais de le vivre.
Et que son grand-père avait le plus grand mépris pour tous ceux qui affichaient leurs opinions sur leur bagnole.(2) 

Que ce soit leur amour des chiens ou des chats, de la chasse ou de la pêche, des déclarations nationalistes ou d’ordre intime. 

***

(1) « Ik geef blij les » joue sur un double sens, j’enseigne dans la joie et je suis content(e) d’enseigner 

(2) fb n’existait pas et on n’ose imaginer ce que le grand-père en aurait pensé, lui qui trouvait ces auto-collants déjà tout à fait inconvenants tongue-out