C comme chantons!

Que faisait-on, avant internet, quand on avait un refrain en tête et qu’on voulait retrouver toute la chanson? Quand on se souvenait d’une récitation de grand-père sans connaître le nom du poète?

Aujourd’hui on tapote “Brassens + jupon” ou “quelque arabesque folle” et voilà que de cet océan de savoirs surgissent toutes les chansons où l’ami Georges a tâté le jupon d’une belle et près de sept cents références à papa Victor dissolvant ses larmes dans des poèmes à sa Léopoldine.

Après, évidemment, on devient complètement accro et on passe des heures à lire ce que Brel dit de Brassens (vous le trouverez en tapotant “Brassens + bigoudi”), ce que les journalistes ont écrit sur Brassens (tapotez “Brassens + écorché”, oui les journalistes écrivent surtout en clichés).

Et – vous l’aurez deviné – si vous voulez tout savoir sur sa vie privée, vous tapez “Brassens + impasse”…

***

En même temps, ça vous apprend que ‘jupon’ se dit ‘las enaguas’ en espagnol… qui sait à quoi ça pourra vous être utile, un jour?

🙂

Texte écrit pour « Ecriture créative ». Les 10 mots imposés sont les suivants : bigoudis – internet – refrain – jupon – arabesque – océan – dissoudre – écorché – impasse – sept. Vous pouvez les inclure dans un poème, une prose, un texte court, un texte long, c’est comme vous le sentez ! L’idée est de vous laisser guider par ces mots, que vous utiliserez dans l’ordre ou le désordre, au pluriel ou au singulier, conjugués ou non.

 

Quel cadeau lui faire?

 Quand j’ai couru porter un collier de perles à Eurypyle 
La belle, la traîtresse en avait un en vrais diamants 
Avec mon p’tit collier, j’avais l’air d’un con, ma mère 
Avec mon p’tit collier, j’avais l’air d’un con 

Quand j’ai couru porter mes rubans d’soie à Eurypyle 
La belle, la traîtresse avait déjà fini d’s’coiffer 
Avec mes p’tits rubans, j’avais l’air d’un con, ma mère 
Avec mes p’tits rubans, j’avais l’air d’un con 

Quand j’offris pour étrenne un poudrier à Eurypyle 
La belle, la traîtresse avait déjà du rose aux joues 
Avec mon poudrier, j’avais l’air d’un con, ma mère 
Avec mon poudrier, j’avais l’air d’un con 

Quand j’ai couru tout chose au rendez-vous d’mon Eurypyle 
La bell’ posait toute nue pour un sal’ typ’ qui la peignait 
Avec mon bouquet d’fleurs, j’avais l’air d’un con, ma mère 
Avec mon bouquet d’fleurs, j’avais l’air d’un con 

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tableau et consigne chez Lakévio

 (n’est-ce pas incroyable?
voilà exactement 52 ans
que l’ami Georges chantait cette chanson de la vidéo!)

C comme coupable

Le voilà, le coupable:

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celui qui a accueilli les amours débutantes

de l’Adrienne et de l’homme-de-sa-vie…

Il en rougit, le traître (1)

Langue tirée

(1) Il était vert, autrefois.
« Le voilà donc le banc qui de la vie d’Adrienne a détruit l’harmonie… »
Un jour peut-être j’en ferai une tirade bergeracoise, La tirade du banc.
Vu l’immense succès de ma « tirade du pied » auprès des potaches de France, c’est gagné d’avance (en ce moment ça télécharge dur, ma tirade du pied… je me demande d’ailleurs comment ces gamin(e)s sont évalué(e)s LOL)

22 ou la tirade du pied

X c’est X

Non, non, rien n’a changé…

– Vous avez fait de la terre ce qu’elle est : une pétaudière !

Quand Jules a descendu sa douzième gueuze (de chez Cantillon), il fait profiter tous les clients de l’estaminet de la Carpe (diem) de ses vues sur le monde comme il va. Tout en faisant mine de s’adresser uniquement à son voisin de bar.

– Mon vieux, par moments t’as une figure d’enterrement ! Regarde-moi ! Devine quel âge j’ai ? Devine ! Qu’est-ce que tu dis ? 55 ? Tu m’as pas bien regardé ? 77 ans, Môssieur ! J’en aurai même 78 en novembre ! Et j’aime autant te dire que les dames ne s’en plaignent pas ! Tu peux me faire confiance. Le plus cornard de nous deux n’est pas celui qu’on croit.

Heureusement, sa victime du jour est célibataire. Jules glisse de son tabouret, se raccroche au bar et lance à la cantonade :

–  Il n’y a que les imbéciles qui sachent bien faire l’amour ! Alors oui, je suis un imbécile ! Un imbécile heureux !

Le patron, qui connaît ses classiques, lui lance :

– Tu es le cantonnier des chemins vicinaux, peut-être ?

Jules est arrivé à un stade où plus aucun son ne lui parvient.

– Alors j’ai bien vu qu’elle me regardait, la dame du premier étage, et je lui ai dit, comme ça : « Avez-vous remarqué que j’avais un beau cul ? »

***

1 Ecrivez le titre de trois chansons que vous connaissez.
2 Choisissez en une parmi ces trois : celle dont le titre pourra et 
devra même être celui du texte que vous allez écrire
3 Vous avez obligation d’insérer dans ce texte cinq répliques ou 
citations extraites de chansons de Georges Brassens

Merci à Joe Krapov pour la consigne!
Aux amateurs qui voudraient chercher les citations de ses chansons: il y en a 5

Cool

J comme j’aime, je n’aime pas

J’aime tous mes élèves mais pas tous mes collègues.

J’aime les fruits mais pas en boîtes.

J’aime les animaux mais pas les limaces dans le potager.

J’aime la musique dite « classique » mais pas la contemporaine genre Stockhausen.

J’aime la lecture mais pas la science-fiction.

J’aime le chocolat noir mais pas le blanc (désolée, Amélie)

J’aime l’opéra mais pas Pelléas et Mélisande.

J’aime Camus mais pas Sartre. Voltaire mais pas Rousseau.

J’aime Bruxelles. J’aime l’Italie. J’aime l’Italie qui descend l’Escaut. J’aime Brel.

J’aime la Belgique et son merveilleux climat Rigolant. Je n’aime ni la chaleur ni le froid.

J’aime le Renaud des années 80. C’est grâce à lui que j’ai appris plein de mots argotiques.

J’aime les langues. J’aimerais les parler toutes.

J’aime les sketches de Fernand Raynaud qu’on écoutait en famille à la radio alors qu’il était déjà mort depuis longtemps.

J’aurais aimé étudier l’archéologie mais mon père a dit que ce n’était pas avec ça que j’allais gagner ma croûte.

J’aime les films des années 30 mais pas les blockbusters d’aujourd’hui.

J’aimais déjà Brassens avant de comprendre tout ce qu’il disait.

J’aime cuisiner mais pas faire les poussières.

J’aime ne rien faire mais je n’aime pas le désordre sur mon bureau.

J’aime la mer ET la montagne.

J’aime évoquer ma grand-mère Adrienne alors qu’elle est morte depuis 20 ans.